‹ Mémoires du Général HugoChapitre 65 sur 95 · DU «BICÉRAI HUGO. 2US · texte numérisé non relu

DU «BICÉRAI HUGO. 2US

que certains signes ex primaient seuls une phrasé

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Ce que m'avait écrit ce colonel , et ce que î'appris, par des notés seèi^ëîe^ ,-'de la concentration des forces de lennemi vers Atienza , mé firent prçsynièr que. les lènlifîyëà nù tardetàieàt pas à s effectuer , et me décidèrent à me porter sur Siguenza par un€~-mdixhe de nuit (du 2g au 3o août 1810). Cette ville était précisément attaquée pendant ce mouvement : Tennemi, au moyétidé ses intelligehcéis avecf les btabitàni3';e(des poternes cachées dans Quelques niaisrons, aVailf mis dans son attaque beaucoup dé suite et d'aud'ace; Àiais ïe régiment d^'Irlànde n'avait pas moins montré de vigueur ^ns sà.défetise; Il avait déjà rejeté renùemî hors- de Fènceinte idier la vieille ville, lorsqu'à son grand étonnemeikt, n irît rEmpéciâado parcourir les ligne» dfatta? qfiie, et fa'ii*ei^ttrer|>récipitaibment sa division^ lia cavalerie arf ant paru sur Ui h^H^teurs y donust là raison de cette reti>aitë ina^péaréËr^^ çati84 là i>Iti6 grande joie àti régiment d'Irlande. Comme ce cér^s était ptein d'ardeur ,i je lui donnai l'ordrêdè mârcUer immédiatement aveti moi; et ; & éetefieï, Aôyal- Étranger, qui m'accoitipalgnait- le tééiû dans ses postes.

ton. il.

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G.BAPITRE IX.

Poursuite de l'ennemi. -r> Escarmouche de Gargoles. — Àffîûre de TrilK). — - Nouvelle dispersion des troupes de la junte. *

Lr régkneDt d'Irlande réuni , et formant enyitf^p. huit cento baïonnettes, partit avec le i o*de cb^speiirg et nous ixqu9 d^igeâmes sur les traces de Tan^eoM par le défilé d*Algora et las HynTeri^as^ ,od î'aplHris qu^ TEmpecinado se retirait vers CifuAiitès» et qWil avait peu d'avance sur nous.

Lc0 jouméet aoBi longxies au mois d'août : le 10* et Iriasde^avàictet hAte de Joindre rennecni z pcrscoûie n'était fetigUé; nou0 ne nous arrêtâmes donc pdiàt^iet paaaant le même joue, \f TaJHfia ^ ftous nous acheminâmes sur la ville de Giftientès. Dèi qu'elle, parut à noc^ yeux, upus découvrîmes Ja coWn^ ^nttemie , le colonel Si^y: bervie prit avec moi te grand trot ppuc tAchar de l'avréter^ et de donner à Idand^ ,.qw courrait sur nos flancs , le: temps d/çi . U» r^o|ndre ; paajs l'infanterie de l'Empecinado, en se retirant toujours , disparut bientôt dans les i)ois du mont

ou CfÈtUttLkt tlUGO. 'JBlQfJ

SttQhCMltoVàl 9 un d^ p\m escarpés et ià ftù^ tiace de CuàdaldMtisi , éf sa caVâlei^lé prit » au bas , le Sfefttler de Garifeléâ.

L'ayant-garde clu lo*, ayant trop d'ardeur^ suivit, homme par.faoïtihie eette cavaiçrk dans le déâlé de Ciftientes à TriUo;dl6 trotocvay-m débouché i tut escadre» qtti la ehâr^psa y itti fit épre«t«r déè p«ttes •€« aH^it la maltraiter hean^ eoiip ]^fef^ MM k JMpiditë avec4aq«iëUé «on ré^ ginsKétirietqttelqtieê voltigeur» drrW^i<ent à son secours. ; : . .

Nul dimte que l'eiftietui ne/aé povtât sur Trille, dont les positiouâr, sur la ri^e gauche du Tbge , lut étaieut si Itetttifière» et m avantageuses , ^t que^ Se troutaut beattêoup plus^ea fgnceëque ttoiv il Ao uoutF y atiefidif. Mais la nuit «n^i^it, cft il ne eoyitenait pas tie s'«ngager à psreiilë biure dans un pays auifâ oôupé, aUssi^Joioisé , aÙBti tlifiiètlOv Je pris alorâi uii Mvouaç eik avant deOargdi^v c'esinà^ireyè trois quarts de lieue deTrfUo. ; •. i; ; . ;:

Nous y passâmes une nuit tranquille i niais le di hoin {iStb) je pârtiv une d)eml4iélire avaut le jolir pMnfi? me portejb sur Tenmmi^ laisëanc le* 10* obaiBseuiisàOaEgolny afin de nie tfouieflir âti Iresoin^ et> surtout dé garder lès bfossds et les p^iaonuiera de là TviUe*

Le crépûséitle' eommençait à .pDÎ^drd^ noua

2^8 JfiMOIRES^

vlmea.Me forte ,reconnaias9&ce de cavalerie pas* «fur^jàiHotre droiXe^ de l'autre côté, du ruisseau de Cifuentes , et se, presser pour arriver aTant noftis i;Tjril)o<

: • L'Ëmpiecuiado était 'trop prudent pour ocou* per cfitte faille; aussi s*était4l porté de l'autre oôté4u*pofit,.sur la. côte, hérissée de i^ocheits quilhdonriiie aioâi qile l^^bomio d'Auuoa« De cej poiat y touft^ »^^h§n^ . portaient au-<lelà de TriUo ; : et vpit>uY£âe»t pleuvoif sur let ponl:* A peine nous aperçut -il à la hauteur de la cha* pelle , >9iej cinq . ou six feux de bataillon nousi ahnoticèrent sa {irésence. : '

Ayant reconnu que toutes' ses forces étaient postées^ ainsi' que je viens de le dire , et ne voulant ;piiâ ifaire tuer du monde mal à propos , je fis pasper le pi;eœier bataillon d'Irlande , sous laconduite du coloDÊel Balestrier, derrière les maisons pour arriver 4 couvert sur la pbœ ; le a% malgré le feu continuel .de, rennejo^i arriva dans la rue qui aboutit au même point , très Toisin dù.pont;. •• • • ;

Les bataillons ayant ^té étâfaJis. àiasi^ jetèrent des tir^lleurs dans les' maisons situées: le long du Tage. iJe reconnus . alors mieux «la: potion de TEmpecinado; :et', comme ç^t qfficier av^ait négligé d'occuper Jes remises bâties de l'autre €Ôté du fleuve, dont il se bornait à foudroyer

DU oiifÉR/ii:, HUGO. 229

le pont , je résolus d'aller snë masser souk leur protection , mais je me gardai bien de tenter un passage de vive force et en colonne , parce ^e cette manœuvre ^t entraîné pour moi une perte de plus de deux .cents hommes^? ^oîci donc comment je m'y pris pour arrt* ver au même but, avec beaucoup moiils de sacrifices.

JWdonnai â dix hommes et un sous-^fficier die se précipiter/un peu distans les uns des au^ très , 5iir le pont , et de le passer à la course. Une décharge dirigée sur eux n'en atteignit aucun. Un second détachement pareil suivit de la même manière , et tout Irlande lancé ainsi par petites sections , vit faire des feux de bataillon sur chacune d'elles et n'éprouva pas la perte d'un seul homme i M. Belogui , son chirurgien major fut seul légèrement blessé au pied. Pen« dant que ce passage s'effectuait, nos tirailleurs embusqués dans les maisons, tuaient beaucoupde monde à l'ennemi.

Le 10' de chasseurs entendant de continuel» feux de bataillon , grossis encore et multipliés' au loin pat les nombreux échos des vallées» aboutissantes au champ de bataille, nous>crttt aux prises avec une armée entière, et, montimt â. cheval ^ s'approchait à. notre secours, lorsq«^' je lui fis. dire de ne point dépasser la xhapell» r-

â3o um^Mâ^

il r^ata^ dm» ^etto p^ition, à eiutmiiijer notre

ii^ bataiUoDs étant masaéa (krrièM ]e« rs^ mises ^ et r^on^mi tena^ bon » il foUnt déboii*cher anr lui, et je commençai par faire glisser des tirailleurs par un chemin creux, sur sa gauche, qwd )e m« décidai d'attaquer neule, attendu mon peu d'infanterie. Bientôt tes Tollii' geiirs sortant cb ce rideau gravissent la cote à travers les rochers et fas buissons, malgré le feu. le plus vif. L'Empecinado n» pouvait, dMis ujsi^ position d'une longue éftçndue;, mais de peu de profondeur, opérer un changement de front, so droite et son centre sa trouvant mainilenas par les* troupes en colonne derrière les remises t il iaifisa donc attaquer sa gauche sans chercher à la .secourir. Mais, dès que j'aperçus les pr&^ miers voltigeurs sur la hauteur et le flanc d» l^enniemi 9. je fis iittaquar la gauche de fropt, et y gravissant, à mon tour^et sous un feu croisé y les rochers escarpés qui la protégeaient, je la culbutai sur le centre , et bientôt celui-ci sur la droite. Alors Temiemi lâcha pied, le lo"" de chasseurs eut ordre de passer le Tage , et , se*» coudé par Tiafanterie , poursuivit TEmpeci*» nado de positions en positions , jusqu'à ce qu'enfin il disparut pour nous en se dispersant dans j|es bois. J'en fis fouiller les bords , maté

DU «ÉMÉRAft HUGO. l3^1

on n^y iroinya plus personne , et nous vinmes nous reposer sur le champ de bataille. Pendant ce temps-là M* Belc^ui y après s'être pansé luimême , donnait ses soins aux blessures reçues

apn^ Je po^^^gi^ du fleuve.

Le la"^ de chasseuK desdâné pour Farmée du midi de l'Espagne , ne m'ayant été que momentanément envoyé par M. le général comte Béliard , toujours si prompt à me faire soutenir, |e reçus à Trillo même TordM de ie faire retournet A Madrid^ et l'avis que' les Westphalieiis et le régiment de imssards bottandais allaient mie rejoindre pour le remplacer.

Api^ès avoir sê)ourné en poiit&m , Fiafiwleri^ é 7i4llo , la êavalerie légèi<e^ à GavgoleMie*Aln0os nous quittâmes , de nouveau, les rives désertées du Tage , pour nous porter sur Brihuega , pu je m'wrêtoi pudiques Jours , afin d'attendre l'àrri^ vée de ma (Efavalerie, et des ren^ej^gai^m^^ BHip fi» <{U6 jL'Empûeînadb était

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