CHAPITRE X.XII
BdcNir d<i moine Concha. •— Stt miâskm.' -« 6oa départ pour
Paris. — Sa' riécompense.
Cepkhdaut, depuis que le moine Goneha' atait été pris, je n'avais eu quedesrenseigtieiiieQSL vagues sur ce qu'ii était devenu^ 4t cestrçftdeH gBemens vaàaient beaucoup entre etiuu Un.«^, les oris des enfans -et la tumeur que ij'entmdis dans la rue voisine de la maison qUe')'bâibitaÎ8» me .firent, présumer l'arrivée de qudque per-* sonnage extraordinaire. Je vis presque aussitôt entrer danamiEieaar plusieurs guérillas achevai : celui qui paitaissait être leur chef , vêtu élégam* inent, portait ?uncvest€[ brodée «i or etei|i scii^t suivant la mode de TAndiâQUflie««;. .«;> i .
Ce costumé de fai^anié^{un>long:fcstee^à^ la hussarde^ une lai^e paire d'épbi»e»mlMi8tàcbes; m'empêchèrent de reconnaître : tdut de , suite Concha , ce religieux jdont f'ai.^rlé plus haut: mais il me salua ,* et le soude^aa ^9oix' décida fat Teconnaissonce. .: • :•. i • '/ vov-j --• *:!. f-
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Après les complimens d'usage ^ quelques exclamations causées par là surprise de le voir reparaître, Goncha, me tirant en particufier, m'annonça qu'il «vait «^à ihe communiquer des choses de la plus haute importance. Nous montâmes 4âtas tnoa cabinet. Là , il me .fît tout au long le détail de ce quî lui était arriYé depuis son départ de chez moi jusqu^à son arrivée à Seville, détail qui se trouva parfaitement conforme à ce que j'ai rapporté plus haut. Conduit près de H ^ible , il^Viiit tJdïité le roînavr qu'tt avait tttmngé ^fèts'étatt csisu^te trouvé^ coc£)Qd«t avec hi fo€rle ^'jntrigans • qui , dans toutes 4es eapitâÎM, assiègent )le gow^meniciiti^ leurs ppo* ^ts ^ de-leafs poréteotions* La f tonte' ayant' foi dans l^e de^Léon à l'approidie de F-arméeJm-* péridte , Gotvcha n'agit pu se ^iMspem^^âe l*y âuivre*- -
Il était alovs {[t:!9ndement <p!ietlioo::d<'wi néu^ veau voyage ^e Fempereur 'QB '<Bspagi|e$ e» albit yasqu^à dire que dé^â^Boa-logiôBsept était marqué sur une parue dé sa rotirte^ ' ' £ai»rinl^:2airantujiérs.qttl se irauvaient. au lied^d^Si séances id^'eevtès, ^U y avait un ii2>api-p taine, ^désÉfftEtur, .dit^on ^ de nos aoéiëf^. .Blètn ite; l'dspolir diobtehîii' une récompense véçlatante, cae liraiiBfiage jffiâ^ina difiéreiid moyens de mettre fin aux jours de l'èmperenn; *HiaJs«ehii
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qui fixar {avantage ^ »u dke ;4e CoBidia , jCatten^ tioa dtt comUé lecrçt chaîné 4e. les laminer ^ fii^fc .1^ . dernier , puéienlé lorsque les Jicuits de œ noMfenu vojf^e Vaçcféditaim^ JLe moyen , véritable maiçbme infernale , çoMi^tait à faire placj» quatre-vingt barils de poudre sur la çrâtc^ des rpdiers qui tombent à pic sur un des oôlés dela.roiite etltfo Mondragon et.Beitpara. L'uutro eoté Me trouve resserré par le^ eaiu de .la Deba« m cet ttidcoit Xp^s profotMi^. Ce mi^^yen .ne.pO'^ raissjiit pas d'wie difficile ex^oution,, ^ ce i^ue le n^Hubre toiuiour$ croissant doi gu^iUa^t sur la«f oute d^ Biscaye 9 ne I^s^^t prtsdUi^ g^ruUona feançaises la piQsstbiUtéd'ei|)lorerlepf^s.£Ile3 se boroiûent àasjsun^JescommunîcaCiowetÂpro* t4gM kanood^reua^ ooia^vojbqui se dirigeçiieiit.vfrs les amiée& du.centre etdu.HBldâ de la Péninsule* I^a .poudre nécess^ve pouvait èdre faciUiinent envoyée ipi^ uu des .petits iports d» ]Utos;f4 d^ i;Qc4iin,,non occupas pv le» Françim. C'était par cette voie que lli«Si^ le Castor receyai^sM les uramticaB de gueive.dont JUs.avaîc^tibesoin. Gopcha, qui conaalssiût J -officiert chercha i ffi Uer|4i^ étroitemfait avecihii ^ de^^nt son '^m^- £deniÏ4 r^dfGi.de ses idéet et rédigea.son iprofetï. Jm^ V9» l'^$poir 4 'Un« bfiUmte forituoe :et.dé- £\^é,ikMomfeT jm^ipl iaosup^ncm , enXa^^sntvCioivnAltve k e/imfi^ ^m i^n^rann; frMoçafe, » il
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n'hésita point à se présenter au comité des^ cortès pour un des coopérateurs. Agréé par ce comité et par le capitaine , il reçut des instructions et se mit en route pour les environs de Mondragon , mais par un chemin diflférent de celui que prit cet oflSicier.
Après avoir traversé la Sierra de Francia , qui sépare l'Estramadure de la Vieille -G as tille, notre moine s'infdrma s'il y avait tottjoiirs des troupes dans la province d'Avlla, et par qui elles étaient commandées. Assuré, par les réponses qu'on lui fit , que j'y étais encore , il forma de suite le projet de venir m'y rejoindre, fit séjourner son escorte et prit sa direction vws les rives du Zapardiel. Il trouvai dans un village up ojfficier espagnol qu! voyageait avec une jeune fetnme, des ordonnantes et quelques chevaux. Conoha lé grisa complètement et lui débaucha le tout. G'Cst donc avec cette suite qu'il se pt<ésenta chez moi, où- il me fit connaître, par son t^it j lés faits que je viens de rapporter.
Ayant examiné le projet avec toute 'l^attën-i- 4ion dont il était susceptible, )e reconnus, attendu les bruits qui couraient , qu'il -n'y avait pas un 'seul instant à perdre pour en arrêter l'exécution. Consulter le roi , qui était en Andalousie^ ou le général Béliârd , qui cômmandaitlaNouteUe-Gastitte,-c 'était p0fd#e tia temps.
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précieux 9 ^ru ]a lenteur des commumcaUons. J'eoToyai donc seulement; à l'un et â Tautre le rapport dé ce que je menais d'apprendre , mais toutefois après avoir fait partir le même soir le moine et mon frère au^levant de l'empereur.
Mon frère arriva sur la frontière des Pyréoiéef sans avoir rencontré personne; il continua sa route sur Paris, où il entra vers dix heures du soir, et se rendit de suite aux Tuileries; i) y annonça au général Gaffarelli , aide-de-camp de service, l'objet de sa mission et du voyage du moine.
L'empereur ordonna qu'on lui remit la dé* pèche , fit demander à mon frère pourquoi *je m'étais adressé à lui directement , plutôt qu'au roi d'Espagne , ou aux maréchaux qui commandaient en son absence. Mon frère ayant satisfait à toutes ces questions , reçut l'ordre de. se rendre le lendemain chez M. le duc de Rovigo, ministre de la police générale, avec le moine Concha , de qui l'on prit tous les renseignemens convenables.
L'empereur n'ayant rien à me répondre, ayant encore d'autant moins à craindre Teffet du plan médité , qu'il n'avait pas le dessein de revenir en Espagne , mon frère devint libre de quitter Paris. Loin de recevoir la récompense qu'il attendait , le moine Concha fut arrêté et renfermé
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dans le château de Yinoennes » pour de» raisous^ qui me sont reliées inconnues ; peut-être aussi sans autre motif que cdui d*étoufl^ là connais^ sance de cett€ tentative des Espagnols contre le chef de Tannée qui a'vait envahi leur pays. On pennit cependant au malheureux prisonnier de m'éorire pour me demander quelques secoura^ pécuniaires que je lui fis passer , bien étonner de rissue de toute cette affaire»
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GRAND GOUVERNBBIEMT.