‹ Mémoires du général CluseretChapitre 3 sur 26 · LA. COMMUNE · texte numérisé non relu

LA. COMMUNE

Le défilé de la darde Nulionale pisce de IMAUl de Ville. — Remise des pouTOirs par le Comité Central — Composilion de ti Commane — Les diS'éreats i^rou|ies ~ Les Versailjais preuneût l offensive — La sortie du 4 avril — Incapacité militaire. — Les géDÉraui de la Commune et ceux de Veraaillea. — Le combat de Meudon — Rei ensement des forces comniunalisles. — La poudrière de Beethoven, — Késumé de la siluution militaire

Ce fut le 28 mars que la Commune fut installée à l'Hôtel de Yille. Le vote avait eu lieu le 26,et 230 mille électeurs y avaient pris part.

Cette cérémonie, une des plus imposantes que j'aie vues, ne permettait aucun doute sur la sincérité et l'unanimité des travaitleure à considérer le nouveau gouvernement comme celui de icur chois, !e seul qui répondit vraiment à leurs aspirations. La petite bourgeoisie eûemfime prit une part sincère à l'enthousiasme général. Et les 60.000 gardes nationaux venus spontanément, car ii n'y eut pas de convocation, pour prendre part à

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la fête comptaient dans leurs rangs, proportionnellement autant de petiu boutiquiers et de petits patrons que d'ouvriers proprement dits. Du reste, ces trois classes ayant les mêmes souffrances et les mêmes adversaires ee tendent toujours la main quand le moment révolutionnaire est venu.

J'évalue à 60,000 le nombre des gardes nationaux en prenant pour base la capacité de la place de l'Hôtel de Ville et du commencement des grandes artères voisines. Ces différentes surfaces étaient litiératement remplies, sans tenir compte des distances réglementaires de l'ordre, en masse la plus serrée. Les bataillons eux-mêmes n'avaient pas un mètre d'intervalle, les rangs se touchaient comme aussi les serre-file et les pelotons. Dans tout cela un ordre parfait. Je n'ai jamais compris comment cette mer humaine put s'écouler sans accident. 11 en fut pourtant ainsi, et tout se passa dans l'ordre le plus parfait.

11 y eut un moment solennel, ce fut celui où le Comité Central remit simplement le pouvoir aux mains de la Commune. Assi venait de faire la lecture des noms das nouveaux élus. Tout à coup un immense cri de : Vive la République I Vive la Commune ! sort de toutes les poitrines et se mêle au bruit du canon, des clairons et des tambours; le soleil se met de la partie et semble, au nom de la nature, fraterniser avec ses enfants ; les toits, les fenêtres, les balcons regorgent de monde, et tout semble prédire au nouveau gouvernement de longs jours de

Hélas 1 que j'en ai vus de ces pronostics trompeurs vite effacés au soufûe empesté de la haine et de l'envie !

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Dans la soirée, le Comité Central fit afficher- la proclamation suivante ;

Fédération Républicaine de la Garde Nationale

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