‹ Mémoires du général Dumouriez pour servir à l'histoire de la Convention nationale (volume 2)Chapitre 48 sur 79 · TI · texte numérisé non relu

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y sont arrivées après que les dames de la reine étaient placées; celles-ci se sont reculées sur la forme qui est derrière pour faire place aux princesses , qui , non contentes de cela , ont voulu que leurs dames d'honneur se missent à côté d'elles, devant les dames du palais , et elles prétendent que les travées sont comme les loges à la comédie, où elles doivent avoir leur suite et leur compagnie et occuper les premières selon leur rang. Les dames du palais répondent que la reine est donc la seule princesse du royaume à laquelle on refuse d'obéir auprès d'elle, et sans suite et sans compagnie ; que sans difficulté nous donnerons nos places aux princesses ; que c'est avec plaisir que nous leur rendons nos respects, mais qu'il n'en est pas de même de leurs dames, qui ne doivent pas nous séparer de la reine et se mettre devant nous. Vous pouvez compter que cette affaire fait un bruit horrible , et que tout le monde est déchaîné, parce qu'effectivement les dames d'honneur des princesses nous disputent tout et envahissent tant qu'elles le peuvent ; mais, à mon égard , je n'y étais pas quand la noise est arrivée. Je n'y serai pas quand elle sera jugée , et , où les onze dames seront, je m'y trouverai bien la douzième. Ainsi je ne me mêlerai ni ne m'embarrasserai pas plus de cela que de tout le reste, et de ce qui se passe, dont grâce à Dieu , je ne sais pas un mot. »

Voilà bien le langage de madame de Prie ; mais voici certainement celui de la vérité , dans le chapitre qui suit.

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