‹ Mémoires du Général HugoChapitre 21 sur 95 · LXXXVI'II PRÉCIS · texte numérisé non relu

LXXXVI'II PRÉCIS

OPIiriOW PUBLIQUE DES ESPAGNOLS.

Aucun des signataires de la constitution de Bayonne , aucun des Espagnols qui prêtaient serment de fidélité à Joseph ne se faisaient illusion sur les manœuvres odieuses de Napoléon, pour enlever la couronne d'Espagne à son légitime possesseur. Mais Ta* bandon que la &mille royale faisait de ses droits ; les décrets que Ferdinand VII , et son père, avaient rendus, pour engager la nation à se sôuinettrë à la dynastie nouvelle, les dédommagemens qu'ils avaient stipulés en leur faveur et dont ils paraissaient satisfaits ; tous ces motifs entraînaient les esprits vers le gouvernement nouveau, qui était appelé à guérir les plaies profondes faites au corps national par le favori de Charles IV. Une opinion généralement répandue aidait, en outre, l'établissement de la dynastie napoléonienne. La plupart des Espagnols éclairés croyaient que la nation ne devait pas montrer plus d'attachement et de fidélité envers ses souverains, que ceux-ci n'avaient montré pour elle d'amour et de constance : <c le dévouement, disaient- ils, exige du retour. Il

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