‹ Mèmoires du gènèral Dumouriez avec une introductionChapitre 85 sur 168 · LIV. II. — CKAl'. IV · texte numérisé non relu

LIV. II. — CKAl'. IV

[Nous interromprons ici les Mémoires Je Humouriez; il se plait lro|i

noire collection. Dumouricz offre un spectacle rempli d'intérêt quand,

les coup» du soi t et le désavantage de la naissance, il perce , il s'avance, il monte ces premiers degrés qu'il eut tant de peine à Franchir. Mais quand, parvenu au rang de général et commandant d'une place comme Cherbourg, il disserte comme iant d'antres, à sa manière, sur les causes premières de la révolution, ou rend conipiedestiavauxà faire dans le port de mer placé sous ses ordres, l'originalité de son esprit disparaît un peu dans le vague d'un coup d'œil général, ou les détails d'un commandement subalterne. Il faut à Dumonriez nu des situations plus singulières, ou de plus grandes choses. Bientôt, dans les changements imprévus et brusques qu'amène te règne transitoire et tumultueux de l'assemblée législative, il est appelé dans les conseils de Louis XTE. Trois mois ministre des affaires étrangères, il y marque son passage p ar la déclaralion de guerre aux puissances. Quatre jours ministre de la guerre, il son du ministère, sur le refus que fait le roi de sanctionner le décret relatif aux prêtres qui ne prêtaient point le serment voulu. Nous donnerons par extraits ( Ecluirriâ-icmeiits, ici M i> (]) If, seules juir[irul;it-ili'">. soit instructives, soit attachantes, que renferme cette parlie des Mémoires. La plare de Dnmoiiriez était dans les camps et non dans les conseils, non dans des assemblées que bien d'autres que lui eussent été impuissants à dominer. De ministre devenu général d'armée, Dumoiiriez va rendre de bien importants services à la France. Il arrête l'invasion qui la meuaee, combat en même temps queKellermann à Vahny, triomphe à Jemmapes, s'empare de la Belgique et veut conquérir la Hollande, quand les hommes et la forlutic s'unissent ]jour contrarier ses desseins. Même ■près ses revers son rôle était beau : pourquoi faut-il qu'en prenant relui d'un général qui conspire, il se soit réduit lui-même au triste sort d'un transfuge et d'un banni ? On va renlendre, et le juger.)

MÉMOIRES DE DUMQUIUEZ.

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