‹ Mémoires du Général HugoChapitre 20 sur 95 · M. II · texte numérisé non relu

M. II

LIXX'VI Pi^GIS

par toutes les puissances de FEuropa ^ l'An^ gleterre exceptée : leurs ambassadeurs ^ auprès de Joseph , étaieut en route pour Madrid ^ ou même déjà arrives dan^ cette capitale.

Toute la noblesse qui n'était pas à Bayonne^ les Grands d'Espagne , les comtes ^ les ri^ comtes , Im barons ^ les chevaliers des ordres militaires^ prétèr^Qt^ sans hésiter^ le serment demandé , et le conseil de Castille tardait toujours à donner cette dernière marquée de soumission. On connut bientôt la càiuse de ce retard : le président du conseil savait qu'il s'opérait un mouvement militaire dans TÂndalousîe , et il voulait en attendre le r^ sultat pour se décider. Le résultat, défavorable aux Français, fut la capitulation de Baylen.

Dès que cette nouvelle parvint à Madrid ^ les témoignages de dévouement a arrêtèrent; la plupart des grands seigneurs qui s'étaient empressés de donner des gages d'attachement à un roi qu'ils croyaient alors devoir régner à jamais sur l'Espagne , quittèrent sa cour sur-le-champ , et sans prendre coogé de lui. Ils crurent voir, dans l'avantage rem-

UISTORIQVE. tXKiCyii

porte par le général Castanos , le renversement de la puissance de Napoléon , çt ils ne Toulntént pas soutenir tin pouvoir qui leur paraissait chanceler.

Néanmoins! ^ lorsqu'à la suite de cet événé^

ment^ Jo&eph de retira sttr Vittôria, il fut encore ^uivi par un certain nombre d'Espâ-

gnok^ ôonnuspar leurs talens et par leur naissaYice , qui ne pensèrent point qu'un serment put être rompu sans félonie , lorsqu'il avait été prêté «ans contrainte.

La retraite du roi à Vittoria fut suivie de rentrée , dans la Péninsule , de la grande armée , commandée par Napoléon en personne, n n'entre pag dans mon plan de présenter ici le récit des victoires qui affermirent, pour quelques années, letrôhe de Joseph t^'^no» plus que celui des événemens qui amenèrent l'évacuation de l'Espagne par les Français , et la centrée de j^etdinand VII dans le royaume patéraeL Je crois devoir terminer par quelque* dé- I tails Sur les motifs qui dirigèrent les partisane fie Joaeph dàris leur soumission , et sur la conduite de ce monarque sur le trône d'EÉfpagtte.

Page 1