S28 MÉMOIRES
« sinier nouveau, lequel est excellent. Pour le présent il n'y « paraît plus du tout. Je me souviens fort bien de l'aventure « de madame de La Lande ; mais l'endroit n'est pas si délicat, « et, de plus, je crois que je suis un peu plus dur au mal qu'elle, « peut-être même un peu trop, à votre façon de penser, laquelle * je ne désapprouve pas, connoissant le principe d'où cela « part. Vous me connoissez parfaitement, chère maman. Eh « bien ! vous ne vous tromperez pas si vous êtes bien persuadée « que ma reconnoissance ne s'effacera jamais de mon cœur ; « car, Dieu merci , je n'ai pas un cœur pareil à celui dont on « nous accuse. Nous avons eu une furieuse alarme pour le « cardinal; heureusement elle est passée. Il faut qu'il ait un « tempérament d'airain. Dieu veuille présentement que par « sa conduite il ne nous y fasse pas retomber sitôt ! Il est bien « fâcheux que de certaines gens vieillissent. Les nouvelles que « nous avons de lui, depuis qu'il est retourné à Issy, sont « bonnes et m'ont fait grand plaisir ; car il étoit furieusement « accablé, quand il est parti, parla quantité d'importuns qui « l'étoient venus voir. Je vous charge d'embrasser mes enfants « de ma part ; elles m'ont écrit et je ne leur ai pas répondu. « Cela n'est pas trop bien à moi ; mais j'ai autre chose à faire. « Cela viendra avec le temps. Je vous embrasse, maman, de « tout mon cœur, et j'attends le moment de vous revoir avec « bien de l'impatience, quoiqu'à vous dire vrai je m'amuse « beaucoup ici et m'y trouve par conséquent fort bien. « Ma fille a été un peu incommodée, à ce que j'ai appris ; « mais, Dieu merci , cela n'a pas eu de suite. Le bon Dieu « nous les conservera, s'il lui plaît, puisqu'il nous les a en- « voyés. »
Au lieu de trouver les grandes expressions du cœur dans cette lettre , on y voyait que ce prince n'était occupé que d'amusements , de courses , de craintes de la diète et de cuisinier. Le cœur, qui croyait parler, ne parlait pas, tant les détails de l'étiquette et les embarras de la représentation, que les seigneurs
en charge se plaisaient à compliquer et à multiplier, avaient réprimé la nature dans la personne de ce prince.
Les mœurs dissolues de quelques jeunes courtisans de l'âge du roi avaient contribué d'ailleurs à étouffer la sensibilité de ce jeune monarque. Tous les âges, tous les sexes, tous les rangs et presque tout ce qui l'environnait à la cour était corrompu depuis la Régence, si fatale à nos mœurs. Fleury avait fait cesser, à la vérité , le libertinage bruyant ; mais il était encore impétueux et grossier dans ceux qui se trouvaient obligés de le cacher aux regards du reste des courtisans. Environné déjeunes seigneurs dont les erreurs furent si connues, le roi, avant son mariage , se laissa entraîner par leurs exemples. Le censeur des Mémoires du maréchal de Villars, ou l'abbé Anquetil , éditeur de cet ouvrage , a supprimé ce qu'en dit avec naïveté ce général, ce que les lecteurs de ces Mémoires peuvent entendre , et dont le détail est si bien conservé dans des pièces originales si variées qu'on ne peut taire des faits devenus historiques et attestés de tant de manières. Le cardinal de Fleury, qui en était instruit, l'en blâma. Pour l'en faire rougir on alla à la recherche de ceux qui menaient à Paris ce même genre de vie ; un peintre fameux se donna la mort pour éviter le supplice qui lui était destiné , et qui , selon nos anciennes lois, en est la peine. Du Chauffour la subit , et la police, qui le jugea , lit proclamer le crime et la punition comme un grand événement. Les crieurs , en l'annonçant dans les places avec scandale, pénétraient jusque dans l'intérieur des cours des hôtels les plus distingués , et nommaient grossièrement ce que -devait cacher la pudeur et ce qui excitait la curiosité de l'innocence . On va punir des gens qui ont fait de la fausse monnaie, répondit la princesse de Condé à ses enfants.
Ce grand exemple , et des punitions plus terribles que la Hollande avait ordonnées pour punir le même vice , firent une forte impression sur l'esprit du jeune Louis XV. Les femmes qui l'approchaient l'agacèrent, et (pendant quelques moments)
les deux sexes se disputèrent le roi de France. Une guerre ouverte éclata entre de jeunes mécontents et des femmes adroites, qui lui firent sentir et rechercher les heautés de la nature. Le beau La Trémoille, encore adolescent et toujours chéri, et mademoiselle de Charolais , éprise d'amour, se déclarèrent la guerre et se la firent longtemps. Des vers et des Mémoires outrageants en furent le résultat, et, le cardinal favorisant la princesse aux dépens de La Trémoille , celui-ci fut poursuivi , dans la suite, avec acharnement et sans pitié, par sa rivale, jusqu'à l'armée d'Allemagne , lors même que La Trémoille converti n'avait plus de cœur que pour son épouse.
Ces Mémoires et ces vers méritent , sans doute , l'oubli de la génération actuelle; mais l'histoire doit conserver ceux que la princesse composait elle-même pour séduire le jeune monarque. Dès l'âge de dix-sept ans ses regards annonçaient des besoins d'aimer, et, à la manière dont il repoussait la princesse , qui ne le perdait pas de vue , on jugeait qu'il fallait de l'assiduité et de la délicatesse pour le subjuguer. Mademoiselle de Charolais, conduisant toujours cette affaire de cœur avec esprit et avec beaucoup de suite, s'avisa un jour d'un moyen fort singulier ; elle mit ces vers dans la poche de Louis XV :
Vous avez l'humeur sauvage Et le regard séduisant.
Se pourrait-il qu'à votre âge Vous fussiez indifférent?
Si l'amour veut vous instruire, Cédez, ne disputez rien.
On a fondé votre empire Bien longtemps après le sien.
C'est ainsi que la séduction pervertit les rois.
Louis XV se laissa entraîner, et, quoique l'histoire de ses galanteries , avant la déclaration de madame de Mailly , soit trèsconfuse et peu connue, on sait que, depuis qu'il n'alla plus aussi souvent à Rambouillet , il fut aimé , mais d'une manière pas-
sagère, secrète et sans intrigue, de plusieurs femmes. Ses amours avec madame la comtesse de Toulouse ne sont pas Lien avérées : on n'a sur cet article que des indices ; mais l'histoire de ses amours avec mademoiselle de Charolais est incontestable , et ce prince eût été plus longtemps fidèle à cette amante si elle n'avait oublié que le roi voulait de la solidité dans les sentiments qu'on lui témoignait, et dont elle était absolument incapable.
Au milieu de ces divertissements encore presque enfantins , puisque le roi n'avait que seize ans aux approches de son mariage , ce prince , élevé par Fleury dans la dévotion ou plutôt dans lesmomeries religieuses de la fin du règne de Louis XIV, était quelquefois violemment tourmenté par les reproches de sa conscience ; il se plaisait à parler de la mort , des mourants et des punitions de l'autre monde. Leduc de Luynes lui dit un jour que ces images, et surtout celle de la mort, lui faisaient passer de bien mauvais moments , et qu'à son âge il devait en éloigner l'idée de son esprit. « Pourquoi donc ? reprit le roi. « Ne faut-il pas que ce moment arrive? » Il ne parlait à aucun des nonces, à leur audience de congé , sans leur faire ce compliment si connu : « Vous serez pape unjour, Monsieur l'abbé; je « vous demande de vous souvenir alors de moi dans vos béné- « dictions. » Comme du vivant de Louis XIV, il voulait encore qu'on accordât aux généraux d'ordres l'ancienne prérogative d'être présentés, et en 1736 le général des carmes obtint du roi, de la reine et du Dauphin , une première audience, fut reçu comme un envoyé , et avec le même cérémonial , à la tête de quatorze autres moines de son ordre , qui entrèrent deux à deux et se rangèrent derrière les tabourets des dames , conduits par Saintot. Peu de temps après arriva le général des minimes avec les siens , en pareil nombre , qui défilèrent à droite et à gauche derrière les dames. Le général entra avec Saintot au milieu du cercle des dames, fit trois révérences au roi et à la reine avant et après , et usa de son droit de faire sa harangue
en espagnol, sa langue naturelle. Toutes ces fêtes amusaient beaucoup le roi , alors âgé de vingt-six ans. D'où l'on peut inférer tout ce que Fleury avait mis dans son âme.
Instruit de toutes les rubriques de l'Église et de leurs changements en certaines saisons , Louis XV était en état , aussi bien qu'un supérieur de séminaire, de reprendre de leurs fautes les prélats célébrants, qui, n'ayant pas l'habitude de dire la messe , manquaient fort souvent aux cérémonies ; Fleury les avait enseignées à son élève, qui se plaisait à trouver les évêques en défaut et à le dire à ses courtisans. Mille fois on l'entendit raconter l'embarras de l'archevêque de Paris Vintimille , qui avait été à la tête des députés de l'assemblée du clergé de France, lorsqu'ils allèrent jeter de l'eau bénite sur le corps de madame la Duchesse, en 1741. Le clergé en demanda la permission au roi , qui répondit qu'il ne le trouvait pas mauvais ; mais il arriva que, l'archevêque ayant oublié son livre de rubriques, un religieux lui donna le sien, où le prélat ne sut pas lire; il le donna donc à l'archevêque de Tours , qui en fut aussi embarrassé; il le fit passer à un autre peu habitué à lire, et dont la vue ne fut pas meilleure, et de l'un à l'autre ce livre d'église parcourut tous les évêques députés , sans qu'aucun sût y lire. L'évêque de Saint-Brieuc , plus habile que les autres, put réciter un Or émus y qui se trouva YOremus pour un prêtre, et non pour une défunte ; et le roi, qui en savait plus que tous ces prélats sur les rubriques, trouvait plaisant de raconter cet excès d'inexpérience et d'embarras dans les chefs de l'Église de France.
Outre la chasse , le cérémonial , l'étiquette et les offices de l'Église, le cardinal de Fleury avait permis encore au jeune roi de s'occuper d'un fort singulier amusement : il lui avait donné un petit jardin, où le cardinal lui apprenait à planter des laitues, à l'âge de dix-neuf ans , et le roi , observant avec attention le progrès des plantes , s'en amusait fort gravement. C'est par les mêmes principes encore qu'à l'âge de vingt- huit ans le car-
dinal lui fit acquérir quelques antiques à la vente de M. d'Estrées; car tous ces objets, éloignant le prince des grands objets du gouvernement, laissaient l'autorité intacte et absolue dans les mains du cardinal. On conservera ici quelques détails sur ces acquisitions, parce que outre l'anecdote du temps, l'histoire des arts y trouve des faits dignes d'être conservés dans l'histoire.
La totalité de ce que le roi acheta ne coûtait que la somme de soixante mille francs ; mais on y admirait le buste de porphyre d'Alexandre , l'un de ceux que Praxitèle avait faits , cet artiste ayant seul le privilège de publier des portraits de ce prince. Le cardinal de Richelieu, qui l'avait fait venir de Grèce, mourut avant qu'il fût arrivé , et sa nièce, madame d'Aiguillon, qui n'en connaissait point le prix , le montrant à Girardon , qui faisait alors le mausolée du cardinal qu'on voit en Sorbonne , le Praxitèle français fut si frappé de la beauté de ce buste de porphyre qu'il le demanda pour prix de son travail. Madame d'Aiguillon le lui accorda, et ajouta encore une gratification.
A la mort de Girardon le maréchal d'Estrées l'acheta quinze mille livres, et laissa ce beau morceau se confondre dans la collection immense qu'il avait faite, toute sa vie, d'antiques, de statues et de meubles précieux confusément amoncelés. Il oublia même que Praxitèle en était Fauteur , et, dix ou douze ans après que le maréchal eut acheté cette figure , ayant oublié qu'il était possesseur d'un monument de cette espèce , il chargea un homme instruit de lui découvrir où pouvait être un buste d'Alexandre, par Praxitèle, qu'on assurait être à Paris chez quelque amateur, parce qu'il voulait, disait-il, en faire l'acquisition. Il lui en coûta cent écus de frais pour la recherche , et, après avoir fait suivre le chemin que le buste avait fait et les différentes personnes qui l'avaient possédé , il apprit que ce beau buste était chez lui. D'Estrées accumulait ces antiques machinalement.
Tel était le caractère de Louis XV jusque vers l'âge de trente ans. Celui de la reine Marie Leczinska, son épouse, avait encore
moins d'éclat ; elle était timide, réservée, et craignait sans cesse de déplaire à son époux. Maîtrisée par le cardinal de Fleury, obligée de se soumettre à ses volontés, s'adressant quelquefois, et toujours vainement, à Louis XV pour secouer l'empire du ministre, elle était condamnée à ne rien demander, même pour ses favoris, à se tenir éloignée de toute connaissance des affaires, à vivre au milieu de la cour sans en connaître les intrigues , à refuser de s'en mêler, et à s'occuper uniquement des pratiques religieuses. Charitable envers les pauvres , son désintéressement fut tel , une fois, à Compiègne , qu'elle y laissa tout, ce qu'elle avait aux communautés et à l'école d'artillerie, en sorte qu'elle ne pût ensuite jouer à Marly qu'à quadrille avec de l'argent emprunté.
Madame de Luynes , témoin de sa situation , essaya vainement de l'engager à demander un supplément à la somme trèsmodiqiïe qu'elle recevait tous les mois pour ses menus plaisirs. La duchesse alla même jusqu'à représenter au cardinal l'inconvénient de laisser la reine de France sans argent. Fleury, assuré du roi , et traitant cette princesse fort lestement et souvent avec dureté , écouta la duchesse et lui répondit très-froidemen qu'il arrangerait cette affaire avec Orri , contrôleur général.
Le cardinal parla en effet à ce ministre des finances de la reine, et l'ordre qu'il lui donna fut de lui compter cent louis. Orri, stupéfait, représenta bien respectueusement à l'Éminence que la modicité de cette somme était trop éloignée de ce qui était dû à une reine qui n'éprouvait un déficit qu'à cause de ses œuvres de charité, .ajoutant qu'il donnerait lui-même une pareille somme à son fils s'il s'était dérangé par des aumônes. Fleury, qui l'écoutait toujours attentivement et en silence, lui répliqua : Eh bien, ajoutez cinquante louis. Orri, encore moins satisfait de l'augmentation , lui répliqua , et toujours avec plus de respect, que cent cinquante louis ne suffisaient pas et qu'il n'oserait jamais présenter cette somme à la reine. Fleury,
comme pour se débarrasser d'Orri, l'augmenta encore de vingtcinq louis , et le contrôleur général , poussant Fleury de vingtcinq en vingt-cinq louis , parvint enfin à une somme de douze mille francs. Alors il en arracha l'ordre signé de lui , et alla , comme en triomphe, demander à la reine, sans lui parler du cardinal, si cette modique somme lui suffirait. J'en suis bien satisfaite, dit la reine de France. Le roi signa l'ordre pour qu'ils lui fussent payés ; mais l'expédition en fut si retardée qu'elle ne les toucha qu'au retour de l'échéance de ses revenus accoutumés; c'est alors seulement que la reine put s'amuser de nouveau au cavagnole , qui était le jeu qu'elle préférait, après avoir été longtemps privée de ce plaisir, et avoir éprouvé pendant un mois entier le besoin d'argent. Elle dissimulait néanmoins, et plutôt par vertu que par politique, cette conduite du cardinal. Quelques jours après cette affaire , elle envoya même chercher madame de Fleury , nièce du ministre , pour lui apprendre avec cordialité qu'elle était dame du palais surnuméraire, et qu'elle; s'empressait de lui en donner la nouvelle par amitié poub elle. Madame la duchesse de Fleury, qui vit en 1791 , peut se ressouvenir de ces flatteuses expressions, qui furent alors conservées par écrit.
Cependant, malgré la répugnance de la reine à se mêler des intrigues de la cour, le cardinal l'éloignait sans cesse de toute connaissance des affaires d'État et privait des grâces et des emplois , tant qu'il le pouvait , ceux qu'elle honorait de sa confiance. En 1739 , désirant que Nangis , son favori , eût le régiment de Pezé , Biron l'obtint malgré elle ; ce qui fut un motif pour la reine d'aller voir Biron, de lui dire des choses flatteuses et de faire collation dans son appartement. Deux ans après , Nangis, fait maréchal de France, aspirait à commander nos troupes, et Fleury , toujours constant dans ses projets d'exclure des emplois les favoris de la reine , préféra d'envoyer le maréchal de Broglie. Vainement Nangis s'offrit-il pour servir sous ce général ; Fleury, pour éluder encore, ajouta que l'État ne pou-
vait faire pour lui de si grandes dépenses. « Vous savez, lui disait-il, combien coûtent les services d'un maréchal. » Nangis, toujours plus ferme, répliquait qu'il renonçait aux honoraires , demandant avec instance de servir pour rien, et , comme un chevalier français , pour le seul honneur de servir. Le cardinal, poussé à bout, lui ajouta que le roi ne pouvait y consentir à cause de sa santé chancelante, et trop précieuse à la reine et à l'État.
Nangis était, en effet, depuis quelques jours, malade; mais, il l'était à cause des violences qu'il s'était faites au sujet des réponses du cardinal. 11 l'alla trouver un jour chez lui, et, prenant le ton d'un militaire décidé et d'un maréchal de France, il lui dit , en présence de tout le monde : « Je suis malade , Monsieur , a comme vous le dites, mais c'est à cause de vos réponses, qui « me donneront la mort. » Fleury, balbutiant , voulait attribuer encore ses refus à la volonté du roi , à l'exemple des ministres timides ou embarrassés qui rejettent les réponses fâcheuses sur le compte du maître et s'attribuent personnellement le don des faveurs ; mais Nangis le redressa encore , et , sortant de chez lui tout plein de colère, il lui dit : « Ce n'est pas à une perte sonne comme moi qu'on tient un pareil langage ; la décision « du roi dépendait de votre volonté. » La reine, piquée de toutes ces affectations du cardinal , voulut en parler à Fleury , qui fut encore plus ferme dans son refus. Elle alla chez le roi, le suppliant d'employer M. de Nangis , et se plaignant doucement , et comme à son époux, de la résolution du cardinal, qui écartait ainsi du service ceux qui lui étaient attachés. Le roi la reçut froidement, et lui dit plus froidement encore, selon son usage : « Madame, faites comme moi: ne lui demandez rien. »
Nangis mourut à Paris , pendant le siège de Prague, dans un dépérissement affreux, qu'on dit causé par le vain désir de servir. C'était un homme qui avait des sentiments , et qui avait été beaucoup et peut-être trop aimé de madame la Dauphine , du^ chesse de Bourgogne.