EET MARCHE SUR CAPOUE
royer autant que cela serait nécessaire ou possible, et d'achever de soumettre le pays.
Le surplus des troupes forma trois colonnes ou brigades : la première commandée par le général Rusca, la seconde par le général Monnier, et la troisième, qui aurait dû être commandée par le colonel Méjeàn ou le colonel Broussier, le fut par moi, chef de bataillon, d'après les intentions formelles du général Duhesme. Quand je lui parlai de ma reconnaissance, mais aussi de mon étonnement, il me répondit : < Vous la conduirez bien »; puis, faisant allusion à la réquisition des souliers^ il ajouta : c D'ailleurs» c'est vous seul qui nous mettez en route. 1
De ces trois brigades, la dernière devait quitter Chieti dès qu'elle le pourrait; les deux premières devaient se réunir, le 5 janvier, à Solmona, d'où elles marcheraient sous les ordres du général Duhesme. Conformément aux ordres du général en chef, et d'après le rendez-vous qui lui avait été donné par le général Lemoioe, le général Duhesme devança ses troupes et se porta en personne à Solmona pour se mettre plus promptement en communication avec ce général Lemoine; mais lorsqu'il arriva dans la ville, celui-ci était parti. Ce départ inexpliqué, inexplicable, était un manquement grave aux ordres du général en chef, qui avait prescrit à l'un et à 1 autre des généraux de se rencontrer pour concerter ensemble leurs mouvements ultérieurs; c'était en outre une inconvenance brutale, odieuse même, si on la juge d'après ses suites.
Pendant ce temps, le général Monnier, qui d'Ortona devait avec sa brigade rejoindre au plus tôt son général à Solmona, fut informé qu'un rassemblement considérable se formait à Lanciano, et, croyant le général Duhesme en sûreté près du général Lemoine, il prit sur lui de