‹ Mémoires du général CluseretChapitre 7 sur 26 · FONCTIONNEMENT · texte numérisé non relu

FONCTIONNEMENT

Pour saisir immédiatement le plan qui a servi k la formation de l'état régulier des bataillons il suffit de jeter un coup d'œi! sur le tableau présenté chaque jour par les chefs de légion.

D'un côté, l'effectif des bataillons sédentaires, de l'autre l'efTectif des bataillons de guerre. De cet ensemble facilement embrassé résulte une simplicité précieuse pour )e commandement du service intérieur et extérieur.

Pour la simplification du travail et l'esactitude nécessaire, le chef de légion réunit les réclamations diverses des bataillons et présente le résultat, le matin, au rapporl.

En vertn des pouvoirs à lui conférés, le colonel chargé de l'organisation met en jeu les moyens rapides qu'il a su trouver pour l'exécutiofl immédiate des ordres correspondant aux besoins. Les facilités de transport fournies aux diverses administra'ions de Paris sur leurs demandes directes assurent au service une exactitude et une rapidité jusqu'alors

Ce soin incombant à un seul, on évite ainsi les lenteurs trop connues de l'Intendance et on obtient pour résultat l'envoi à tonte heure et dans chaque légion des objets

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d'habîîlement et de campement dont la demande est forroulée et reconnue légitime chaque matin.

En résumé le travail s'effectue de !a manière suivante, conformément aux imprimés distribués:

i" Chaque compagnie donne son effectif réel et l'exposé de ses besoins divers.

2" Chaque bataillon réunit les effectifa et les demandes des compagnies.

3° La légion fait, pour les bataillons, ce que fait le bataillon pour les compagnies ; centralisation des effectifs et des réclamations.

Enfin, il est fait, chaque jour, une situation de légion comprenant l'ensemble des divisions et subdivisions de la Garde Nationale de Paris, Cet exposé général servant de guide, il est impossible que, si le service est bien fait, aucune réclamation, de quelque nature qu'elle soit, puisse s'élever. Dans tous les cas, satisfaction immédiate peut et doit être donnée.

L'artillerie dont l'organisation se complète de jour en jour, est également l'objet d'un rapport quotidien.

Il résulte de cel aperçu rapide de l'organisation nécessairement improvisée de la Garde Nationale de Paris que le général délégué peut posséder immédiatement la naissance du» ordres donnés inlra et ej,lra muros et pourvoir, de suite, à tout oubli ou réclamation légitime ; en u mot, au moyen de ce travail, aussi simple que complet, '. général peut, et c est 1p but de l'organisation, surveiller i contrôler les diverses opTations de la Garde Nationale.

Cutte opération permet aux officiers de ronde de s'ai surer de l'exactitude des eflectifs mentionnés et supprimer ainsi simplement les abus auxquels a donné lieu trop souvent le service de la lolde et des vivres.

Il est tenu également compte des hatailîons en voie de formation dans les casernes

Tout bataillon habihe pquipe et armé, non requis pour la place est immédiatement dirigé sur le Champ de Mars ofi il est exercé deux fois par jour et forme ainsi, avec les

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autres qui se iroavent dans le même cas, la réaerse prête à tout événement et à la disposition du général délégué. Les bataillons faisant actuellemflnt le service des forts seront relevés ; leurs justes réclamations seront satisfaites et ils seront bientôt ainsi en état de reprendra les

Il est indispensable que les municipalités, conseils de légion, chefs de légion, se pénètrent bien des instrustions renfermées dans le rapport de la Commission de la Guerre et SB conforment strictement aux instructions de l'arrêté qui l'a suivi.

11 faut, en outre, pour tout ce qui touche l'organisation de la Garde Nationale, apporter la plus grande sévérité dans le chois des agents.

Je demande de nouveau et avec instance, pour les motifs que j'ai déjà exprimés, l'équipement rapide des bataillons ; suppression des abus ; qu'il n'y ait qu'un seul magasin à Paris ; le magasin central. Toutes les demandes doivent arriver de la compagnie au chef de bataillon, du chef de bataillon au chef de légion. Ce dernier, par mon intermédiaire, reçoit du magasin, dans les vingt-quatre heures, tous les effets reconnus nécessaires. Il fautétablir, il cet égard, on contrôle sévère, afin qu'il ne puisse s'opérer aucun détournement. Pour cela suppression immédiate et absolue de toute espèce de dépût dans les mairies, les casernes, les compagnies, les bataillons, les légions. Tous les effets actuellement dans les réserves ou magasins particuliers (et il paraît qu'il en existe en assez grande quantité) doivent être, sur le champ, envoyés au dépôt central. De cette façon, la commune pourra réaliser des économies notables et la commission militaire verra augmenter rapidement le nombre des bataillons habillés, équipés et armés. Ces bataillons dirigés sur le Champ de Mars forme. Tont une réserve suffisant aux besoins les plus pressants. Le Colonel chargé de l'organisation det Légions,

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MÉMOIRES CUGÉBÉBAL

Le Délégué â la Guerre,

Considérant que la mobilité dans les grades, détruit 1 discipline et l'organisation de la Garde Nationale.

Tout officier régulièrement élu sera muni d'une commission délivrée par le chef de légion.

Cette commission portera qu'elle est délivrée sur le vu du procès-verbal d'élection.

Celles des capitaines et officiers supérieurs seront visées par le Délégué à la Guerre.

Toute personne ijui portera ses insignes d'officier sans Être munie de sa commission, sera immédiatement arrêtée et emprisonnée, quels que soient les grades qu'elle a pu obtenir antérieurement à l'élection ou autrement. Paris, le 28 avril 1871,

Le Délégué à ia Guerre, G, Gll

CAVALEEIE, ARTILLERIE 1

Formation de dii escadrons. — Béorganisations de batteries lîe campagne. — Appels aui iogénieiirs. — Ordres relatifs à la création de Compagnies de sapeurs. — Ignorance de certains chefs. — Roaelly-Mollat réorganiee les forts. — Le service de

La cavalerie s'organisait plus Jenfement faute de chevaux. Néanmoins, dix escadrons étaient en formation, dont trois étaient au complet, autant que je puis me rappeler. J'ai déjà dit un mot des difficultés que je rencontrais dans l'organisation de l'artillerie de campagne. Pas d'officiers et pas d'artilleurs. En vain, je mis la solde à 3 francs par jour pour les artilleurs de profession. Je ne pus arriver qu'à former deux batteries et encore quelles batteries? Sous l'empire de ces difficultés, je publiai l'ordre du jour suivant :

Il sera orgaoisé des ' batteries d'artillerie de mnrchi formées de tous les artilleurs des afférentes batteries, qi Bont compris entre dix-neuf et quarante ans.

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MÉMOIRES DU (JÉNÉBAL CLCSERËT 89

Les batteries ainai formées seront provisoirement au nombre de vingt et porteront !e numéro de leur arrondissement ; elles sont convoquées à l'Bcole miltlaire, bâtiment de l'artillerie, ans jours et heures ci-dessus indiquées :

!=■■ et 2« arrondissement lundi 24 avril 1 heures du matin.

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