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Dangest envoyait tons ces détails au général , en le conjurant iIr venir hien vite, avouant qu'il était incapable rte conduire l'armée, découragée et désorganisée par !a défection dp tnns ses chefs; car, outre les généraux et l'état- major, presque tons les colonels et lieutenants-colonels étaient partis, entre autres un cousiu de Dumouriez, le dernier do ses parents qui ne fût pas émigré. Dangcst n'était véritablement pas en état de commander l'armée, il mandait aussi que l'ennemi venait d'entrer en France en deux corps, dont l'un menaçait Tliionville , l'autre mettait le siège devant Longwy. Le général , qui savait que Longwy étaïl une bonne place et que le commandant était un ancien officier expérimenté, ne fut pas très-inquiet, et ne crut pas devoir changer ses dispositions. Dillon était en route ; il devait rassembler l'armée , dégager ou ravitailler Longwy , au moins en retarder le siège.
Il continua donc à préparer, avec le commissaire-ordonnateur Malus et son chef d'état-major Moreton, tout ce qu'il fallait pour commencer la campagne par le côté de la Belgique. On venait de réformer les régiments suisses : il en avait trois dans les garnisons du nord; il donna ordre d'engager tous les. bas-officiers et soldat squi se présenteraient, et d'en foire le fond de huit bataillons- francs, de huit cents hommes chacun , en y admettant aussi les déserteurs autriebiens, en vertu du décret insoutenable qui leur accordait cent livres de rente et cinquante de gratification . Il ordonna aussi de porter à six mille hommes le corps des Belges qui devait servir à son avant-garde. 11 demanda au ministre de la guerre une augmentation de troupes et des armes, et il en fit venir de Hollande par Dimkcrque.
Les ministres avaient envoyé au camp de la Fayette plusieurs
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meuao* toujours de non ruée. L'officier (.Vote de fMleur.)
252 MEMOIRES DE DUMOimiEZ.
émissaires, entre autres un Alsacien nommé Weslermann ', qui s'était fort distingué à la journée des Tuileries du 10 août; on lui avait donné le brevet de lieu tenant- colonel. 11 était intimement lié avec Danton, alors ministre de la justice. Cet homme a infiniment d'audace, un esprit liant et lin, et il est très-fidèle dans ses attachements. Il arriva de Sedan dans la nuit du 24 au 25; il dit aux commissaires et au général que Longwy s'était rendu le 22, après deux jours de siège; que l'armée était au désespoir, et prête à se débander; qu'elle demandait a grands cris son général , et que , s'il n'arrivait pas sur-le-champ , tout était perdu. Il n'y avait plus à balancer.
Le général passa la journée du 25 et la nuit du 25 au 26 à donner ses ordres et ses instructions pour la continuation des préparatifs de l'expédition des Pays-Bas, en chargea spécialement Malus et Moreton, envoya ordre à la Bourdonnaye de laisser le commandement de Lille à Ruault qui venait d'Être fait maréchal de camp, et de venir à Valenciennes commander l'armée en son absence. Il annonça qu'il reviendrait dans six semaines, et qu'il ferait encore cette année l'expédition de la Belgique, ce que personne ne crut; et il partit le 26 avec Westermann, un seul aide de camp, et son Cdèlc valet de chambre Baptiste.
En arrivant à Sedan le 28 au matin , il trouva le mal beaucoup plus grand qu'on ne le lui avait dépeint. L'armée était partagée en deux corps : l'avant-garde, de six mille hommes de troupes choisies, occupait, sur la rive droite de la Meuse, sur les hauteurs de Vau, un camp qui aurait exigé quarante mille hommes. Le corps d'armée, composé de dix-sept mille hommes, était campé à trois lieues en arrière , sur les hauteurs qui dominent Sedan. Ce camp ne vaut rien.
La consternation était générale. Les soldats regardaient tous les officiers comme des traîtres, et prenaient cè prétexte pour ne
•Général réïolntlnnnairefluidèplnya Danton. Arrêté le 11 germinal an II, il dans la Vundée autant de vnlcur que p.'i-il le 1" sur l'echafaml destiné àCa-
n'empêchèrent pas llébprt de l'accuser >■
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