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parce qu'il s'était foit une trop haute idée du talent militaire de ce général, en le mesurant d'apfés ce qu'il aurait fait lui-même, etc. ( Voyez la nage 48 de la publication de GroUchy.) . Il dit ailleurs que de toutes les déterminations fiuwiquelles pouvait s'arrêter Blûcher, la plus pi^^ble , celle de manceuyrer pour joindre les Anglais, était précisément celle qui avait le moins oe^^fé Femperem**
Si ces réflexions ne sont venues à M. de Grou- Ciby qu'après l'événement, elles ne méritent point de réponse ; mais si elles lui sont venues avant , je comprends encore moins la direction qu'il a prise après s'être mis à la poursuite de Blûcher.
Je trouve aussi à la page 4o une censure de la cbaposition de l'armée dans son plan d'offensive, qui n'est pas moins hors de propos. Après l'événement, il est aisé de blâmer. On le fait quelque* foiA même après une bataille gagnée.
M. de Grouchy observe avec justesse qu'au début de la campagne, il était probable que l'on n'aurait d'abord affaire qu'auxPrussiens, puisque lei Anglo-Belges étaient encore dans leurs cantonnemens, tandis que les Prussiens étaient rassemblés ; mais le maréchal croit-il que , si toute VMfaée réunie avait été conduite contre les Prussiens , €eux«ci l'eussent attendue ? Était-ce d'ailleurs ce qa'il y fivait à faire?
DU DHC M HOVIGO. îo9
Coaoamènt oe pas voir que le détachement du Bdaréchal Ney d^ns la direction des Quatre-Bra^ epii. laissait la supériorité du pombre ^ Blûcker^ ki a donné en grande partie la oonfiaDce de U« yfptr la bataille du 16?
. Si tQu^e l'année avait été employée dans la miéme dircfction, Blûcher aurait fiait sa retraite! desuite^ur les Àqglaisparla route la pluscourte^ et il y avait moins de chances à combattre la masse réunie des Anglo-Prussiens qu^à lés diWser, et à manœuvrer ^e manière à pouvoir alternativement écraser Fun et Feutre àveo la plys forte partie de nos troupes. Ce ftit le détachement que le maréchal Ney cqnduisit dans la direction des Quatre-Bras qui fit abandonner à Bluter ridéq 4^ rejoindre Wellington par eetté raute^ et lui fit prendre le parti de gagner de Pavanée sur le corps qui allait le suivre , pour lui dérober un^ marche de flanc qui , en le ralliant aux An« glais^ replaçait les choses dans Tétat où elles au« raient été au début de la caQipagne^ sans la manière d^opérer de l'empereur. Blileher mfît) -^ar sa manœuvre , les Français dans iine position inverse de e6}le qu'ils avalent le 1 5 au soir. Ce n*est pas sa supériorité numérique sur Oi-oùchy qui le fit réussir , puisque ees deun^ généraux' ne se aontpas repcpptrés avant la réunion , é'est It célérité de Bliicher qui fit aa vrai^ supériorité.
fo4 MÉMOIRES
M. de Grouchy ne voit que rarmée angl prussienne, qui était dans la Belgique : mais l'empereur voyait de plus celle de Russie et d'Au triche, qui étaient attendues sur le Rhin dans 1 cours de juillet; il n'avait pas un jour à perdrepour forcer les Anglo-Prussiens à des engagemens séparés et par conséquent désavantageux , afin d'avoir fini entièrement en Belgique et pouvoir se reporter sur le Rhin.
Laissons au reste les opinions du maréchal Grouchy et de ses censeurs : jugeons ce général par ce qu'il a fait et ce qu'il devait faire.
Il avait déjà eu sa part des causes qui avaient fait perdre la matinée du 17, en venant lui-même consumer son temps dans l'antichambre de l'emperei^r^ comme s'il avait pu y trouver des rapports de la marche de retraite des ennemis , au lieu de s'employer à rechercher, à la tête de ses reconnaissances, les traces des Prussiens; car à quel autre, qu'au commandant de la cavalerie d'une armée ce devoir appartient-il?
Il attachait avec raison une importance capi* taie à la perte du temps.
Il savait que l'empereur allait attaquer Farmée anglo-belge.
U ét%it d'opinion que Bliicher manœuvrerait ppur secourir celle*ci et s'en appuyer lui-même.
Voyons ce qu'il a fait.
DU DUC DE ROVIGO. xo5
D'abord il se plaint des termes vagues dans lesquels l'empereur lui avait donné son instruction , sans réfléchir que l'empereur la lui donnait, privé lui-même de tout .renseignement sur la marche des Prussiens. Mais quand même l'empereur ne lui aurait rien dit du tout en le détachant , les devoirs du maréchal Grouchy n'en étaient pas moins précis ; car enfin il ne pouvait pas entrer dans la tête d'un maréchal de France <le demander les détails d'une direction à son général en chef , lorsque celui-ci le détachait particulièrement pour connaître lui-même celle qu'avaient prise les ennemis , et lui laissait l'initiative de tous ses mouvemens.
L'instruction du maréchal Grouchy n'était pas du reste aussi incomplète sous le point de yue que nous envisageons; elle portait l'ordre précis de suivre les Prussiens et de se tenir en communication avec l'empereur. Si ce dernier point eût été exécuté, tout eût été bien, en ce que tout pouvait être prévu. D'ailleurs, moins son instruction était précise, plus elle lui laissait de latitude pour foire mieux, et s'il est vrai que l'empereur ne lui ait envoyé aucun ordre le 1 8, c'est une preuve qu'il comptait sur lui, car les troupes qu'il lui avait données lui étaient trop nécessait res pour qu'il restât indifférent à ce qu'elles deviendraient dans un moment aussi décisif.
taé MÉMOIRES
Le maréchal Grouchy observe que, lorsqu'il partit du champ de bataille de Ligny le 1 7 , à deux heures après mJdi, Blucher avait déjà dix^ sept heures dé marche sur lui ; c'était un mal-; héur sans doute , mais on ne pouvait pas faire que ce qui était fait n'eut pas eu lieu. Le seul moyen d'y remédier était de marcher avec célérité dans la bonne direction , et c'était au maréchal à la trouver.
Cela était d'autant moins impossible, que le maréchal Grouchy dit lui-même que ses troupes s'étaient reposées la nuit du 16 au 17, et la matinée du 17 jusqu'à deux heures, c'est-à-dire pendant ces mêmes dix-sept heures que l'armée prussienne avait gagnées sur lui.
Or, celle-ci avait combattu le 16, et avait marché toute la nuit du 16 au 17 pour se trouver réunie en arrière de Wavres le 1 7 à trois heures après midi. Elle était cependant plus nom»* breuse et plus embarrassante que celle qui la suivait:
Le maréchal Grouchy , au lieu de chercher à regagner le temps dont il déplore la perte, mar^ che par Gembloux , et passe dans ce lieu la nuit du 17 au i8.
' H écrit de là à deux heures du matin à l'empereur , qui lui répond le'même jour à dix heures du
matin (i), et qui lui fait écrire de nouyeau le xnême jour du champ de Waterloo , à une heure après midi. Grouchy avoue avoir reçu ces deux
(1 ) Premier ordre au maréchal Grouchy.
En aTant de la ferme du Caillou, le 18 juin à dix heures du matin.
Monsieur 1^ maFéehal, l'empereur a reçu votre dernier ^rapport daté de Gembloux ; vous m parlez à S. M* que des €ieuœ colonnes prussiennes jqui ont passé à Squvenières e$ •Sàrt-à''Waïhain^ cependant des rapports disent qpu'iinip troîsièine colpnne, ojm était assez forte, a passé à Gérj cft Gcntines, se dirigeant sur Wavres.
L'empereur me charge de vous prévenir ^'ei^ ce piom^nt S. M. va fgire attaquer l'armée anglaise, qui a pris position à "Waterloo, près de la forêt de Soignes ; ainsi S. M. désirç que vous dirigiez vos mouvemens sur^Wayres, afin de VQU3 rapprocher de nous, vous mettre en rapport d'opérations | et lier les communications , poussant devant vous Jes co^ de l'armée prussienne qui ont pris cette direction et qui ont pu s'arrêter à Wavres, où vous dcvçz arriver le plus tôt poe^ sible. Vous ferez suivre les colonnes ennemies qtii ont pris sur votre droite, par quelques corps légers^ afin d'observer leurs mpuvemens et ramasser leurs traînards. InstruiiezHsioi immédiatem^t de vos disposijtions et -de votre marche, ajuii qvie des nouvelles que yqm avçz sur les ennemis , ^t ne né^ gligez pQ4 de, lier vos communicfitiam i^peç nousj l'wwp^^ reur désira ^voir très souvei^t «te ^(^ nQuvelJes. •
Le due de Dalmatie .
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lettres^ qui lui réitèrent chacune de maintenir sa communication avec l'empereur (i).
. Il pouvait donc lui-même, mieux que l'empereur , juger s'il se trouvait suffisamment en communication avec lui, au moment où il recevait
(i) Second ordre au maréchal Grouchjr.
Da champ de bataille de Waterloo, ' le 18 juin, à une heure après midi.
Monsieur le maréclial, vous avez écrit ce matin à deux heures à l'empereur, que vous marchiez sur Sart-à-Wal?hain : donc votre projet était de vous porter à Gorbaix ou i Wavres. Ce mouvement est conforme aux dispositions de S. M. 9 qui vous ont été communiquées.
Cependant l'empereur m'ordonne de vous dire que vous devez toujours manœuvrer dans notre direction . . . C'est à vous à voir le point où nous sommes, pour vous régler en conséquence , et pour lier nos communications , ainsi que pour être toujours en mesure pour tomber sur quelques troupes ennemies, qui chercheraient à inquiéter notre droite, et les écraser. En ce moment, la bataille est engagée sur la ligne de Waterloo; ainsi manœuvrez pour joindre notre droite.
Le duc de Dalmatie, .
, P. S. Une lettre, qui vient d'être interceptée, porte que k général Bulow doit attaquer notre flanc. Nous croyons apercevoir ce corps sur les hauteurs de Saint-Lambert; ainsi né perdes pas un instant pour vous rapprocher de nous et nous joindre , et pour écraser Buloif, que vous prendrez en flagrant délit.
DU DUC DE ROVIGO. log
la lettre qui lui annonçait qu'on allait se battre , et celle qui lui donnait avis de nos succès.
Il se croit justifié en ce que, dans sa réponse^ l'empereur ne désapprouve pas sa marche sur Gembloux; mais quand même il aurait marché k Namur au lieu de Gembloux , l'empereur ne Douvait pas le désapprouver, puisque, d'après les nstructions qu'il lui avait données, il le supposait sur les traces de l'armée prussienne qu'il l'avait chargé de suivre vivement.
Si M. de Grouchy avait ajouté, dans sa lettre, jue, bien loin d'avoir regagné quelque chose sur Les dix-sept heures d'avance que les Prussiens vivaient sur lui , il n'était pas même sûr de leur point de retraite, l'empereur lui aurait sans doute témoigné son étonnement qu'assuré comme it Tétait de ne pouvoir joindre l'ennemi, il n'eût pas exécuté la deuxième partie de son instruc^ tion , qui lui prescrivait de se tenir en communication avec l'armée principale; rien ne l'en empêchait et la raison l'indiquait.
- M. de Grouchy croit excuser sa faute en disant que l'empereur a commencé trop tard l'attaque de l'armée anglaise. Assurément si l'empereur avait pensé que M. de Grouchy laisserait les Prussiens venir à Waterloo sans y arriver luimême, il eût attaqué beaucoup plus tôt. Le retard que blâme le maréchal avait surtout pour but de
luidonner letemps d'avancer assez liii*mêiiiôpdut* prendre part aux suites de la bataillé. En voyant le post'Scriptum de la lettre que le duc de Dalmatie lui a écrite du champ de Waterloo y lè j 8| à une heure après midi ^ on doit penser qud c'est la lettre intei;ceptée sui" les ennemis dont parle ce post-scriptum^ qui^ en apprenant à l'cm^ pereur la position et la marche des Prussiens^ lui a fait prendre la résolution de tenter les chances d'un effort général sur les Anglais^ avant que kl jonction fût opérée.
. L'empereur avait reçu le 1 8j vers huit heures^ la lettre que le maréchal Grouchylui avait écritd de Gembloux le même jour à deux heures du matin , et dans laquelle il lui disait qu'il allait marcher sur Sart-à-Walhain et Wavres, parce qu'il était d'opinion que les Prussiens se retiraient sUr Bruxelles ou Louvain^
L'empereur, pouvant par là juger du point ou se trouvait Grouchy dans le moment même oiù on lui remettait la dépêche interceptée, qui annonçait la marche de l'ennemi sur Saint^Lambert, dut juger qu'il ne fallait plus compter sur Grouchy , et qu'il était inutile de l'attendre. On ne pourrait reprocher à l'empereur que d'y avoir compté un instant, et il le fit, parce qu'il avait donné ordi'e à ce général de se tenir en coro-» munication avec lui.
BU DUC DE ROVIGO. m
On petit juger le iharéchal Grouchy en com* parant le temps et le chemin qu'il avait à &i*ré avec celui que Blûcher a fait dai\s le même intervalle.
Bliicher, avec des troupes malheureuses le i6^ eët obligé d'aller ch^cher par Wavres son point de jonction avec les Anglais. Il part de Ligny le j6 à dix heures du soir, arrive à Wavres le 17 À une heure ou deux après midi; il y laisse re- 2)Oser ses troupes jusqu'au 18 à deux heures du -Mnatin^ puis repart^ et sunène ces mêmes troupes 6ûr lé champ de bataille de Waterloo. Elles détient la victoire, et poursuivent notre armée 6ur la route de Charleroi au^lelà de la positibti tl'où elles-mêmes s'étaient mises en marche le î6^ à dix heures dii soir pour se retirer. Le 18 ^ elles canônnaient l'arrière-garde de nos troupes sous Charleroi. Elles avaient ainsi, en moins de quarante-huit heures, parcouru presque en entier la tit^conférehce dii cercle dont le maréchal Grouchy occiïpait le centre, et décrit l'aire complète pendant qu'il traçait le diamètre ou inéme le rayon du cercle.
Gomiâent le maréchal, qui censure les dispo^ sitiotis du début de la campagne, et qui^* au moment de son départ de Ligny, trouvait que l'empereur ne s'arrêtait pas assez à l'opinion que
^ùdi^ manœuvrait poiu; 9e rallier aux Anglais^
comment, dis-je, ne s'est-il pas occupé /dès son départ de Ligny , de sa communication avec, notre droite qu'il croyait menacée ?
Il dit à la page 5o , pour justifier sa direction par Gembloux, qu'il en avait été donné une bien plus mauvaise à la brigade du général Pajol^ quon l'avait lancée par la route de Namur^ et cela d'après les ordres de l'empereur.
' Mais cette fausse direction n'aurait pas été prise, si, lorsqu'il est venu à Fleur us le 17 au matin , il avait apporté à l'empereur le rapport des reconnaissances de sa cavalerie , ainsi qu'il devait le faire. Au surplus , lorsqu'il ^eut apprit lui-même que les Pi^ussiens ne se retiraient pas sur Namur, qu'il ne put plus douter qu'ils allaient se réunir aux Anglais, c'était à ïui de voir par combien de routes cette manœuvre leur était possible. Dès-lors, il ne . devait pas perdre un instant à se rapprocher lui-même de la droite de l'empereur , puisque c'était le point où il était sûr de lefs rencontrer. En lisant cette page 5o de sa publication, on trouve sa marche sur Gembloux inexplicable, surtout d'après les opinions particulières qu'il a soin de faire connsdtre. >
Le général Gérard , employé dans son corps, lui fit observer que tous les rapports des gens du pays s'accordaient à dire que Blùcher avait laissé un faible corps en marche sur Wavres,
DU DDC DE ROVIGO. nS
pour nous amuser, et que, pendant ce temps, TàN :née entière se réunissait aux Anglais. Ce général ni demanda en conséquense de pousser au canon^ andis que le reste des troupes continuerait de ;e diriger surWavres; Grouchy fut, dit-on, cho- |ué du conseil, et dit avec humeur à Gérard {u'il avait Tambition d'être maréchal. Gérard ne int pas compte de cette observation désobligeante , et proposa de suivre le corps qui gagnait Wavres, tandis que le maréchal irait rejoindre Vempereur. Grouchy refusa encore; il ne voulait pas, dit-il, compromettre sa réfutation ni la gloire de vingt-cinq ans de bons services par une désobéissance formelle à ses instructions;
Si le 1 7 même le marédhal Grouchy, qui aVait près de cinq mille chevaux, en avait jeté seulement cinq cents à quelques lieues sur sa gauche, ou au-^elà de bi rivière qui coule de Tiliy à Wavres, et qu'il leur eût donné pour instruction de se retirer sur l'empereur s'ils trouvaient l'ennemi devant eux, ce détachement eût infailliblement éventé la marche des Prussiens, qui étaient partis de Wavres le 1 8 avant le jour , pour joindre l'armée anglaise. L'empereur aurait été prévenu plus tôt, et le maréchal aussi; mais cette pensée né' parait pà&étre venufe à Grouchy. Il part de Geitobloux le i8 au lever du îsrôlèïl, vni. 8
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comme pour aller prendre garnison à Wavres; ii arrive à une heure après midi devant cette ville, et apprend que les Prussiens, après s y être réposés douze heures, en étaient repartis depuis plus de six pour rejoindre les Anglais.
Tout ce qui a connu le maréchal Grouchy sera persuadé qu'en apprenant cette nouvelleyil a été l'homme le plus malheureux de son armée^ Il a dû l'être d'autant plus, qu'il ne s'abusait pas sur les conséquences dont serait suivie une jono^ tion que l'on ne pouvait plus empêcher, surtout en comparant le chemin que l'armée prussienne avait à faire pour l'opérer , avec l'avance qu'elle avait sur nous. Aussi je suis convaincu que tous' les mouvemens qu'exécuta le maréchal Grouchy d^ns l'après-midi du i8, après avoir entendu le canon de Waterloo, étaient regardés par lui comme inutiles, et qu'ils n'eurent pour but que de lui servir d'excuse, en cas que la toiinlure des événemens l'exposât à rendre compte de l'exécution de ses ordres.
Son attaque de Wàvres le 19, malgré l'inquiétude où il était de n'avoir point de nouvelles de l'empereur , depuis la lettre du 1 8 à une heure après midi, serait sans excuse s'il n'avait, lu, comme il le pt*étend, que la bataille était non pas engagée, mais gagnée. En admettant cette version y Grouchy pouvait croire l'empereur à
DU DDC DE ROVIGO. u&
BruxeUes. Dès-lors y il était raisonnable qu'il cherchât à se mettre en communication avec lui par la toute qui conduit deWavres à cette ville , quoique cependant la connaissance qu'il avait du détache- Knent des Prussiens eût du lui donner à réfléchir. Il est vrai que, si la bataille de Waterloo avait &ùè gagnée y le détachement de filûcher ne pouvait pas manquer d'être fortement compromis, car il n aurait pas pu joindre ht route par laquelle DU aurait poursuivi l'armée anglaîaç^ ni venir reprendre celle ^ur laquelle se serait trouvé Grouchyi tout cela justifie de reste l'attaque de Wavres, même le 19.
. Si les choses avaient heureusement tourné , lé[ inajpéchal Grouchy se serait trouvé posté de façon à avoir un avantage immense pour l'initiative des pdouvemensoffeni^fs ultérieurs; je doute qu'alors il eût censuré les dispositions de l'empereur pour le début de sa campagne.
. Mais voici, selon moi, ce qui condamne le maréchal Grouchy»
Après s'être excqsé de la lenteur de sa marche sur ses généraux ^ ses troupes , les mauvais che^ mins et le manque de guides (pour 4^s Françaia en Belgique)^ il dit que ce fut au<lelà de Wavres^ le 19 à onze heures ou midi^ qu'il apprit :pàr uji offîcier envoyé par le major-général les. dâia^ très de 11) veille^
ii6 . : BIÉMOIRES
rll 4ioininença' sa retraite vet«s uïvë hetîre otk deuxje ^197 il revint tpâfn* lé mémë^ ôhenâh ^ pritioelui de Tetoplouac à lïanlii^^ et dë-Iï^àiâitii^ à Binant, où il arriva le aô , et'd'où il adi'eèisa' léjouï* mane son rapf>ort à Fempei^ury ce qinfâfîfc présumer que^ dans k nuit du 19 au> ±ù il était: déjà à ITamùr ; il avait donc retrouvé séÀ jaltûbea>*vcar il y a deux fois le ickemih deLignyl Wavres , et le triple jmqû'À DinàUt. =
S'il avait marché, le 17^ avec cette célérité ,ïl aurait été dans la nuit à Wavres, et Dieu sait ce qui en aurait été la suite. On ne peut, quàiid on compare la lenteur de la nià^cfae avec la rs^ pidiié de la retraite, ne pas soupçonner qué^ le maréchal ne.se souciait pas trqp d'approcher de rahnéei prussienne , dont il évalue la forde à tiftni fois cellede là sienne. (Yoyez lés pages 6 et 7 de sa' publication* )
Mais si le maréchal Davout avait coiâpté k Aiierstaêdt y il n'aurait pas attaqué; sa' carrière présenterait un beau succès de moins, et là qtâestixHVf au lîeud'éti«e tranchée d'un seûlcdèp, eàli.exigéideneu^eatKi:^ efforts pour être résolue: Bftyouitlotintf ^«4" les Prussiens tête baisséév làf lovteine* ciiurb^na^ son audace, et la camipagùe ft]« déqidéê sanfi^ r^tothr.^
sa d'ailfelirs le ûiaréehal Grouchy se trouvait trop inférieur en forces, c'était une raison de plus
Dpqr . s^ rteii|i.r à pqrtée^e^repipçreMn U devait :)€ïq3çr qvia fopr pourrait %^Qk besoin deJui^.et :bi^cher ^ p]:ej3dre, j^:^ -^u -combat qui;devait , fî|i]pn fipjL^rjiios de^ldtiées^ du ^ipiiis avoii? ime ^nde . inflmpnçei 81^* }^ su^te d^r qpémt^tf.; ;ar .riqa fikst^yi^oïi^ ,jk çràfs^e qu'U «ut, l^- deAein l'éfqhappei; ai;;d^ger, iii d^;^^sQustraire ;aux ef-
Eç cbercb^i}tJg.irf^spo d^;|a.çélérUétd^.U,re^ tjT^ite du mar^çba^ 43rriw€jbjy;i P9 aperçoit de* raite le^oin de s^ sù^té pep$ami!elteM lieftîéténemois çfffi. yfjp^ient d'arvoÎTilieu, ic^ux du mois de mars et de Moatél^niairjl; lui mputr^i^nlJe revers de: la médaille^ etrUi faut convenir iqu'îls n'étaieut. fMas r^ssurans, p£>pr.liii ^rtou^. ' ^, :'.'■.,
^aurais terminé; là m^s^obseryations^wrlaTé^ ponse du maréchal Grouchy au général Qourv gaucj, si Jiui-même/Sieiut borné à des p}^i:yations militaires. Mais il n'en a .pasr agi ainsi: ih^i con* tent d'attribi^r à l-empereur ce qui l!|gi cboqué daiis i^e publication signée p^r spn autour , .et qyji ne porte point l'attache d'un nom doi^ i} n'çst.per^s à. personne d'^user, il s'est plu à reconnaître les reproche^ du souverain dans la ce];isure de l'aide-d^cfiaip, et l'a^ba^sement putragç. Il lui a sans dpul)e prodigué l'injure conaiipe une compensation des hommages qu'il lui avait rendus. Je me suis senti soulevé d'ipdign^tiofî en
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Usant cèr qiie dit M. le maréchal à la page a 5 de ses réponses au général Goiïrgaud ; toutefois en transcriTâat'cés paragraphes^ je désire apprendre Un jour qu'ils ne sont pas de lui, mais dhiïie' tnaiti étrangère qui a cfu hâter la fin des malheùi^ du niaréchàl en sacrifiant sa gloire.
» Peut-iètre ne devrais-je pas, dit-il (i), m*oC- « cuper de quelques écrits qui ont paru en Euet ropey àkh^ lesquels ôu in^attaque avec aussi tt peu'de justesse que de mesure; car une discus- « sion eamie et raisonnée et le langage de la vé- €t rite ne sauraient être entendus' de leurs au- « teiirs , qui , peur la plupart ^ semblent avoir uu cK-iiptérét personnel à proclamer l'infaillibilité de « Napoléon , et à ne point adniettre qu'il ait pu fcse^ tromper dans les dispositions qu'il a adop- « tées:
flp D'ailleurs il n*exista jamais ni rapports af- « fectuéUx, ni liens de confraternité entre les « vétérans delà révolution et de l'armée et quelce ques homi^es du régime impérial qui durent, a en grande partie , leur rapide élévation à une a fleicibilité de caractère qui les rendait de pré- « cieùx instrumens pour le despotisme, et doni « l'étonnante fortune fut le résultat de leui « prompte aptitude à confondre la patrie avecl<
(i) Pages Tk^k 26.
« chef du goQTernement , à croire servir Tune en a se dévouant aveuglément aux caprices, aux ce passons et aux vues ambitieuses de l'autre; a c'est par leurs pernicieux conseik et leur cuke « idolâtre que Napoléon fut entraîné à de fatales « déterminations. Aux rives étrangères où m'ont « poussé les orages qu'ils ont fait éclater sur la a France , assurément je ne dois attendre de leur <c part ni justice ni impartialité; mais si leur inia mitié, dont je fus l'objet dans ma patrie , me « servit souvent de titre à l'estime publique , il ce en est de même aux Etats-Unis , où elle n'a pas «( plus le droit de m'affecter que n'ont le pouce voir de m'atteindre les attaques de ces courti- « sans militaires y qui seuls sont persuadés que « l'auréole d un grand homme , en les éclairant « un moment, les a transformés en d'irrécusables a autorités , et ne voient pas qu'un éclat d'ém^ c( prunt, qui ne se réfléchit sur aucun fait d'armes « connu , sur aucun service éminent , ne sert « qu'à mieux faire ressortir la présomptueuse a impérilie des jugemens qu'ils prononcent.
a Je dédaignerai donc de m'ôccuper, etc., etc.». . Puis il continue :
ce En outre, habitant un pays où, depuis trois « ans, j'ai reçu tant de marques d'intérêt, j'é- « prouve le besoin de légitimer l'honorable bienft veillance dont j'ai été l'objet , en justifiant ûiw