CHAPITRE XVIII
Batailles d'Uclës, d'Almonacid , d'Ocaûa el de Médina del Gampo. — Second isolement d'Avila .
La soumission de ces deux guérillas montant ensemble à près de trois cents chevaux, pouvait me donner les moyens de poursuivre activement les autres partis, qui, de temps à autre, se jetaient sur ma province. Mais un nommé Guerido, l'un des domestiques de Morales, lui débaucha une très grande partie de sa troupe; etLopez, après avoir séjourné quelque temps parmi nous , jugea convenable de retourner à la sienne, dont une trop petite partie l'avait suivi.
Avant la soumission de Morales , homme honnête et bien élevé , toute ma cavalerie consistait dans le i" de chasseurs espagnols , qui avait peu d'hommes sûrs ( car ils sortaient presque tous des rangs ennemis), et moins encore de chevaux. Néanmoins, en m'occupant de monter ce régiment , je donnai à Morales les moyens de se former une compagnie franche avec tous les
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déserteurs montés des autres guérillas; mais ces moyens ne lui servirent pas beaucoup.
Au grade de maréchal- de -camp de ses ar-** mées , le roi jugea convenable de joindre en ma faveur Tinspection générale de tous les corps formés et à former. Des inspecteurs furent nom^ mes plus tard à chacune des armes ; mais cette disposition ne changea rien à mon titre , et je le conservai jusqu'à mon retour au service de ma patrie.
Presque à l'époque de ma nomination d'inspecteur , je fus nommé commandeur de l'ordre royal d'Espagne, dignité qui valait 3o,ooo réaux de rente.
La fin de l'année 1 809 fut signalée en Espagne par le gain de plusieurs batailles , notamment par celles d'Uclès et d'Ahnonacid; mais la plus importante , comme la plus complète , fut celle d'Ocana (*), livrée en novembre.
Les 4' ^^ 5* corps avec leur cavalerie, la 3* division de dragons , la garde du roi d'Espagne, et quelques régitnens nationaux de nov/veUe formation ^ battirent près de cette ville Tarmée
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(*) La fontaine d'Ocana est très curieuse à voir, tant à cause du grand volume de ses eaux qu'à cause de sa construction particulière et de ses magnifiques bassins , dont aucun géographe n'a fait encore mention.
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espagnole de la Manche, forte de cinquante-cioq mille hommes , y compris les renforts détachés dé l'armée d'Estramadui^ , et la détlruisirent si complètement, que tous: ses bagages, son artillerie, trente drapeaux, trois générausi, sir colonels, sept cents officiers et vingt-cinq mille hommes , furent pris ; qu'enfin quarante mille fusils restèrent sur le champ de bataille , partout jonché de morts. A la même époque, le T' corps, qui avait peu d eanemis devant lui, passait le Tage a Villa -Manrique /.prenait ,un millier d'hommes et une énorme quantité, de bagages. Le roi Joseph commandait à Ooafia^ ayai^t pour major-général M. le maréchal duc- de Dalmatie. On retrouva parmi les prisonnief s beaucoup d'individus qui avaient déjà plusieurs fois prêté serment de fidélité aU roi , et qui l'avaient servi quelque temps avant de déserter (*). Un décret porta qu'ils seraient jugés par des commissions militaires.; et , malgré cela , telle était la clémence de. Joseph, qu!il leur accorda ensuite un pardon général. On avait vu ce prince parcourir le champ de bataille à travers la mitraille et les boulets ; op l'avait entendu dire partout aux soldats français : Mes bons amis , épargnez ces pauvres Espagnols , un jour ils
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(*) Ordres généraux de l'armée.
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seront ^o$, tompa^nJôns d'ûârmea.i Santc^s parcrf^à touchaDtes , Tîurinée française eèt fait comme à MeileUin, eHe eût couvert le terraÎA deà BèmbrêtniL ennemU qpa'elle se coBtenta de désarmer.
Le Royal* Étranger enrichit son efiEectif de tous les individus nés hors des domaines: dis FEfff^agne ,^et pris dans les trois batailfes dont je vi^is de. parler; iL compléta ses bàtaïUana de guerre , et ]e portai rorganisatton. du 3*^ qtiaWè compagnies;
' lUne autre armée espagnole , 4ous le. comman** detnent du duc del Parque, combinait,. à. lfé«* poque de la bataille d'Ocana , ses . opéralioos avfeC la grande avniée 'de la MMiehe, «t;devait^ pendàM que celïe^i s^avançerait sur. Madrid , é'attacher à cot^r la retraite de Furmée fraiH» çaise, im s'émparant des puertos de Gtiadarama et de &omosierra, domme si la grande r^itte d'iragc^^ par Ouadalaxàrâ. n'eût pa»texBSrf;é; cbtetme si lé pays entre la^Karama et THenarès ^*eùtpàs offert les plus béllèa communications pour ailriver à l^iguenza ; ^ifin^ ,• comme si le cours de rHenârès n'eût pas couvert là position la plus éscatpée-, la tiioms appuyée ^ la plu^ sûre pour une armée en retraite^ la |>lus iï|â«* bordable pour un ennemi vainqueur. Depuis les malheurs du général Dupont , les Espagnols
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sendblaient ne rêver q«9e 4a pareil^, ^upç^f ; ils .curaient oublié que L'9i;iiiée de cet babile et ipalheureux bificier, -quoique 't4Mte çqoapMée de îeiMièB* ;coDfqritfl , » était Déi(D«9eîii0 précipitée à trois différentes reprisée; »Ar .les Ji^ilf a ^^^^ mies:^ et que ohaqiie.ioia y apré^ a;iroir p:mi)^ft4 leadeûk fôreinièr^, «die u'a^ailt ¥U ^çhpuerees eJIEfcrtsique devant luie troiaièixiecphiafoirQiidable qu^ les-deuiaiiIreB. - '
' L'ovploceBieBtil' A^il«5 ailfc le ^bcapaip le pHis eoèrt pour arriva aiîH puertcfs dôqt j'ai, parlé p «9^t donc ftôt' .donner à Baleâteco9 Tordre de anrôbecsiM' cette iHUe afyec quinai^ batfiîll^^ns, pe^daqt que le reate de Tairinée déboucherait sûr ma pnorinice^par Alba de Tocmèa. ^ : J^obaervaîa eètte armée depuis, aa forpQatipo ,s ët^ la.vclyant se gtoMÎr autant i^ }e p^nsaî qu'elle nié Uinfonît point à prendre TofiepsiVid ; dès lofa 'fe jfugeai conVenable de ne riea cono^pro^ làçttre deiratit cHe^ Les postes :di4 tua: Ugpje du Termes n^étalent plus teiiables. Dans eeltc^ circcnt^diaboe^ fe më poitai au col à^ Villatôrip^, pour tes Mre^repHèr sur imoi; et/lorsq^ue leur i^^u^oft- fut complète^ je t me retirai sur Ayila» afin'd'ya^tt^Âdre Tennenii. r; ,
M. le général' Kellermann , également i)afymké des préparatifs du duc del Parque ,; ctacentra ses fôt^ces dtisaârcha sur Médina, dd G^impQ. H
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y rencontra Tennemi ( le 38 novembre 1 869 ) , très affaibli par le détachement de quinze ba* taillons fait inutilement isur, moi/ Je dis inutilement, parce que le duc del Parque avait cru mal à propos que la présence d'un pareil corps me déterminerait à évacuer la place* J'y fus effectivement autorisé, mais j'en avdis d'autant moins l'intention , qu'à cette époque Ayila était beaucoup plus en état de se soutenir qu'en )uil* let, où il avait fallu créer tous les moyens de défense. En jtiillet, je n'avais pour ainsi dire rien ; en novembre, j'avais de l'artillerie et des canonniers français , des munitions et des vivres pour quelque ten^ps, en les ménageant à propos. Les retranchemens étaient perfectionnés , et je possédais tout ce qu'il me fallait pour les bien défendre. Ainsi mon devoir était de taiir, et je fis bien , car , pendant que je le remplissais , les affaires changeaient de face. . Le maréchal Soult détruisit la grande armée à Oca&a; le général Kellermann , à la tête de sa belle cavale^ rie, écrasait, entre Alba et Médina del Campo, les corps qui avaient passé le Termes; et Balesteros, retournant sur ses pas, n'arrivait pas assez tôt au secours de son général , et se voyait contraint de se replier avec lui sous le canon de Giudad*Rodrigo.
Tous les généraux de l'armée française avaient
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]ugé ma position insoutenable dans de pareilles circonstances, surtout encore eh Toyant le brave général Ferey se retirer d*Arevalo avec sa division. Aussi ma résolutiûU lêùi^ 'fit -elle plaisir, et redoubla-t-elle la confiance que le roi et son major^énénd avaient en moi.'
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Conduite des habitaas.î^.iatpfoyîtwp^çqy^jSjlm'^SQli^ Cruauté des guérillas. — Représailles. — Leur bon effiH.
Instruit de la défaite du duc del Parque et de la prompte retraite de Balesteros , )e m'empressai de reprendre ma ligne de postes et de couyrir la province de' colonnes mobiles ; ces mesures étaient pécessaires pour éloigQer les partis etmemis , pour opérer le recouvrement des impositions et pour contribuer à la subsistance de Madrid ainsi que des armées impériales. (*)
Les habitans des campagnes , n'ayant qu a se louer de la discipline des troupes françaises et de la conduite de celles au service du roi , ne déser-
(*) Le 1** de ligne espagnol, fort de quatorze à quinze cents hommes^ aux ordres du colonel Corbalan , venait de m'étre envoyé après la bataille d'Ocana , oh il s'était trouvé; le i*' de chasseurs à cheval, et la compagnie de Morales, prenaient aussi de la force.
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taiènt jamais leurs maisons, et donnaient aui^élachemens de passage tous les rafralchkbemens qui leur étakiiil légalement id^aodèsi lUétàient accueillis dans nos muvs- pav \m si^dtftî^ deis déut nations ; et ces soldats lie ^raigiiaieM f^us^ j trÂv Terser isolément k province, dVmef^tMSinllé 4 Tauire: in méfme, par Ikasardj qfÙ6lq«i0|fèe)^ilIâ; frdÊËÊèhiàêàBt la frontière , Hitr ^faisait Mûrir 4és dâi^ers, chaque tabitanii s-cttu^tHesiÂit de leur <>ffrir^im àsâe» '' ^^- • -- »' .••■:.'i^'-> > -•:?:• ^ •■••î ■-' J^êqt^éh^fSi qiiand l0$>gff6riHa9faisni€f»t defe prisotmiérs, dû qûalMi Idi'FrttnÇâtiS ett^fefisâient 'Mt" leS' gliarillas , Itf mort était de fkn ^t d'àiitre rtiniqué esfiéranc^ de 'éeê'- infoifuntâs; Maié'^ce qu^ ^ araSt dlnc^ftséqueiit de.k pëèt dfei Fràfl^ càiê dans ciMte cruelle tédtptùditi^^ c'eét qiie; quc^lqûe les armées eâ)MignéliÉ^ ftissèÀt peu' rè-^ dautalyte» ^nr les arttiéds impériales , les prt^ S^ifodeti que c^lé^ci lë(lf feifgidênt élfeiiMt rës^ pectés eiWAiVki ^lôn le dndit des^ géùs; iàhèiti q«ife les guei4llafs,"lâ 'Séuté p^i&n af trabd^ 4&fté^ la patti^^ûleVéé de hiildàon , ptti^l[fu*èSlëiÉ liaient partout ^ ràffiikt) des^ bdmii^^ isfèlés et dés petits tlkachemënis , étaient trâ)téës''66iniâk des batidits , et ^ar réprésàilte^ ftàillàtélÂt aus^ tô-àfe lès malheutéu^ ptf^oMfîèrs qiit hé • Vôuv lààeiit peloft ï'enrdleT av'ec elles.' Cksat peuir' toti# uâe Ipâie^re fiisiaèéine a«rtoriséèpar Vex^tifple {et
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peu d*officij&is» ft(M:ige.aieat à lui faire changer de canacjtèrç... ...
, Jayaîs dé\k réuni .une douzaine de pareils pridom<ieii9>etjiçJew. avala annoncé mon projet de J)$ur. /sauYer .la; vie si, la.mon exeipple, les g^emUas^vo^iliiÂebt épargner les jours. des soldats d0 ,w*pe^ armé?, rfui toniberaiwl entrp leurs main^i; -mais.en le^. prév,enant de me^ intentiona^ J0:lèu(^ayaia.dit .^ue je ne pourrais les remplir, si leurs camarades continuaient à frapper de UÈ,çri tQuye^ l^urs prisonniers. Je ne négligeai rien pour^Qmier de la publicité à cette déclaration. Unç. gueriUa qui avait le projet de m'enlever dans i^n domaine que je me proposais d'acheter avec .le million qu cédules hypothécaires qu^ le roi in*avait donné pp^ur récompense , fut informée par- radminisjLraleur des biens nationaux del*heure à laquelle je devais m'y trouver. Déjà deux de mes domestiques y^taient. allés pour m'en ouvrir les poTles , et je leur avais recommandé surtout, de s'y rendre à pied, puisque cette propriété (Je 'couinent de S^nto-Tomaso) est située à,l^i(ne deà estrémitéi .d|i fauboui^ de S^int-Françpis à AviliSL/mémC;; déjà, dis-)e,. ces domestiques y éta^nt arrivés, quand on m!annonça un courrier, extraordinaire du roi. Là dépêche de S. 1^. ^m'ayant été remise, jé m'occupais d'y «fi^ir^e* réponse, et le courrier re^
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partait ; lorsqu'un canonnier vînt tout essoufflé me prévenir qu'une guérilla avait entouré le couvent de Saint-Thomas, m'y avait demandé, y avait pris mes domestiques et avait enlevé aux environs un Convalescent français auquel lea médecins avaient ordonné la promenade (^).
Je fis marcher de suite contre ces brigands le piquet de service Commandé par le capitaine Kauffmann. Cet officier aussi brave qu'intëttigent , poursuivit Tennemi pendant plus de deux heures , et ne pouvant lé joindre , me fit rapporter dèthÉ une charrette les cadavres sanglans et dépouillés dés trois infortunés ^i avaient été pris.- C'est en vaiBi que ces* malheureux avaient demandé qu^'avant de les faire tnourir on leur accordât les seoour^ de là religioti {**)'^
l* ) Ity a dans la ga&re et» actes natureUemqst làchQS ;> le massacrp des malades et des blesséa paF.t$au^èremeii.t *.; c'est aussi le .seul qui ne puisse être permis ,en représailles. En 17979 on massacra dans Vérone quatre cents Français malades 9 sans autre motif que le ressentiment contre leur nation, et cette action atroce causa la ruiné du gouvernement vénitien.
(*^) Cette demande était pirincîpalement&ite par moui valet-de^hanibre^ hoànse Sort religieux^ et qui ^ outre le désir demauxirven chrétieui^ avait Tespéranoe bien fondée 'qu*aucun ciuré des villages de mon gouverne-
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loin d'aypir égard à leur prière^ on les fusilla saus pitié. à ]b vue de moja détachen^ent , et on les jeta â mojitié morts .4^ns le ruisseau 4? la Dehesa pour, achever de Jes faire périr»
Cette action atroce , çpmmîfe 4fi, 9a<ig-frpid sur un m£iU4e et des nm. ppmb^ttws ,^.péi}étr9 tout le monde de la pl||9 vive ip^ignajjioi). Elle créait de vlgoui^etusq^ refré»^\^ ppur prpd^vfs un efiiet ulîip ^ h 4^a\i^ d§ Fhuiiiêl^îté , €$ je. fis prendra da^^s p^sdQVf:^: prisonniers Je» trw ^i Appart^xi^nt; à ][^ hwde asfassiqe, !« Jeft fi» fîOl|d.^ire ^vi bopnd .4^ .l'A^^js^t^ JeSjy iKs
(wsitter; ji .«us^i f^m : oonfe^siop, i, m{^i:4 leur»
prîèrQ«b.$K;C^U99:jqv^ le çj^pin^ , ^ayant jk; ^ t§t(Ç l!éyéq»B^dfàvil4 ,, bopop^m^ , .r^9f^f\%^\^le^ e^; inoa fi^ipi), mn^itn'^dteif^^ifielenmUemmf'J^r le lif^ même de Texécution.
En donnant au jp»euple ce spectacle terrible ^ qui vépugBsfil^à med^^' prhicipeft ^ mais* qui me pàraiéisàït nécessaire' et sttsceptiblè' d^empécher à' TàVéïiîr lé massisicre dès prisc^nniers; )ene négligea^ pas die jpro^amer encore ine» motif!» el de déçlarerhautëmeot que, si les guarillas you-^,
idbJa»*MUbMULrfMibHiMHM*é«aiitaMMMawMM
ineat ne pénii^cttvaât qp^mà lui cbHiDât: la: niovt dès qtc'il wéemW^ttQtÊwsÊ^r -Cette 4lécl«ràtîoi»<Vaanttt eiSioe-' tivcniCDt«diiVéy tàû/tA que* seif deoXi^iilâMrlunéSiCoin-»-
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ladeut adieux .traitier/ les. iadividiii^ qtii ^tombettuen^ enttaletu» itiaifiAi» ôél pefîré^aHkà Qê 8e TeBqirvéUetaieaèpkift. Jepo«Hfai8ii*atttaat mieuïi iparier deia^iarte qu^ tooa^iiEies dâscoiiiHr étaifiBt mot pfeeae^Mot rapportés à. TckHiemti .
Oé)é' qpKlIfàe^ .jours* s'étaî^bt éooiilés depuis cet* événement tragicfiiei, Idcsqifr'.uxio gUerttla tra«' ▼ersa la province, conduisant ven^A^à^T^t^ ûès)de» soUattf français J8(^^ sortant des hôjpitauac «t .priS' sans' idéfenso jsuiS /la roUte de/B wr^ Ifos â.Afadriflw Las4'de'ks')ti9a&iipr après soiy le triiéfy anivé'dl Jy^tco.âandio^. village: de ji^^ ffgfmtoràmmmktj pri|t ia.détcrBsinatioB vde Jesfy Êûre' fwtliér'«t domia'sea ovdirâ^. ea conséi]picnce«'Haisâ«pèà]ie ses^ordrc^s^fîirént^ls itoraïus des habitans , que tous , le citré à^ leiur ftétev déclarèrent avec fermeté qu'ils ne souffriraient pas qu'on les exécutât au milieu d'eux ; ils représentèrent que le gouverneur d'Avilâ faisait des prisonniers et n'en livrait à la mort que par esprit de représailles; que- dtntiièrement encore il en avait renouvelé la déclaration , devant une population consternée; ils ajoutèrent que si ces soldats français périssaient 9 il était indubitable qu'ils seraient aussitôt vengés à Avila , sur des prisonniers qu'on y détenait et qui désormais n'espéraient de salut que dans l'humanité de leurs camarades.
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Le chef voulut mépriser ces remontrances , mais elles avaient fait tant d'eflfet sur ses subordonnés, encore assez peu soumis à la discipline pour avoir une volonté» que d'eux-mêmes ils prirent les soldats français sous leur sauvegarde, en protestant qu'il ne leur serait fait aucun mal, et qu'ils les remettraient au gouverneur de Giu'* dad-Rodrigo«
Je ne tardai point . à être informé de. cette heureuse détermination , et j'entrevis alors rins>tant où , fie part et d'autre , on respecterait enfin la vie du guerrier désarmé. Bientôt: je fus dans le cas de prouver que la manifestation de mes sentimens à. cet égard était la suite d'un plan de conduite , et non de l'inspiration d'un moment d'humanité.
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