XV] AVANT-PROPOS
« tion ne prenait rien sur la galanterie; elle était galante « sans être sensible, et les amants roulaient avec les af- « faires, pour avoir cela de plus qui remplît son temps. >»
Richelieu était de ses intimes amis. Il y a des lettres d'elle au duc dans ses Mémoires. Madame de Prie, du temps du régent, avait obtenu cent mille écus sur le renouvellement des Fermes; plus tard le système de Law lui valut quinze cent mille francs. Chose étrange ! quand M. le Duc, son amant, fut ministre, elle se para du plus grand désintéressement; mais de fidélité, jamais elle ne s'en piqua. Cette femme, ardente dans ses plaisirs, insensée dans son ambition, d'un esprit léger, d'un cœur inconstant, eut pourtant une âme assez forte pour se donner la mort , dans son exil, avec un calme, avec une résolution stoïque.
Ici commence le règne de Fleury,
« Le sage et doux pasteur des brebis de Fréjus. »
Sage, mais rusé, doux, mais absolu. On croit savoir cette époque, on ne la sait pas : le second volume de Richelieu dira ce qu'elle eut à la fois de placide et d'original.
Fs. Rarrière.
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