‹ Mémoires du général Cte de Saint-Chamans, ancien aide de camp du Maréchal Soult, 1802-1832Chapitre 10 sur 218 · DE BOULOGNE A SPIRE · texte numérisé non relu

DE BOULOGNE A SPIRE

raiix Saint-Hiiaire (1), Vandamme (2), Legrand (3) et Suchet; la cavalerie par le général Margaron (4).

L'artillerie par le général Laribolsière (5).

Le génie par le colonel Poitevin (6)«

Le général Saligny (7) était chef de l'état-major gêné-

(1) SttinUHilaire (Louis-Viocent- Joseph, comt6 Leblond de), né À Ribemont (Aisne), le 4 septembre 1766. Cadet au régiment de Coati-cayalerie le 3 septembre 1777, sous-lieutenant au régiment d'Aquitaine (4S«) le 16 septembre 1783, adjudant général chef de brigade le 3 frimaire an III, général de brigade la 3 niyôse an lY, général de division le 6 nivôse an VIII, eomte de TËmpIre le 27 novembre 1808; eut le pied gauche enlevé à la bataille de Wagram et mourut à Vienne des suites de sa blessure, le 3 juin 1809* Sa statue fut* placée sur le pont de la Concorde, par suite d'un décret impérial de 1810, et sa dépouille mortelle transférée au Panthéon.

(2) Vandammê (Dominique-Joseph-René, comte d*Unsebourg), né À Cassel (Nord), le 5 novembre 1770, f 15 juillet 1830. Élève & l'école militaire de Paris, soldat au 4* bataillon auxiliaire du régiment des colonies, s'embarque le 2 février 1789 pour la Martinique, rentre en France le 29 avril 1790 et obtient son congé absolu le 26 août 1792 ; général de brigade le 27 septembre 1793, mis en réforme le 25 prairial an III, rappelé à l'activité par le Comité de salut public le 7 vendémiaire an IV, général de division le 17 pluviôse an VII, mis en traitement de réforme le 29 thermidor an VIIT, rappelé à l'activité le 19 fructidor de la même année, prisonnier de guerre des Russes en 1813, emmené en Sibérie, il rentre en France le 1«' septembre 1814; expulsé du royaume par l'ordonnance du 23 juillet 1815, il se réfugie aux États-Unis ; amnistié le l*' décembre 1819, retraité le 1*' janvier 1832.

(3) Legrand (Cl aude-Just- Alexandre, comte), né au Plessier-Saint-Just (Oise) le 23 février 1762, f 8 janvier 1815, soldat dans Dauphin-infanterie le 16 mars 1777, chef de bataillon des volontaires de la Moselle le i" mai 1791, général de brigade le 20 septembre 1793, général de division le 1*' floréal an VU, comte de l'Empire avec dotation le 9 juillet 1807, pair de France le 4 juin 1814. Sa dépouille mortelle repose au Panthéon.

(4) Margaron (Pierre, baron), né À Lyon le 1*' mai 1765, f 16 décembre 1824, capitaine dans une compagnie franche le 15 août 1792, chef de brigade du 1*' régiment de cavalerie le 3 nivôse an VII, général de brigade le 11 frimaire an XI, baron de r£mpire le 28 janvier 1809, général de divi% sion le 16 août 1813.

(5) Lari6owiéré(Jean-Ambroise Baston, comte de), né à. Fougères en août 1759. t 21 décembre 1812, lieutenant d'artillerie en 1781, colonel, généra de brigade an XI, général de division en 1807, comte de l'Empire en 1808, commandant l'artillerie de la garde impériale, premier inspecteur de l'artillerie en 1811.

(6) PoUevin de MaurêiUan (Casimir, baron), né à. Montpellier le 14 juillet 1772, 1 19 mai 1829, sous-iieutenant du génie le 12 février 1792, chef de brigade le 19 prairial an V, général de brigade le 4 nivôse an XIV, baron de l'Empire le 21 décembre 1808, général de division le 26 avril 1814.

(7) Saligny ((Parles, duc de San Germano), né & Vitry-sur-Mame le 12 septembre 1772, f ^n 1809, sous-lieutenant au 18« régiment d'infanterie le 21 décembre 1791, adjudant général chef de brigade le 25 prairial an III,^

rai, et M. d'Ârcambal (i) commissaire ordonnateur en chef.

Je ne parlerai de la fameuse campagne de 1805 que d'après la part qu'y prit ce corps d'armée; car, comme je l'ai déjà dit dans l'avant-propos, je «ne veux pas écrire l'histoire de mon temps, mais seulement narrer avec vérité les événements et les particularités dont j'ai été témoin et qui m'ont paru dignes de remarque : je ne prétends pas dire toute la vérité, mais au moins, je suis certain de ne dire que la vérité.

Le 4* corps d'armée se rendit de Boulogne-sur-Mer à Spire (sur le Rhin) en vingt-neuf jours, sans perdre un seul homme ni par la désertion ni par les maladies, tant était bonne la constitution physique et morale de ces troupes; le maréchal Soult fit jeter un pont de hateaux sur le Rhin près de Spire; tout le corps d'armée passa le fleuve le 4 vendémiaire (26 octobre) et nous allâmes le même jour à Bruchsall, petite ville appartenant à l'Électeur de Bade, qui y a un très beau château; les habitants nous y reçurent parfaitement bien.

Nous nous portâmes ensuite rapidement sur Augsbourg, et de là sur Memmingen, où l'on était instruit qu'un corps nombreux d'Autrichiens s'était rassemblé; nous arrivâmes inopinément le 21 vendémiaire (13 octobre) devant cette ville, où le général major autrichien comte de Spangen s'était renfermé avec 5,000 hommes, la plupart d'infanterie; elle fût aussitôt investie, et ces troupes se rendirent le lendemain.

Nous y prtmes 5,000 combattants et beaucoup d'isolés, dix pièces de canon attelées, avec leurs caissons, et dix drapeaux.

Le maréchal Soult m'envoya aussitôt près de l'Empereur pour lui en porter la nouvelle et les articles de la capitulation; je fus seize heures en route (ne m'arrêtant que pour

général de brigade le 3 yendémiaire an VIII, général de division la 42 pluviôse an XIll, duc de San Germano, conféré en 4806 par le roi de Naples. (i) D'Arcambal (Jacques-Philippe), né au Puy (Haute-Loire) le 3 décembre 1751, t le 27 mars 1843, servit dans les gardes de la porte du Roi du 15 janvier 1778 au l*' octobre 1787, élève commissaire des guerres l** juin 1788, inspecteur aux revues le 9 ventôse an VUI, secrétaire général du ministère de la guerre le 29 ventôse an X, ordonnateur en chef du camp de Saint-Omer le 13 thermidor an XI, ordonnateur en chef de l'armée de Naples le 23 janvier 1806, grand préfet du palais du royaume de Naples le 26 janvier 1809, admis à la retraite le l*' janvier 1816.

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