CHAPITRE Vil
Guerre de Pologne. 1770.
Dumourîez arriva en France avec l'infortuné Biron, alors duc de Lauzun, neveu du duc de Clioiseul, qui portait au. roi les détails de la conquête de l'île de Corse '. La cour était alors à Compiègne, où on avait formé un camp de plaisance pour
l'éducation du Dauphin et de ses frères. C'est là douleur le vieux roi de France se dégrader lui-n nant chapeau bas et à pied , aux yeux de son < phaétou magnifique dans leqi
i, aux yeux de son armée, lequel était étalée la du Barr
MKUOIRKS DE DUMOURIEZ.
soupe vingt fois à Paris avec cette créature, qu'il aurait possédée alorss'ilavaiteudequoila payer, et quetoute la France avaiteue. Rougissant pour son roi , gémissant pour sa patrie , il en parla au duc deChoiseul, qui, lui ayant fuit donner des chevaux, lui faisait faire lt! service d'aide de camp : « Que veux-tu ?lui répondit gaiement le ministre , le roi a besoin de maîtresse. Hais cette coquine-là me donne bien de l'embarras ; d'Aiguillon et ïlaupeou sont derrière. « La du Barry qui sut son arrivée , et qui vit qu'il n'était pas venu l'adorer comme toute la France , lui en fit faire des reproches ; et, quoique peu vindicative , elle a depuis contribué volontiers à le faire mettre à la Bastille.
11 avait perdu un ami intime dans son père ; il en retrouva un tout aussi tendre dans l'oncle chez lequel il avait demeuré à Versailles. Cet homme doux et vertueux l'aimait comme son liîs. Il lui donna un appartement, indépendamment duquel il prit un logement à Paris, où il alla terminer ses partages avec madame de Sehomberg. La succession de son père montait pour lui à environ soixante-dix mille livres, qui lui faisaient a peu près trois mille livres de rente. Le duc de Choiseul lui fit donner, pour les services de sou père et pour les siens , trois mille livres dé pension, et il fut payé jusqu'en 1770 de ses appointements d'aide maréchal des logis de l'armée de Corse, de cinq cents livres par mois. 11 vécut cet hiver à Paris avec une société de
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