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à aller chercher un asîledans rAmërique. Il aurait , alors , donné un souverain de son choix à TEspagne privée d'un chef; suivant sa maxime favorite, qu'un trône vàcant/appartient au* premier qui a le coara^çi d'y. monter, maxime par laquelle il ;a d'aillçurs essayé d'établir sa légitimité sur le trône dç France, Les Espagnols avaient pressenti les projets de Napoléon et craignaient le sort des Portugais : aussi toute proposition d'un voyage qui aurait rapproché les princes des ports de l'Océan, était-elle* repoussée avec indignation.
Les événemens se développaient àveC trop de lenteur ^u gré de la politique inipatiëDti^ du chef de l'empire français. Pour accélérer leur marche, il fit déclarer vetbalement à Charles IV^ par le conseiller Isquierdo , (eitr voyé^ à cet effet, de Paris à Aranjuez on se trouvait la cour du roi d'Espagne ,) q^e l'intérêt de son empire exigeait l'incorporation à la France des provinces espagnoles situées sur la rive gauche de l'Ebre , et qu'il offrait , en échange, le Portugal que ses armées avaient conquis.
Cette déclaration , à laquelle le roi, frappé
HISTOEIQUE. XXXIX
de stupeur^qe répondit pas, dessilla les yeux du Prince de la Pai^. Elle renversait toutes ses espér^^ces snv le royaume des Algarves; il coQwit bientôt , par son agent Isquierdo ^ le but suppose des projets de Napoléon ; et , dès lors V il faut l'avouer, voyant ses rêvés d'ambition personnelle ^évanouis, il se montra fidèle 3ujet du monarque qui lui avait siccordé.une confiance si aveugle* Cette fidélité dura jusqu'au moment où , emprisonné à Âravîue^v^l sentit se ranimer, à l'aspect de la catastrophe qui le menaçait , sa haine pour Ferdinand, Aussitôt que les desseins de l'empçréur liii furent dévoilés , il fit proposer à Charles IV, par le prince dé Castel- F^apco , de se retirer à Séville ; dç former un camp à Takveyra , et de placer ainsi une armée espagnole entre la résidence royale et le$ armées impériales. De là , il aurait fait demander au;xL généraux français une explication positive sur leurs intentions et leur conduite. La famille royale en sûreté, les armées espagnoles réunies, on pouvait résister, avec moins de chances défavorables , à la fortune de Napoléon , et , peut^tre ^. aiv rêter oumodifier convenablement ses projets
XL PlUÉGIS
conquérans. Cette dernière espérance était d'autant plus fondée , que Charles' IV^ après la mission d'Isquierdo , avait écrit àson allié, pour lui renouveler la> demande, faite par Ferdinand, de lamain d'une princesse du sang impérial; en lui annonçant, qu'en raison d'une telle union , il abdiquerait en faveur de 4^n fils : il semblait à tout le ministère du vieux roi , que ce mariage devait satisfaire l'ambition de l'empereur, La proposition du Pripce'de la Paix fut acceptée , et les troupes espagnoles de l'armée de Portugal reçurent l'ordre de se replier sur FAndellôUsie:'
Malheureusement , ce plan du favori , le seul qu'on pût raisonnablement concevoir dans les intérêts de la familUe royale , ^ donna de l'ombrage au prince des Asturies. Ferdinand, habitué aux trahisons de Godoy, n'y vit qu'un dessein formé pour mieux servir Napoléon, en conduisant le roi et la famille royale à l'extrémité de l'Es-^ pagne , afin d'y faire décider, plus facilement l'émigration en Amérique, Il communiqua ses craintes à ses (conseillers et à ses amis ; elles arrivèrent jusqu'au peuple. Le voyage d'Andalousie paraisiàait préparer la fuite au^