CHAPITRE IX
Partis. -^ Succès. — Suiaief. — Leur «omponlMni*
Royal-Étranger.
La division Lapisse^ du corps du maréchal duc de Bellune, s'étant portée sur FEstramadure par la rive gauche du Tormès, le major-général de S. H. C. m'envoya Tordre de communiquer avec éUe , aussi long-temps ^ue je le pourrais » même au-delà des montagnes et du Tage. Je revins en conséquence m'établir à Piedrahita ^ et, de ce point , je détachai le capitaine Stoffel , avec deux cents hommes qui joignirent cette division dans sa marche et raccompagnèrent jusqu'au col de Bafios , dans le prolongement des Garpentins , connu sous le nom de Sierra de Francia.
J'employai le temps de mon séjour à Piedrahita en reconnaissances su/ la rive droite dit Tormès , rivière qui séparait mes postes de ceux occupés par Fennemi. Déjà maitre du passage du Barco d'Avila , je songeai à m'emparer paiement de celtd du pont del Gongosto , qui
owfre lacommumeatton ayeela valléetiePiedra^ hita : un vieux château tombant en ruine pouvait, avec quelques réparations» recevoir un détachement et lui offrir un abri contre un
coup de main. •
Ces deux points occupés , Fénnemi ne pouvait conserver de relation* avec ses détachemens postés ^ur FAlberche , qu'en passant par le Puerto- de Tornayacas ; ae qui » Toblig^aiit à tin jiong détour, jnrotégeait la partie haute de la province contre ses entreprises ; el lorsqu'à la suite des pljiies, fréquentes dans là sâiaon^ lei^gués du Tormès devenaient: impraticables , il ne pouvait , en venant de la pr0vince de Se» govio ou d* celte d^ Salamanqu^ f passer que par le pont d'Alba.
D^s partis sortaient de Piedrahit^i et piM^-cour^ient la province d'Avila^ tant en remontant qu'en descendant Je Torroèsw L'un d'^ux commandé par le capitaine Stoffel^ de retour da fiçxx expédition, battit un détachement ennemi qui
conduisait 4^ bopu& .à Çiudad-jfcpdr%p et les )iii prit* Comme nous ne manquions de subfis^ jtances d'aucune «spièce ^ j'envpjîiji ce troupeftn a Madrid.^ dont Tbopital ivUUtair^.é^it mal approvisionnée Un aptre détachfçipiçnt jenlev^ Iqs instrumens de musqué ^ le drap.fa¥{ d ui^ ^bataïUon de nouvelle levée , faisant 'partie des
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petits «t^ttiiwtf f doniwienitxMif 0111^9 Imu à; qûcit q^Qd troits^df vdleiw^ i)ue )e uWQmJIrertati de jré^ cpmfiejiMy pour 90 faire oattrcidd phi^ écletensi C'eat AU foojreii de h ^^raode l«|itiidi»'»que'id |U>i mWviût dooftée^lfuit àce su^t ^«'à beau-* çwpid'fiUtWB.y qjsie }t tnfipléais a dlanqa des oir^oii0jma?9e^g»oltey «taplatot Âleurdéfirat dflf»m#e tNa.Tigueûr« Sans seUelatilude ^ U Té^h mwJt Hennit pa feMutotdridompOfiéd'iiodmies d^ tMitel ltftii«ti<ms, d'ikmmilefljM^oKittuxiés à im 99rfiça-9VifUt à de9r^hfifi|Ja^.pklpQlrt8flals^ énergie «t ^9M t¥d>itud68 . militàftiiBft t ^l^fidlaii; %xama»nt plus qu'oidindiroi (iour lifircfe^Uîé èttùdea fwrliei an^i tiétéroglto^ , p^<H'jairaîétiBade,^rëikioldoli a une Jbppa0.diâctplibQ*.ûai» .leipiiuqîpe
QM^fl^i^er dlMtf^ 4o0. hây reiM 1 îc^éfAi^Bt de» Tek Qimtîpu^su Xa ptiaDÉi 9 ie piquet. v fes velenu^^ n-y jmâttf^Dit niMun .i)?ein. U y en lattakim Mpendi^t» et.)s le tfeMTai da» Toidre du;îout 1^ pjua abacdlu. Sen exeusc) fui dans «on aaartif et Ken beUTCux we^è» y ear dapmt ea publiealioii, iHwa A'enleniimes plus qn^inie seuk fois perbr d« wL Cet. ordre était ainsi «onçu t : ¥ lottt .individu stuqpris en vniasit dans le « tUHrcèsac d*UA il« e^B itamaiédeb ^ sera par eum « )f«é per la fenêtre..». . > .
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i^Le mâlheumiax qm faillit en él^e ¥totiti$&, était un sergent né) en Sutese-; il crut bien qu'il était perdu. Pm sfurlefait et tconduitchez moi, je né vouhis publiquement et devant lui > écouter aucune 'prière, mais je recQUiniandai aux deux 80U9*<^^iers qui the Fataient amené et qui , par Feiiet du hasard , sç trouvéient* être des Uommes très forts, dé se réserver Fopérfttion , de la simuler de manière à' firaipper fortemoit Famé du coupable y attendu que )e serais sur leurs pas^piorur-las arrêter à tempa^ La chose fut Gommenoéeaiqsiique |e Tavais ptescrite , rhommefiàshùté , l'hàlntudedétruiteët la sûreté enfiri^rèlabliedans les chambrées* • LesiSnifl^i aùi service de TEspagne , pour ménager-la population de leur pays ^ ou po^ravoir destsoldato à bon compte', se recrutaient de tous lès étra'ngers qu'ils trouvaient. Pendant les campagne» de Bonaparte en ftalle:,beauicbup de prisottùieirs furent dirigés »sinr la Toscane'; les recruteurs s^iis^s obtinrent «^ général' qui eoiDÈâttandait les troupes: feançaiSes dans cfe beau pays , là: permission d'enrôler pour les régimens aift .service d'Espagne ; celle d*enibaYquer' cses recrues leur fut ensuite accordée. Aussi les Suisses aUi^sarvice»de Charles IT^ étaient-ils composés de soldats! doi toutes les^parties de la vaste monarchie autrichienne : les 'offieiers et sous-
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officiers , et im petit nombre de soldats seule-* aient ^ étaient nés dans les treize cantons.
Au mélange apporté par les suisses dans le ciment , il fellait ajouter celui causé par les^ autres corps, wallons et irlandais, ainsi que par les pridomûera anglais , à peu près composéa comme les Suisses. On trouvait donc dansiRoyal-» Etranger , des Hmigrois , dès Bohémiens , des Pcl«naia, (pielques Busses, quelques Danois, deuiL .ou trois Egjqptiens , et autant d'hommes nés en Angleterre, il y atait dans le principe , beauboi^ de . Français de Farmée du gtoéral Dupont, que l'Empereur, lors jde la puise du Retiro, avait^ ainsi que je l'ai dit, crû devoir repousser de la sienne , mais que depuis il a^ait fait rédbmer ; sa politique ne les avait ostenri^ hlement repoussés, que pour les faire repreiû^e en cachette, car il estimait tellement leurs qua* Utés morales et guerrières , qu'il assurait.aimer mieux «donner une province , qu'aucun d'eux. Il ne vaidait plus enfin qu'un seul Français ser* vit ailleurs que sous ses aigles. J'eus consé<quemmeiit beaucoup de peine à en conserver qudqiiesruflis ,. dont l'admthistration ne pou-«vait se passer, et qui jamais n'avaient appartenu À l'armée impériale.
Unlieutenant italien; nommé Supiu%r qu'après la moit du csqiitaine Ménestrel^ ^ atais.emtoyé
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ÂTaUadtklid, pour recruter ke étraBgen qui pouvaient fee trcMiYer daui les pmdnuierd qù^on fiûsall de- toutes parts, faillit me comprûtnettre liCBucoup. Il àvart miss iustruotioDs écrites, qui^tÎHites portaictit la défense expresse d-eii<»' rôkr auGUB iqdividu faisant partie dés ariùéet ifiapétialea ou alliées. Ne côâsultft»t qu'un aèie très indiscret , H alla roder daits lel bâpitâAitt.^ ^bnss de sa oomuiisston , et m'^voya cpicAi^es humilies isoUa dont les oer^s se trouvaient en AUeœagiie, et qui, ne dematidant paë mieux que éc me point eUer A brin , avaient çiMieenti à se dbnner pour étrangers. t— v^
Une Iel;tre foudroyant^ du général Kriieiv tiianns fils i m'anncHiça la conduite de Supiiai , bien afvatat que le premier convoi de cette espèce lut arrivé dans Avtla. Sopiqs avait été arrêté ^ le deusième convoi était rentré i Yalla^ dolid , et le général s'était énippessé d*en rendtie compte 9u ministre , avant de s'assurer fit j'avais quelque tôrtsdans tette affaii»i & £• le duc de f dtre m'éctivit, ait nom de rSmpennir, en Mm menaçante toute la colèrede ce chef sitpcén^ de farméci Le général Kelltemannne tardfi pae , U estvriri^àTeoennaitre^'par r^namendesinstruo tiens de Supius et de ma correspondanceavee cet offiçieri queie ne méritais aucun reppochn; mais sa lettre était partie, les mesures s'étaient eiéc«i-
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tées t et n'aTaient aem qu'à me (aire enleier quelques bous sujets , qui , sans avoir appartenu à Tannée impériale , ni à la conscription ^ étaient venus s'enrôler Tolontairemént dans un résinent où la fortune pouvait les combler de iaveurs.
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