LIT. III. — CHAP. VII
Longwy et de Luxembourg. Il lui avait donné pour adjoint le colonel Nolzier, officier d'un très-grand mérite, très en état de défendre la place en cas qu'elle fût assiégée. Miaczinski était très-bon pour ce genre de guerre, et y a rendu les plus grands services. 11 était chargé en même temps de lever une légion.
Il n'y avait qu'environ cinq lieues du camp de Grand-Pré à Sainte-Menebould , et dix de Sainte-Meneliould à Cli.îlons, par un chemin très-beau. Si les Prussiens venaient attaquer le camp de Grand-Pré, ou tentaient de forcer le passage des Isletles, le général avait espoirde les repousser; s'ils voulaient longer ta forêt par leur gauche, et pénétrer par le Barrois , se dirigeant sur Vitry , il était sûr de les prévenir à la trouée de Revigny , et d'y être joint par Kellermann , ainsi de couvrir le Barrois et la Marne ; s'ils voulaient pénétrer par le Chéne-Populeux , après leur avoir disputé ce passage, il était sûr de les arrêter sur le bord de l'Aisne, et d'être renforcé par la division de Beurnonville et par l'armée de Kellermann , pour les empêcher de passer celle rivière , et les faire mourir de faim dans les fondrières de ta Tierraclie , d'où ils n'auraient pas pu retirer leur artillerie et leurs équipages. Ainsi il pouvait prévoir dès lors que cette formidable armée étaitnialen/oume'e.etqueplus elleétaitnombreuse, plus elle se tirerait mal de cette On de campagne.
Elle perdit beaucoup de temps après la prise de Verdun, et ce ne fut que le 8 qu'on la vit s'élendre et parader dans la grande plaine depuis Briquenay et Buzancy jusqu'à Clermont. Son quartier général était à Raucourt. L'armée française montra une joie qui était d'un irès-bon augure. Dès le lendemain , les Prussiens commencèrent des attaques sur tout le front des avantposles , et furent repoussés partout. Le 10, le général Mirauda, Péruvien 1 , que Pétion venait de faire entrer à notre service
1 Né d'une famille distinguée du llcii- strnit favoralde à scsdcsseini. Use ren-
lml dans lu. carrière politique, lent» puissante, 'do Pétion, ft fui employé
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rope, cl se rendit fiiinilii-irs );i |dir|i:irl virscrrrll liim iei plans de niimou-
dei lanaues vivantes. Uirévoluti™ Iran- ri.-i. Il" l'accusa d'avoir contribué en-
roijf Tcnuil d'éclater j 11 irat qu'elle suite à la perte de la bataille de Ner-
270 MÉHOIBES DE DUMOURIEZ.
comme maréchal de camp, arrivé de la veille aii soir, repoussa une attaque assez vive au village de Morlaume. te général Slengel fut aussi attaqué en même temps à Saint-Jou Jin ; mais l'ennemi fut repoussé de partout, et aucun des postes ni put être forcé.
Dans ces attaques, ou quand les mouvementée l'ennemi les faisaient présumer, le général faisait descendre, du camp, du canon de douze , et des bataillons qui pouvaient se porter où ils voulaient sans être aperçus de l'ennemi , étant cachés par la montagne de Bessieu. L'ennemi se trouvait toujours en tête. un front de cinq à six mille hommes, et ne pouvait pas en^éployer davantage. 11 voyait cependant sur la hauteur le camp français toujours dans le même état, et ne pouvait pas croire le rapport de ses espions, qui l'assuraient qu'il n'y avait pas plus de vingt mille hommes.
Dans ce camp, les soldats et les généraux eux-mêmes furent attaqués d'une diarrhée qu'on attribua à la mauvaise qualité des eaux et à l'abondance des pluies froides, ainsi qu'à la nécessité des fréquents bivouacs. Heureusement cette maladie fut légère et n'eut pas de suite ; mais elle laissa dans Grand-Pré un germe de dyssunterie qui a été bien funeste aux Prussiens. Dans
[r.ihlc, un! |i. ls it'imp.cMivaiiee, msiiïH ii|i]n ii i(M, ou ISOii, Mirauda niait rida trauijon. il a publié à oc sujet un n. nivelé rciéeulinii de ses projet, dam écrit une bons consulterons plus tard t',\m.' i-i.jn-- méridionale. Set premier» pour la rédaction de ers noie.. Mil sintïn efforts furent infructufUI ; il «tint cane parvint ccjieruliuil |u.mi » .■ i ' ■ ■ i n'en Ib1(i t il ii m .1 l'.i'.i-
dtiisit devant le tribunal révolution- deses principes, olitint quelqurinflueuce
nnïre; mais il Eut le tiouhcnr ritraor- parmi les adversaires du «uuvernement
il i nuire d'ilre uci|nillé. les s.mpe.ui-, île I: n.i-trniM.I !■. 1 1 l' ji ■. i ï h celle épique,
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puis revint* Paris en IHué), ii<ioi.|iir les (.Volede Cedileul'O
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