‹ Mémoires du Général HugoChapitre 18 sur 95 · UL RÉGIS · texte numérisé non relu

UL RÉGIS

Don Carlos s'avança jusqu'à Tolosa en Biscaye, où il s'arrêta, ëtonnë de ne pas avoir encore entendu parler du prince qu'il venait féliciter. Cette circonstance aurait nui considérablement au succès d^e l'intrigue ourdie par les agens de Napolépn , sans Far* rivëe subite (dans la journée du y^ivril) du général Savary, aide-de-camp de l'empereur-

Le général Savary se présenta sur-le-champ devant le roi; il annonça que l'empereur l'avait chargé de complimenter Ferdinand, et de s'assurer si les dispositJ,ons du nouveau cabinet, relativement à l'étroite alliance avec la France , étaient les mêmes que celles du règne précédent. Il donna l'assurance positive, de la prochaine arrivée de son maître,, et il ajouta que, du moment que Sa Majesté impériale serait convaincue que les vues du nouveau monarque étaient les mêmes que celles de son père , rien ne s'opposerait à ce qu'elle le reconnût comme roi d'Espagne et des Indes.

On voit qu'il n'était pas alors question de la protestation de Charles IV.

La réponse de Ferdinand au général Savary dut le satisfaire pleinement. Les pro-

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messes et les explications amicales de celui-ci tranquillisèrent les esprits et firent éva* nouir les soupçons ^ au meins à la cour. M. Savary n'avait point présente de lettres de créance ^ mais qui aurait osé douter de la parole d'un général français parlant au nom de son souverain ."^

Cependant un jeune Espagnol arrivé avec le général Savary^M. Hervas, qui avait connaissance des projets jde Napoléon, communiqua ses craintes à plusieurs des conseillers du roi y lorsque les agens français voulurent engager Ferdinand à aller au-devant de l'empereur. On discuta l'utilité de ce voyage dans le conseil des ministres; et^ les paroles de M. Hervas ayant fait impression sur quelques esprits, les avis furent partagés.

Par un hasard singulier, ceux des ministres , qui s'opposèrent au départ funeste du roi, sont les mêmes qui depuis, embrassant la cause de Joseph Napoléon , restèrent fidèles à leur serment; et ceux qui décidèrent Ferdinand à entreprendre le voyage , cause de sa ruine, se trouvent être ceux qui

se montrèrent depuis les plus dévoués à son ii)fortune; se considérant, sans doute ^

util ffhiciê

comme obliges à une ptoâ grafide fidélité envers lui ;, à <îàuse de l'abîme où ils l'avaient pousse par leur]^ avis.

Il ne faut cependant pas croire qu'ils le oonseillèrent, dans<;ette circonstance^ d'une manière qui a tourné à sa ruine ^ i^ns motil^ suffisans et ^écieux. Il y aurait de Tinjustioe à vouloir toujours juger les entreprises par les résultats ; car il y a bien loin^ de la raison humaisiequi prévoit, au pouvoir céleste qui dirige les événeMîMis du monde. D'un c6t4 les conseillers' de Ferdinand pouvaient, sans être taxés d'imprudence , se défier des aver^ tis&emens de M* Hervas : l'amitié de ce jaune homme pour le général Savary et ses liaisons de famille avec le maréchal Duroc, signataire du traité de Fontainebleau , plaçaient les apparences contre lui ; il ne pouvait d'ailleurs fournir aucune preuve de là vérité de ses assertions gmves. D'un autre côté , la <îot>* duite précédente de Napoléon offrait des actes également coïivaiucans et pour le croire faux et perfide ^-et pour le CToire magtianime et généreux. Il y avait de puissans motifs de peilser qu'il se bornerait à assurer son in^ fluetice prépondérante sur la côûr d^Es}^-

HISMUlQtE. htm

gfi6 en s'âbibhtitit le roi far. le» y^tti» chi Mng.

Lei ^ottstatiDii du çiéoi^âl SsiTury lem»portèrent éûm le cotifieil ^ et le voyage ftit décide^ Gependàft« le moniirque ne cônsi^dm point ^tte d^^mdrehe^ do^ûfime évknt Ma$^ dangw^ pninqu'^^nt de partir^ ii investit une junte, présidée par M>tt frère l'infant don Amotiiô I, du goftiveri»&ment de TÈ^pagne.

iJè diépart eut lieu te lo avril Le général Sava^ arak vôuîu accompagner le Ynùnar*qa^^piM^ entretenir davantage m e^nfiance^ il apurait qtiè, d'aprèâ laa nouvelles tpi-ll t^ ctmit de TApprache de Vempereuri^ le vx^yage ne étt prolongerait pas àA-délli de Burgic^. Lô^^e l'arrivée dan* tette ville démontra

kfiiUdseté d'é eès aàSfertionA 1^ lein de *e dé^ côftrager, il redt^Ubfo hardiment d'efforts et àé prottreSstes pottr entraîner le roi juAqti'à VitibHa , oh 8. M. G. arriva le tf\.

feit apprt)^hattt de la frontière \ le» dang*ti devenaient plus réels et le* inqniétttdea pltts ^ivtfe. Les craintes deis përsci^nnefe qui *c!«MHapagttaîent le*ouvef^in, gagnèrent h pîeftple de Vittorla.Legéttéral Sav^ry,, ^nta*»

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