XX PRÉCIS
yalès circulaient avec une perte scandaleuse ; les biens des hôpitaux et des fonda-» tions pieuses , dont TEtat s'était empare en les destinant à l'extinction de ces billets royaux , avaient e'té détournes de leur destination, les conditions des emprunts n'avaient pas été remplies. Les grands établissemens ne pouvaient venir au secours de l'État ; les uns ( la banque ) parce que l'État leur devait presque tous ses capitaux; les autres ( la compagnie des Philippines et les corporations des cinq gremios ) parce que les sommes considérables qu'ils avaient prêtées au trésor public n'étaient pas rentrées dans leurs caisses ; d'autres encore ( le consulat de Cadix ) parce qu'ils avaient épuisé tous leurs moyens pour réaliser les emprunts faits pour le compte du gouvernement. Enfin le désordre de l'administration était tel, que toutes les ressources de l'Espagne et des Indes ne pouvaient suffire aux besoins de chaque jour (*).
(*) La population de TEspagne, suivant le dernier recensement fait avant 1808, s'élevait à 1095419221 individus; ce nombre 9 comparé au résultat de 17899 in-
SIST0&IQ13E. XXt
Cta conçoit que^ dans cet état de choses , le peuple tspagnol cfesirât un chângenient. dans le gouver^sm^nt du royaume.
diquait une augnientation de population de seulement 2^5,071 individus ^.progression bien faible, mais qui ne d«>it point étonner, à cause du grand nombre d'hommes et de femmes non mariés ou Teu&. .
Lorg du dernier rcjcensementi la population était répartie ainsi qu'il suit :
Castille nouvelle. ..*•••••* 1,227,393
Castille vieille . 9,243,88a
Aragon 667,576 '
Catalogne 85S,8i8
Valence 1,208,286
Iles Baléares ' . . . 186,979
Navarre 221,728
Guipuscoa ' . . . 285,460
Andalousie 1,214,264
Grenade 696,168
Galice i,i42,65o
Estramadure 4^8,495
Iles Canaries 175,866
Total. % io,54i»22i
La poptdation des lies Canaries figure dansée tableau; elle a toujours été comptée avec celle de la Péninsule , r£$pagne ayant dû , par suite de la destruction totale des Guançhes leurs habitaas primitifs, supporter le
TOM. II. ' b.
Napdbéon, qui est aujoi||3d^hui enu exécration à toute TEspagne ; cfciit an çommeti-^ cernent de 1808 Tadmiration du feuple
fardeau de leur repopulation. U en a été de même pour Saïnt-Domihgue , la Havane , le Pérou ef une partie dû Chîlt 'j ces émigrations 'successives ont beaucoup contriliuë; avec rexpulsion de^ iuîts et des' Maures, à la dépopulation de la Péninsule. *
En ttoS'j la population totale du pays soumis à là do* mination espagnole s'élevait, en Afrique, "à un million et demi, eten Amérique , suivant les caléufsdè 91. fiîumboldt, à treize millions et demi d'babitaiiîs. '-^^ -•
En iSô^, et dans les années antérieures*, 9tfBi¥€fennB de TEÏpagne, y compris Targent reçu d'Attkâ^ii^âef, se sont élevas à 1749^^9000 francs, tandis que lés ctépenses n'ont iàtnais été au-dessous de 96t,7ia,^dÀ1fiiJnc8; le déficit a'iiiauel était donc de 106,86a, 5oofi*âiics, (pendant ràlÀnéè 1799-, il s'est même élevé à 55^,^i4',^^ f. ). Avec »ne. pareille administration,* on ' ne 'doft'pà% être étonné de la dette inmiense et toujours crèfesâàtis qui dévorait ce midbeureux paya. '
Le xKdspital de cette dette était, au commëIl^cèment de 18ÔS', Mlivant les états* officiels , de 197^9666,97^ fr. 75 c.^ dontlesintérêtsse montaient à 54,676,568 fr. 25 c. Depuis iSéo/èâns -compter les céduie$''hyjfOthécaires créées par Josepb Napoléon , la dette a été successivement augmentée de trois emprunts eofi^idèl*âAles<
L^amrée espagnole présentait, eà jativièlp i^8> un* effectif de i3i tégim«b9( ai<lillerie^iBÛ(fitérkf^ cavalerie,génie et qiilices,} fôrmapt «m total de i4'i,cld4 ^ ommes et