‹ Mémoires du général CluseretChapitre 8 sur 26 · et · texte numérisé non relu

et

13« et 1 4'

15» et 16«

il' et 18=

19e et 20'

Chaque batterie aussitôt constitué procédera, séance tenante, aus élections des officiers et des cadres dans les proportions suivantes,

1 Capitaine ;

1 Lieutenant ;

1 Sous- Lieutenant ;

1 Maréchal des Logis chef;

1 Fourrier ;

4 Maréchaux des Logis

4 Brigadiers.

L'organisation de la batterie sera complétée par deux clairons qui seront choisis par le capitaine.

Les élections se feront sous le contrôle d'un délégué de la municipalité de l'arrondissemeDt dans lequel se trouve située i'Ecole militaire.

L'organisation se fera sous ia direction du chef d'étatmajor du ministère de la guerre avec le conconrs de membres du comité d'artillerie et d'ofiiciors d'artillerie de l'Ecole militaire.

Les vingt batteries dont il est question seront Formées exclusivement de canonniers servants.

90 , MÉMOIRES DU GÉNÉRAL ClUSEHET

Il sera procédé, le mardi, 25 avril, à l'organisatioD de cinq batteries de canonniers-conducteurs formées:

La 1« des canonnit

:ra conducteurs des 1'^', 2«, 9', i8«

La 2« des oaanonnie

TS-conducteurs des 3«, 48, 5» et 12^

La 3» des canonnier

s-conducteurs des 6=, \?>'>, 14e et 15e

arrondîssementB;

La i' des canonnier.

s-conduoteurs des 7", 8«, 16" et IT^

arrondissements ;

La 5a des canonnier

s-conducteurs des 10», It», Ii3eet2i>

arrondissements.

Elles se réuniront

à rBcole militaire, Utiraent de

l'artillerie, le mardi 25 avril, ans heures ci-dessous :

i" batterie, k 8 heures du matin ; 2« batterie, à iO heures du matin; 3« — à midi —

i' — à 2 heures du soir ; -ï" — il 4 h. —

et procéderont, dès qu'elles seront organisées, fi Tiilection de leurs Chefs, dans les proportions ci-après :

1 (Ja pi laine ;

1 Lieutenant ;

2 Sou s- Lieu tenants ; 1 Adjudant;

1 Maréchal des Logis Chef;

2 Brigadiers-fourriers ; 2 Élèves-fourriers ;

8 Maréchaux des logis ; 16 Brigadiers.

Les Commissions municipales des arrondissements, !e Comité Central d'artillerie, les chefs de légion, le commandant de l'Ecole militaire et les officiera des batteries

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sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'esécution

Délégué à la Guerre, Clusehet.

Malheureusement, je ne pouvais être au fonr et au moulin. Je chargeai Rossel de l'exécution. Il n'avait aucune influence personnelle et ne put enrôler une seule batterie.

Battu de ce côté, je me retouroai vers le Comité Central d'artillerie qui prétendail avoir assez d'influence pour déterminer une notable portion des artilleurs à se mobiliser. Il me promit d'aviser et je fis paraître l'ordre du jour suivant :

ORDRE

« Le Comité Central d'artillerie formera vingt batteries d'artillerie de campagne. Il s'entendra, pour l'organisation administrative avec le colonel Mayer, chargé de l'organisation des légions. Les nominations d'officiers seront soumises, par le Comité Central, à l'approbation du délégué à la Guerre.

Cette mesure est prise en vue de l'aptitude spéciale que requiert le service d'artillerie.

Je dois dire que le jour même où je fus arrêté, je toucliais enfin au succès tant désiré. Le matin du 30 avril, le délégué me remit un premier état et j'avais pris rendez-vous pour deux heures avec la Commission quand la faiblesse de Mégy m'appela à Issy d'où je fus à Mazas,

11 ne faut pas perdre de vue qu'après tout, il n'y

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9â UÉMOlRBïi DU GÉNÉRAL CLUSERET

avait que vingt-huit jours que j'étais au pouvoir; que, pendant ces vingt-huit jours, j'avais, sans compter les afïaires courantes et la défense, organisé 41, SOO hommes qui avaient absorbé la majeure partie de mon temps et que débarrassé actuellement de l'infanterie, je commençais à pouvoir concentrer toute mon activité sur l'artillerie de campagne. Il est certain que si je n'avais pas été arrêté, la Commune eût possédé, avant quinze jours, huit ou dix batteries de campagne et 100,000 hommes d'infanterie. Tout était en Irain et marchait régulièrement. J'avais, à Vincennes, environ 4,000 harnachements tout neufs. Les chevaux de la Compagnie des omnibus me fournissaient des attelages de premier ordre. Les pièces de 12 et les munitions abondaient. 11 ne manquait que les hommes et les officiers. Les hommes commençaient à venir par le Comité Central,

Quant aux officiers, c'était Je point faible ; mais, eussè-je dû en acheter à l'étranger, je m'en serais procuré.

Je mis à la tête du génie Roselly-MoUet, ingénieur civil distingué, mais nullement militaire. Rossel ne le trouvait pas très capable, ce fut pourtant lui qui me le présenta. Je ne suis pas de son avis. ■ — Roselly-MoUet a rendu de grands services. Du reste, pourquoi Rossel, dont c'était la spécialité, s'obstinait-il à ne lui donner aucun avis? Bien plus, pourquoi Rossel affectait-il de ne pas vouloir s'occuper de sa spécialité? Rossel n'a pas fait faire un scu! ouvrage de défense, ne m'en a pas proposé un seul, n'en a critiqué aucun et ne m'a pas aidé une seule fois dans le choix de l'emplacement des batteries. 11 était avec moi quand je fis élever les bat-

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teries du bord de l'eau, à Glichy, et ne me prêta ducun appui. La seule batterie qu'il allât visiter était celle du Trocadéro et elle ne nécessita aucun travail de terrassement.

Il préférait tripoter avec Gaillard père, ancien cordonnier, sur la valeur duquel il ne pouvait s'abuser, montrant, par celte liaison et celle de Vermesch, le but qu'il poursuivait : se faire un parti, à lui /lossel. Quant à la Commune, elle ne fut jamais qu'un prétexte à ses yeux, comme je m'en aperçus dans la suite.

Il existait, comme je l'ai dit, quelques compagnies du génie, mais, en réalité, sans aucuns organisation spéciale. De plus, il n'y avait pas d'ingénieurs pour en tirer parti. L'ordre suivant amena bon nombre de jeunes ingénieurs.

1. Les personnes qui désirent être employées dans le " service des fortifications, principalement les élèves des « écoles spéciales, sont invitées à. se présenter au di recteur n du service, 84, rue Saint-Dominique-Saint-Germain, de > trois à cinq heures de l'après-midi. »

Parie, le 7 avril Igli,

Le Délégué à ta Guerre, G. Cluseket.

Pour permettre au directeur du génie de réorganiser, d'une manière uniforme, les troupes de cette arme, je publiai les ordres suivants :

" Les 3", 4«, 7« et 8" compagnies du génie sont licenciées. Elles perdront droit à la solde et aus vivres à partir d'aujourd'hui, 18 avril. Le directeur du génie reformera immédiatement quatre compagnies du génie, qui entreront en

94 UfeHOlHES DU GËKËBAL CLUSERBT

solde aussitôt qu'il aura fait connaître, par un état nominatif envoyé au Ministère de la Guerre, qu'elles sont compJètes. »

Paris, le 18 avril 1311.

Le Délégué à la Guerre, Clusbbet.

" Les troupes du génie employées dans les forts n jouiront de la solde d'artillerie. Elles sont exclusivement • aux ordres do directeur du génie et des ingénieura dans << les forts.

" Tout refus du travail sera considéré comme refus B de marcher à l'ennemi et déféré aux tribunaux mili- " taires. •

Ministère de la Guerre.

Par ordre du citoyen délégué au Ministère de la Guerre, il est formé, dans chacune des neuf sections de l'enceinte bastionnée, une compagnie de sapeurs du génie.

Ces neuf compagnies seront, jusqu'à nouvel ordre, casernées dans les postes-casernes de l'enceinte et sous les ordres des ingénieurs militaires commandant le service du génie dans tes sections.

Chaque compagnie sera forte de cent vingt hommes et élira un cadre de sous-officiers composés de :

1 Sergent-majcr ;

1 Sergent- fourrier ;

8 Sergents ;

12 Caporaux.

Provisoirement tes ingénieurs militaires attachés aux sections de l'enceinte hastionnée sont détacbés dans ces oompagnies pour remplir les /onctionB d'offioiera.

« Le directeur du génie Rose 11 y- Mo il et formera dis compagniee du génie avec les mîlilaires isolés actuellement dans Paris.

« Ce corps sera formé à TEcole militaire et sera employé aux travaux de fortification. »

Paris, le 14 avril 18T1.

Le Délégué à la Guerre,

C1.U5EIIBT.

Cet ordre était une réponse à la demande ci-jointe adressée par la Commission Executive qui revenait à la charge, mais d'une manière détournée, surl'emploi des isolés que j'avais refuséd'employercommecombattants dans les rangs de la Garde Nationale :

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