LIVRE TRifNTitME. l
encore un total d'environ cent trente mille livres par mois, un million cinq cent mille livres par an ^ et quatre millions cinq cent milie'livres pour les trois ans ; et le second fait aussi un produit de près de douze cent mille livres pour les trois ans.
Dans cette sup{5osition que la dépense de la guerre ne pouvait rouler pour la France qu'entre quatre-vingt-dix et quatre-vingt-quinze millions, supposition qui n'est pas hasardée , puisque nous avons mis tout au plus fort, il est aisé de faire voir, qu'au bout de ces trois ans, Henri devait se trouver dans ses coffres trente millions de plus qu'il n'en devait dépenser, le fonds de toute sa te* cette faite et à faire pendant ces trois années étant de cent vingt-un millions cinq cent quarante mille livres ; c'est ce qui résulte des trois états que je remis aux mains de sa majesté.
.Le premier de ces états, qui n'était qu'un simple bordereau des sommés actuellement déposées (lans l^s chambres basses voûtées de la Bastille , montait à vingt-deux millions quatre cent soixante mille livres, en plusieurs coffres, étiquetés Phelipeaux-, Puget et Bouhier. Le second était un autre bordereau des sommes actuellement dues par' les fermiers, partisans et receveurs généraux, qu'on pouvait regarder comme déjà touchées :
elles formaient un total de dix-huit millions six