‹ Mémoires du général Bon ThiébaultChapitre 209 sur 259 · EXPÉDITION DANS LA TERBE DE BARI · texte numérisé non relu

EXPÉDITION DANS LA TERBE DE BARI

aox prises avec des Napolitains pour que la soumission du pays entier ne s'ensuivît pas; d'autres rassemblements résistaient encore; l'un d'eux, composé de brigands plus que d'insurgés, occupait Carbonara, qui de tout temps avait servi de repaire à des scélérats célèbres pour leur audace, et d'asile aux voleurs et aux assassina de la Fouille. Ces brigands, beaucoup plus redoutés que les autres Napolitains, se montrèrent heureusement plus lâches et furent anéantis à Carbonara, puis à Ceglie. Et chacun de ces succès était dû à l'énergique direction du général Broussier, à la vaillance, à la valeur de ses officiers, à l'intrépidité de ses soldats.

Informé que la colonne ennemie se dirige vers les ruines de Ceglie, le général Broussier avec les grenadiers des deux demi-brigades, une pièce de canon et des dragons, marche contre elle, parvient à la joindre, et, du moment où il l'a forcée à prendre position, il s'avance de sa personne pour arrêter les dispositions d'attaque ; mais à peine a-t-il quitté de vue ses grenadiers que, en dépit de ce que leurs officiers peuvent dire et faire, ils se précipitent sur l'ennemi, le culbutent, prennent ses canons et ses bagages. Aussi acharnés dans la poursuite qu'ils avaient été terribles dans l'attaque, ils continuent le massacre de tout ce que l'infanterie peut atteindre, de tout ce que la cavalerie peut couper, et forcent leur général à rire de ce qu'il n'a pas même eu le temps de donner un ordre. Soldats incomparables comme la France n'en aura plus, comme aucun pays n'en a jamais eu; hommes qui, pour leur propre compte, faisaient de la guerre une affaire, alors que généralement il n'en est ainsi qu'en raison de l'élévation des grades; hommes d'ailleurs formés par cinq cents combats, électrisés par cinq cents victoires; auxquels, sans les compromettre, en ce qui tient du moins aux champs

de bataille, on aurait pu faire tirer au sort les épaulettes des premiers grades, beaucoup d'entre eux se trouvant être dignes de les porter.

Hais si, sous le rapport de l'entente de la guerre, rien n'était comparable à nos troupes, sous le rapport de l'énergie, du mépris de la mort, les Napolitains ne le cédaient à personne. En effet, au milieu de cette nouvelle scène de carnage, un paysan refuse de fuir, reste seul, grimpe sur le toit en partie démoli d'une maison, et de là, couché sur le ventre et tirant, par-dessus le faite, des coups bien ajustés, nous tue deux hommes et en blesse autant. La masure est de suite entourée, mais la porto est barricadée, et, pendant qu'elle résiste, ce paysan fait rouler de grosses pierres sur nos grenadiers, dont il blesse encore quelques-ans; enfin, se défendant avec rag« jusqu^au dernier soupir, il tue un de nos braves qui arrive à lui. Et des faits de cette nature se renouvelaient partout.

Trif)dano fut encore le théâtre d'nn massacre important: quelques-uns de nos bataillons, chargés de rabattra tout ce qui restait d'insui^s. ne renconlr^lV1lt plus rien, si ce n'est, près de Fontana di Cerca, cinquante hommes cachés dans une grotte qui s'y défendire^nt en dèsospènrs. mais y périrent jusqu'au dernier.

On 11!» roit, c>n était fait de rinsnrrecUon des Abruzzes, de <^!le* de U IVmiDe et de la Terre de Bari. où les actes d^ soamissi.^n arrivaient de toutes parts et paraissaient à <»* ÏVMnt sîi^sVT^r< q.^c. sarTorire da général Bronssier, le* jVH^Uî^vrs ^.IfSiHBftèawïS arrêtaient les foyards : elles |^>sii^f>fti* > rf> s; «cic qp» des habitants découvrirent ^ ^'.v^^hi^^irvv^t à T^r^àr,: ;» ésù^rê corse, que des cirtfv\rwsUy*cv^ a<*« r. «lATy^s^jnes avaient improvisé Altesse e^ ^>fc; ^ 'ix,: ^:x : ifr»a cJw^r de haode. Cette seisvif^t^ :Vî fiïSi.'.^f S4:>:•^<iiulçv « son riche coslame.

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