HISTORIQUE. XXIII
ei^pâgtiôl. S6Ï1 ^rtrait^'së trouvait dans toutes les maisons , son nom et ses louanges dans .toutes les bouche?. Les Espagnols ne connaissaient de lui que ses victoires., ses grands actes d'administration^ et son code de lois civiles ; ils voyaient en lui , le vainqueur de 1 anarchie et le restaurateur de la religion en France ; ils espéraient que , par amitié pour leur jeune prince , et par intérêt pour sa propre gloire , il viendrait rétablir en Espagne , comme il lavait fait en ♦France, un gouvernement régulier et stable. Les Espagnols étaient dévoués aux Bourbons ; lès événemens déplorables qui se passèrent bientôt à FEscurial et à Aranjuez , en ébranlant leui: amour pour cette auguste famille , facilitèrent, dans le principe, la réussite du projet qu'avait formé Napoléon ,
1 i^5o9 chevaux. La garde du roi y était comprise pour euTiron 65S00 fantassins et 1^600 cavaliers.
La marine royale comptait ^ à la même époque^ i6"Taisseâux 9 5 frégates , 62 corvettes, bricks, etc.; «•Ul'ê^iiâtiinem'ânAés; et 96 vaisseaux, aS frégates, gS«érvëtte0;:ememMe, 149 désarmés t èntbutd3ina-
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de placer un prince Ae sa maison sur le trône des Espagnes et des Indes. .
AFFAIRE Ï)E l'eSCURIAL. '
La haute faveur de don Manuel Godoy , d'une part , et , de l'autre , les intérêts prévoyans qui s'attachent à la fortune. de* tout prince destiné au trône, avaient créé deux partis dans la cour d'Espagne : celui du prince des Asturies; connu sous le nom de Parti de la chambre du prince, et celui du favori, qu'on appelait le Parti de la chambre du roi, et qui aurait été mieux désigné par le titre de Parti de la chamhre de la reine; car Charles IV était gouverné par son épouse.
Les démarches de Ferdinand étaient surveillées avec rigueur. Cette surveillance n'avait cependant point empêché le jeune prince de prendre secrètement diverses mesures pour le cas oii la mort subite du roi l'appellerait au trône. Il avait des serviteurs fidèles ; Godoy n'avait que des créatureij intéressées (*).
(*) Le chanoine Escoîquû. était Pâme du causeil du prince, dont faisaient partie' les duos de San. Carios et de l*Infantado , 1 es comte d*Orgaz et de Bomos, le mar-