CHAPITRE PR:EAÏIPR
GQuyenmiiieot de Guadilaxar%. — Sigueoza 0i Molû^a d'^rago». — Détails statistiques. — Manufacture^ rçyales.. — Salines.,
G'm7 doUQ p)u.s quejamai» de mo^ ^ f^e je Tais ne pas craindre de fatiguer i'atteptiou de mes lecteurs : yn ^a me Toir d^. plus^ pl«6 livré: à mol-aiéitie, et^ tau)oiiTs aupsi. swc^r^ dans le détail de «les oeiabdts^.ne pa»'q|ieyff;hi^ à établir ma réputatioa par des.rappç^^Hts ^x^f gérés de morts ^ de blessés ?t de prisonnie^r^,. J'ai touJQurs placé ma gloi)i?f, l4.;plv»9 pnéqev^^ dans le bboheur.d'ob.tQaird^ ^j^iç^s^m wl^9rr gbaat, autant; qu'il lu'a été po»it)l«5rle.sa«B;,.4e mes braves soldats. On aura à me suivre , tantôt sur les rives du Tage ou dêTHênarès , tantôt au milteii dea iaoiitligiiesi>dt9 la:-^astîl^^f du Haut-Aragon; enfilât ^tk iugérà«^tfèiy^i!ii^cf>d0tirs
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de nombreux et continuels combats contre l'un des plus fameux partisans de l'Europe , et l'on s'étonnera plus d'une fois du génie de cet hotnme, tpii, loin d'être abattu par les revers, semblait y prendre de nouvelles forces; tant, chez les Espagnols , le dévouement à la patrie a d'énergie et de persévérance.
On a vu , dans le dernier chapitre, qua je quittais le grand et beau gouvernement dont le roi Joseph avait , sur la proposition de M. le maréchal duc de Dalmatie , daigné honorer mes services. En effet , mes instances auprès de ce prince pour que mon prédécesseur, à Ségovie, y reprit son commandement; mon grand éloignement de. Sotia ; le placement de la province d'Avila dans l'arrondissement de M. le maréchal due d^Elchingen ; d'un autre côté, les succès de l'Empecinado dans les environs hiémé de Madrid , le souvenir encore récent de îà' destruction complète du corps de Pradia* roîo (•) , et:silrtout l'espoir qu'un aussi brillant résultât couronnerait mes opérations; tous ces motifs me 'firent bientôt donner T-ôrdre de me i^èndre à Guadalaxara, occupée par le 75* de
i (^) Vof^ez le lomè I** de ees Mémolras , cmnpagme de ihipiHw <^li9fH^r^ massif I spau et xxnr.
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ligne et par un fort détachement du 64*. Les clierau -^légers westphaliens m'y accompagnèrent ; les régimens didfanterie Royal-^traiiger et 1*" de la brigade irlandaise, ainsi qu'une batterie de campagne., se mirent en route pour m'y joindre , en attendcint les autres rëgimens espagnols qui étaient placés sous mon coih«làandement.
Je coniiptais passer quelques jours dans là capitale des Espagnes; mais le roi, ayant, un instant avant mon arrivée , reçu la nouvelle que le général Dombrowski venait d'être battu entre Trillo et Brihu^a , par l'Empecinado , ne m'accorda que peu d'heures à donner à mes affairés ; et je partis presque immédiatement. Ne m'étant point arrêté à Alcala de l'Henarès , je fus à Guadalaxara (*) avant le point du jour, et j'y trouvai les autorités en proie aux plus vives inquiétudes, malgré la bonne garnison qui les prot^eait II est vrai que cette ville , ouverte de toutes parts , n'est protégée par aucun retran* chement ; les issues n'en sont pas même fermées par des portes.
Guadalaxara est située à l'extrémité d'un ma"
' (*) Cette viÙe est à dix ïîeaes et demie de Madrid , sur la route de Saragosse.
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ipelon , mr h m» g^liM^^ df «rBwarès» près de
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vive p^r W.:très. i}^a po»it ^l^r la rifière. Une vîch^ i^^nHf^M^ 4e cbap (*), ^^^firten^et au 4omamcid^ l^ pourçqae, &îlt Jla priiH¥p4l§:r^aT sourca ^(^^^shj^jèitami^ymlh gnwre ^içliHeil^ cette manufacture employait, avec paU^ fiQ Bi'ibue^a, qw appartient ^n. domainç yoyfil, pl]U8 de qud^^U mUe . Quynjèra^ ^ d$P9 tow^ TétcAdue de )9 prQvipçe. Gnadalaxar^ n'jpitfjre. guère de reniarquaj^le que le palais ^n d«C3 db^ rinfantado, d'wi 8tyl§ p^^mjîid^roeret ^'^^^ assez grande étç^cluç^ Iç pa^théQp,, destinai è la sépultui?e de^ mçm)|]^.Q9 dft ciçftjç illustre maison, et l.e# bâtimei)^ d® Ift wapnfpictiiriB. Soa teiritûir^ estripl^c) et abondait en att^>^ista^pes ; If^ proyincç m Y^^t pas jpqijpj, Qp y treifvç dw
bofs^ detjrèsfeQîi vi^ et d<^ ^Upe9 d'iiflL gr^wi
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(*) On y fabrique aussi du drap et des schals de Yvgogne. On m'a assure que Cbarles IV, voulant donner une marque d'amitié à Napoléob, avait donné 4*ôrdl^è dhastmiré tom lBB>p«il» bl«ixes-i|ui se^.trâKivaleiiktdaiis le» toisons fauve-claires du Paco ou Vigogne, formant Tapprèvisîonnement delà manufacture, et qu'il en avait fait fi^Jje wj^e..pii^e(B dfi ^pap^pourN^polép^^. Ciette pî^çe de drap était unique au monde.
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rapport. Le pain de Brihuega est ûàt avec vffii Min tKMrt pardcviîtr t le bled^ ai^aol d'être livré au mèuliDi, ost^ danttfmle^ leri ckMes du peuple, lavé 9 ntltbyë graiti par grain» et séohé wiskt diea tuiles àii. soleil} celtei du village de fioManarèà', codi^sé dtf la plus .belle fleur de fàtkke , aérait le BbeHleur du mMde , a^il était moiM compact , et oanséqitoiuiieQt nueux &f-
^ lion gouvernement de Guadatscxara s' étendait sur toute la provtnee de ce nom , et sur eelle -autrefois connue seus le nom de Siguenzà ; il comprenait en outre une petite t>artie de la province de Soria, ainsi que la seigneurie royale de Ifolina d'Aragén^ Naguères en eio- I^itait , près de cette dernièf^ ville , une m»e de turq[|iioises {*) , mais on Ta abandon^ntée. Dssis la province de Siguenza , sont les richeé scdinea d'Aymon et de Sahelices, provenfiut de sources sdlées ; la pMvince de Guadalaxara possède , près de Trille, ainsi qu'à Sacedon (**),
(*) Je a'ai pu m^assurer si sUes étaîaat comppsées de Jiyalachileii oa 4'o8semen^*
(**) Ce petit tiomg a pkisfiéuts fois y penèMt que llSfpagae était sous la daminatiou des certes , appelé l'atteiitton puUique. C'est là que FerdUnaad Vit, moins suiveillé que dans son palais de Madrid, allait chercher
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des eaux ininérales très estimées ; on fait beaucoup de charbon dans les bois qui coiuTrent les plateaux de la province ; et le' silex des environs de Brihuega nous a fourni de bonnes pierres â fusilt C'est près de cette dernière ville que »*e8t livrée la bataille de YlUa Yiciosa (^) » pédant la guerre dite de la succession. Une très b^le manufacture royale, dans laquelle toute la po« pulation est employée , fournit des draps qui rivalisei!it avec ceux de Guadalaxara. Les deux manu&ctures dépendent de la même direction* Peu d'endroits sont aussi abondamment pourvus d'eàu. Quelques fontaines de village , dans cette province, seraient partout une «ûiiosité pour leur volume , et^ quoique d*une architecture simple, ne se trouveraient point déplacées, pour Tomement , dans nos plus grande» vilfes* La source du gros ruisseau qui, de Cifuentes va tomber dans le Tage ^ à Trillo , forme un lai^e réservoir au pied du mont San-rCristoval^,
une ombre de liberté. U a passé à Sacedon une grande, partie de iSas et Ji8a3. Les royalistes espagnols devaient, pendant un de ces séjours, essayer de le déUvrer. lie roi ne voulut pas, dit-on, courir les chances d^une délivrance à niain armée, et le projet fut abandonné.
(*) Une inscription placée sur la porte principale de Brihuega a consacré le souvenir de cette victoire de Philippe V.
ou GÉNiRAt ttUGO. iGt/J
La proYtnce de Guadalasara n'est , a proprement parler 9 que k preJong^nent d'un yaste plateau » bomé à Torient par le» montagnes d'Aragon i au nord par la chaîne des Carpeotiûs, ou Guadarama ;. au sud par la Guadiana» et à rocàbdent par la provinae de Madrid. Ce plar teau est profondément sillonné par de norabrwisc» et magnifiques vallées., toutes très riches en productions précieuses : de beaiix ruisseaux qui , tous , se perdent dans le Xarama , l'Hena^ rès, le Tajuna, ou le Tage, rivières plus ou moins célèbres qui baignent la province, arrosent ses vallées, et contribuent à sa fertilité autant qu'à, son embellissement.
C^te . province n'avait pas çnicore eu d'état bUssement militaire fixe qui pût la protéger. Quelquecf détachemens , placés dans le cheflieu , s'étaient jusqu'alors bornés à garder la manufacture ; et quand , secondés par des cor lonnes mobiles, ils avaient osé pénétrer daps Imtérieur , TEmpocinado , qui commandait pour la juntedelaNouveUe-Gastille,avaitmarché.QQntre eux et les avait presque constamment repoussés.
Le roi , à qui mes services et mes succès sur le Termes et l'Eresma , donnaient des espérances, pensa que je pourrais soumettre à son obéissance la province de Guadalaxara , comme j'avais soumis celle d'Avila,.et, pour arriver à
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ce biit iAportam, me d^omia les potiTiÂrs les plo& éteddus. Ces poiiToits étaient d'aulaM plus nécessaires ^ qu'à cette ëpoquie il existait déjà , dans quelques grandes ptoTinces , et dan» plusieurs royaiumes d*Espagiie, des juntes- qui s'arrogeaient le pouvoir suprême ; que ces fautes s^étaieut entourées de forces militaires suffisauted pour lesf ck>uf enir , et ne négUgeaienl rien pour ruiner les affaires du roi Joseph {*}*
(*) La première junte instituée pour défendre les in térets de Ferdinand y fut la Junte d* Andalousie ^ qui prit le titre de Junte suprême des Espagnes et des Indes. Elle tenait ses séances dans rAlcazar , ou Palais de Séville. Lorsque les^ succès dès armée? françaises la foroèrcDC de quitter cette ville j eUe se retûca dans Cadix , o& les coitès, qui avaiept été convoqués , se réfugièrent aussL C'est là qae fut discutée et promulguée la fameuse constitution de 181 a. Après la retraite de la junte suprême dans l'ile de Léon, les juntes particulières des provinces devinrent indépendantes; et les assiégés de Cadix, occupés de la constitution , demeurèrent étrangers aux efforts des Espagnols peur expulser Tanaée d*tnvà8îoii.
Le premier acte public de la îvmte de SéfiUe fut une déclaration de guerre contre l'empereur des Français. Cette déclaration, datée du 6 juin 1808, a été signée^ par un hasard fort singulier, le même jour que le décret de l'empereur Napoléon, qui prodame Joseph roi des Bspagneê et des Indes.
Beux jours après sa déclaration de guerre, la fnntë^
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pour &ciliter ieâ moyens de défense , publia une Ins^ truettan aux Bspagnats pùur téd$té/t à JPtnvûéiM des Français. Nous plaçons cette pièce 9 rare et intéressante, à la fin de ce volume (v<^2^.- Pièce N* III). Elle à servi de rèiig;le de conduite & toutes les provinces qui se sont insurgées.
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