LU PRÉCIS
seigneurGravina, et le baron de 'Strogonoff , ministre de Russie (*), et leur dit qu'il n'avait j'amais rien fait avec plus de plaipii? : pour le prouver , il ajouta que le bpnheur qu'il goûtait , en: cette .circonstance, .$;§]p^l9Jit ,lui avoir rendu la faculté de. signer de sa propre main; faculté dont il était' privé depuis long-temps par des douleurs rhfuthatismalcs. Enfin , dans un entretien particulier, il temoigna , avec une égale vivacité, les inêmies sentimens à l'infant don Antoôic) , son frère.
Le jour suivant, 2lo mar^v^Cha^leç ,iy donna avis de sa renonciation à 1 empereur Napoléon , motivant cet acte sur l'accroissement de ses infirmités qui ne lui permettiaient pas de conserver le fardeau du gouvelrhement, et le rassurant au sujet de Ta politique de la nouvelle cour, attendu que Ferdinand VU avait, potir la France, lés mêmes sentimens que son père.
La joie fut universelle à Ar9.iïjijeï; et à Madrid , à Favénement du prince -des Asturies au trône d'Espagne. Le nouveau roi ftit
> (T) Célèbre au|aurd'hiii par' le géu^ux inliérèl qn^il a montré pour les chrétiens gnecs*
JBISTO&IQtoE. LUX
proclame le âo dans la capitale ; les conseils, les tribunaux, les députes des provinces, tous les corps constitues s'empressèrent de le reconnaître et de lui prêter serment. L avis de son avènement fiit aussitôt envoyé par quatripUcata dans les royaumes d'Amérique.
Le grand duc de Berg , général en chef des troupes françaises , attendait , à Aranda de Duero, de nouvelles instructions de Napoléon. Le 17, il apprit les premiers événemens d'Aranjuez ; aussitôt , et. sans attendre davantage, il se mit en marche sur Madrid, où il entra, le aS, à la tête de ses troupes. L'attention publique, exclusivement occupée du roi qui était attendu pour te lendemain , ne se laissa pas distraire , par cet événement , de son but favori. L'entrée des Français , cette entrée qui devait être si importante pour le sort de la monarchie. espagnole , causa peu de sensation parmi les habitans de Madrid.
GOMMEirCEBCBWT i>V EiONJE DE FeRDINAWD VII. —
Voyage de Bayonwe.
Le jour de l'entrée de Ferdinand VII dans
^OM. u. d
Madrid ^ fut un jour de fête pour toute la yille. L'enthousiasme était général , les Espagnols concevaient les pkis brillantes espérances du gouvernement du jeune souverain; il n'avait pa;s beaucoup à faire pour donnei* au peuple une administration meilleure que celle du Prince de la Paix. Aussi , les premiers actes de son pouvoir feireat-ils de nature à satisfaire les besoins Jes jJus pressés de fa multitude.
il commença , à son avènement au trône , par donner un grand exemple de reconnaissaiace.' Les conseillers c[ui , pendant l'adversité , lui avaient été fidèles , furent appelés au maniement des affaires, tandis que , oubliant/comme roi, ce qu'il avait souffert comme prince , il consiervait ^ dans leurs emr plois les véritables hommes d'état placés par le favori : il accorda im généreux pardon à totis &es ennemis personnels ; mais Giodoy, ses parens et ceux qui avaient profité du pouvoir, pour détourner les denirâs de Tétat • à leur profit et pour vexer le peuple espagnol, furent envoyés devant les tribunaux pour rendre compte de leur administration.
Aloi> , pour la premi^e fois , le ministère
e§p^gppl «»t conn^i^fta^e , p^ les papiers
firet dQ Fopt^peljlesji. {1 CQij[îiïip»^ à prj?Sr sejtttir W âe^im m^4i^m fte Nftpoîéon ; pai§ il «tait l^op t^4«
yÎAqttiétwde causée p^ cei^e <jléç9»vmiB^ fï^t eofiofe gugfli^ent^ par }f cftçduite <^
teasM^ce sjJjçnciçH^e çpptïast^it siilguli^^r i^qt ayâe^'e:»altatiop bmy^nliie 4^3 I^ai^itans
dpM»dfi4.-
Le grand duc de gefg ^'^jt^t ^i^ponsé d'aJIer rendre visite ,^u i)puye3tjiroi^a4o 4 eviçgr les embi^rr^s d'unp recp^n^s^^ce qui pouvait déplaire à l'ejnpereur, H n'jyjpqrail: pas les n^oçiations 4,e Nappjppfli et di* Prinpe 4e la Paix^, et; il et^, s^aps dwite, {lans la confiçlencç d.ç Qç q^ii j^ya^t été projeté contre l'Espagne. V^dkation dç Çtarlea JV et Tay épejiiepj: jjp ferdip^nd VIJ^ renversait tous les plans conçus. Murât , que f ambassadeur français dirigeait dans ses déms^cX^ et qui moiiil^a\, dans cette oirconstance , une prudence cauteleuse , étrangère à son cataçtëre vioîeat , comprit quHl fallait détruire l'effet de l'j^qte splep^t^ rÇf: spon-