‹ Mémoires du général Cte de Saint-Chamans, ancien aide de camp du Maréchal Soult, 1802-1832Chapitre 83 sur 218 · COLONEL DU 7* RÉGIMENT DE CHASSEURS · texte numérisé non relu

COLONEL DU 7* RÉGIMENT DE CHASSEURS

Je Ais peu content de la manière dont s^organisait cette cavalerie; de jeunes recrues, parties des dépôts de France sans avoir encore appris & monter à cheval, ni aucun des devoirs d'un cavalier en route ou en campagne, recevaient à Hanovre des chevaux, très beaux, à la vérité, mais qu'ils n'étaient pas capables de conduire; il était facile de prévoir

5* compagnie Paravey, capitaine.

Chaumont, lieutenant.

Gulhand, sous-lieutenant.

Vaccari, sous-lieutenant.

2* compagnie .... Bnitel, capitaine.

Caudrillier, lieutenant.

Duboismandé, sous-lieutenant.

Durlet^ sous-lieutenant.

6* compagnie Dausse^ capitaine.

Hulot, lieutenant,

Lamarle, sous-lieutenant.

Lormeau^ sous-lieutenant.

3* compagnie Masséna, capitaine.

N..., lieutenant.

Poupard, sous-lieutenant.

Perret, sous-lieutenant.

?• compagnie Larderet, capitaine, au dépôt.

Grandin, lieutenant.

Chevalier, sous-lieutenant, au dépôt.

D'Aubusson, sous-lieutenant.

4* compagnie N..., capitaine.

Vénière, lieutenant, au dépôt.

Mespliés, sous-lieutenant, au dépôt.

8* compagnie Gothwaltz, capitaine.

Pousson, lieutenant.

Saleta, sous-lieutenant.

Viellageux, sous-lieutenant.

9* compagnie Saudemont, capitaine, au dépôt.

Bouvaut, lieutenant.

Deboutin, sous-lieutenant.

 la iuUe Crotel, lieutenant, au dépôt.

Minot, lieutenant, au dépôt.

Saint- Chamans, sous-lieutenant, au dépôt. (Archives de la guerre.

que ces mauvais cavaliers ne pourraient tenir contre la vieille et bonne cavalerie comme celle qui allait nous être opposée. Aussi tous les régiments organisés de cette manière furent-ils bientôt fondus en Russie.

De Hanovre, nous nous rendîmes à Berlin, où se trouvait alors le quartier général du maréchal Oudinot (duc de Reggio), du corps d'armée duquel mon régiment faisait partie; nous restâmes environ trois semaines cantonnés aux environs de cette ville, et nous avions bien besoin de ce repos, car la plupart des chevaux reçus à Hanovre étaient déjà blessés, soit que les selles fussent mal faites, soit par la faute de nos jeunes cavaliers, qui dormaient souvent à cheval et y avaient une mauvaise position.

Je passai à Berlin presq}ie tout le temps que me laissaient mes occupations; c'est une ville de plaisir, et quoiqu'il fût iacile de voir à quel point les Prussiens nous détestaient, ils recevaient de fort bonne grâce l'argent que nous dépensions chez eux; c'était un bien léger dédommagement de tout ce que leur coûtait l'armée frcmçaise; mais les marchands, les traiteurs, et une autre espèce de marchandise que je ne veux pas nommer, n'eurent pas à se plaindre du séjour des Français en Prusse.

De Berlin, nous gagnâmes successivement les rives de l'Oder et de la Yistule, et bientôt après, nous nous trouvâmes sur le Niémen.

Nous avions reçu l'ordre, sous notre propre responsabilité, d'enlever tout ce que nous trouverions en grain, eau-de-vie et bétail, dans tous les cantonnements que nous occuperions entre la Vistule et le Niémen. Ce pays était très riche et très fertile; aussi les réquisitions et les enlèvements que nous y ffmes furent-ils très abondants, et chaque corps, en arrivant sur le Niémen, traînait à sa suite de riches troupeaux et des parcs immenses de voitures chargées de vivres.

L'exécution de cet ordre avait cependant vivement répugné à tous les ofiRciers, et il faut avouer qu'il était bien cruel pour nous, après avoir passé quelques jours chez un seigneur de village ou chez un riche fermier, et y avoir été reçus aussi

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