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66 MEMOIRES DE SULLT.
surintendant des finances, à une somme qui demeurât toujours la même, et qui comprit tout ai un seul ar^cle , cette somme , qui était de vingl: mille écus , faisait un surcroît de dix mille kaiit cents livres de revenu annuel pour moi. JoignoiHB à cela les produits de toutes tnes autres charges et dignité j. La charge de grand-^voyer de France et de voyer particulier de l'île de France me rapr portait dix mille livres. Celle de grand*maltre dip l'artiUjeriie, compris ^age^> émoiumens, profits et pensions y atti^chés , yingt-quatra mille livres. J'ai toujours renfermé sou$ MP même article te gCHlr vernenient de Poitou , 1^ suriutendaaoe des bàti^ mens , ceUe des fortifiçatiqns , ports , eta. , jpow là somme de 4ix4iuit mille livres. Les gouy^riiemei^ de Mantes et de Qergeaq , dou:^ mille livres, là compstgnie des gepdarme$ de la reine, dont j'élai* capitaiiie-lieutepçipt ,*cinq mille livres, jst h caf^; tainerie de 1^ Bastille , deui zoUle âi9^ cents liviieé Tous ces articles rassemblés composent la somme de quatre-^vingt-di:|p-sept mille deux -oents livres de revenu.
Voilà ce que j'ava^ delà marqi^é pli^s fi^utA ç| vpici ce qu'il %t y joipfjF^, QuamntercÂiu} mille livres de biens d'église , dont sa sainteté eile^tnéme trouvait si peu mauvais (jue je jouisse soiis le nom emprunté de quelcjues ççclési^stîque^ , qu'pr^^T nairement elle en exp^^t l» Imites ^m^ôî^ lovs*
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qu'elle savait que les abbayes dont on lui deman* daitia collatkm étaient pour moi. Je ne perdis rien de ce revaiu , lorsqu'il fut décidé que l'on retirerait tous les. biens ecclésiastiques des maicis des proteatana , parce que les bulles des papes qui exprimaient cette disposition permettaient aux ecclésiastiques qui en étaient. pourvus d'en^donner une récompense qui excédait quelquefois l'équivalut Un second article est celui de mes fai^is piFC^>res, en fonds de terres et autres, que je orcns estimer au juste en les mettant à soixante mille livres d^rereriu. Ces deux dernières sommes, jointes à celle de quatre-vingt-dix-sept mille deux eents livres , font im total dé deux oent deux mille deuil cents livres, en- quoi consistait mon re- WBU annuel.
Je préviens l'éclaircisseinent qu'on pourrait me demander sur l'article de ces vingt mille écus en! fonds^ terite^ et je^tpande qn'en^ premier lieu l-on sft ràpl^hl'cette espèce d'accord £siit en 1601, QBftre. le roi^^ inoi , par lequel ce prince , qui ne me croyait pas asseabien jNiyè par mes gratifica^ tions et pçi^juop^ ; 0[^dijR#i^ d^ t;qute». les peines que je me donnaU à> sola service , et qui avait peur , alûs^-bien quénioî j que tdut ce qu'il était porté à ûk^tcàfâér âe temps en temps , en présehs et gratifiçatiôps ex,traprdii]i^res , ne tirât àconi^équence pw« la attîte>9 par L'akr daprofusion qu'a cette ma*
b*îf . mSmoihes De siiLUr.":
nière de gratifier , et par la confusion qu'elle ré* pand sur l'état de ceux /qui la reçoivent, fondit encore ses dons et gratifications extraordinaires en une, nouvelle somme , fixée à soixante mille U* vres çTextraordinaire tous les ans , qifi me tinss^nl lieu de t#ut qe que je pouvais attendre de la seule bontft du roi, dont il fut expédié des . lettres-patentes, afin que cette donation, connue de toute la France, ne pût point un jour m'étre reproehéej J'ai joui pendant huit années de cette gratification extraordinaire, ce qui fait un produit de quatre[ cent quatre-vingt mille livres , d<mt je me sut» servi, suivant l'intention de ce prince, à £ûre Ic^ acquêts ci-après. J'ai fait le même usage d'une somme de cinq cent trente mille livres provenant des quatre ou cinq articles suivans , de deniers que j'ai' perçus, mais qui sont sujets à être relnplacés; deux cent mille livres du mariage de mon) fils; cent mille livres des propres de;1ttiM>n épouse^ cent mille rieçues des mains de La Bord^} autant! d^.M. deSchpmberg, et trente fnille-^Ptm don ùalb par sa majesté à moiL fils d'Orval ^ Ces deux
■ ' François dé'Béthunéy qiH*a fofrmé la liraSoLche des coniték' d'Orral, fut chevalier des ordres 4iu roi, premier écuyér de Ureine Anne d'AjitrjIche , .grand-yoyer de Jcaûce, sunaleiidaiit des bâtimens» gouverneur de Saint-Maixent, mestre-de^çamp du régiment de Picardie» Keutenant-général des armées du roi. Après la mort de César de Béthûnè, son frère dé père et de mère, qui m^umt' sans' ai^Qw^été'mailéy les bien^^ebser-,