‹ Mémoires du Général HugoChapitre 75 sur 95 · CHAPITRE XYIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XYIII

Deuxitoe affaire de Gogolludo. — Poursuite de renueini. — Âffîdre d'Atienza. — Contremarche de l'Empecinado. — Affidre de Jadraque.

Ces bataillons étant arrivés le 1 1 décembre 1810 au soir, nous partîmes d'Humanès le 12 sur deux colonnes , afin de passer plus promptement la Sorbe. Une brume mêlée d'épais brouillards , avait commencé pendant la nuit et ne discontinuait pas. Les deux colonnes s'étant rejointes, s'avancèrent sur Gogolludo; les villages que nous traversâmes , pour y arriver , étaient déserts , ce qui me fit penser que l'ennemi ne s'était pas retiré. Un affidé que j'y avais envoyé Ja veille pour sonder l'Empeeinado, y avait trouvé ce général, et m'en avait rapporté une réponse pleine de jactance, d'après laquelle je vis bien qu'il accepterait le combat.

Arrivés à demi-lieue de la ville, nous aperçûmes à travers les brouillards , que par fois le vent éclaircissait un peu , une reconnaissance à cheval qui , sans doute , vit ou entendit la tète

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de la colonne , mais qui n'en put juger la profondeur.

En débouchant des rochers , qui se trouvent à demi-portée de canon, les édaireurs de l'ayantgarde firent feu , et presqu'aussitôt Favant-garde entière en fit autant. Comme le brouillard continuait,^ Tennemi, ne nous voyant pas bien^ dirigea vers nous un feu très nourri auquel )e ne fis répondre que par les voltigeurs de Royal- Étranger pendant que la colonne arrivait et se formait sur deux lignes un peu en avant des rochers.

Je donnai à M. Vivien , commandant du bataillon du 55*, Tordre de se porter sur la cha*pelle et de se masser derrière , afin de se couvrir contre Tinfanterie qui tiraillait par les fenêtres et de derrière les murailles du couvent. Ce bataillon, en exécutant ce mouvement, vit formée , à peu de distance , sur )e chemin d'Espinosa , toute la cavalerie de TEmpecinado , laquelle ci^oyant saps doute avoir sur le corps la colonne entière, exécuta aussitôt un changement de position. jLorsque ce bataillon fut placé, j'envoyai les Westphaliens s'établir en colonne derrière lui , paiement à couvert par le même bâtiment et les arbres qui l'environnent.

Les voltigeurs n'étant point en force s'étaient repliés; je les fis soutenir par le bataillon de

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M. Moutard, mais cet officier, malgré les plus vaillans efforts, fut également repoussé. Cette résistance de l'ennemi à l'entrée de la ville , dut me faire présumer qiïe le couvent duquel partait un feu si nqui^i , appuyait le centre de la ligne de FEmpecinado , et dans cette opinion , je me décidai à brusquer l'attaque de cette maison religieuse pour tâcher de prendife tout ce qui la défendait. En conséquence ayant fait rapprocher ma seconde Rgne composée de Royal- Irlandais et d'un bataillon du: 96% pour soutenir cette attaque , j'ordonnai au colonel Maurin de marcher avec le reste de son régiment à Fappui de M. Moutarrd et de fixer Fattentîon des troupeâ ennemieiâ jrenf etméès dans le couVeùt , que le bataillon dû 55* eût ordre d^attâquer dû côté de la ville.

L'impossibilité de juger la position ptîse par FEmpecinado , m'oblijgeant à porter mes efforts sur le seul poinlî apparent <5pri se présentait, m'empêchait de manœuvrer sui^ les autres et d'arriver à un résultat tel que je le pouvais enfin espérer de six bataillons et db trois escadrons pleins d*ardeur. A eii juger par fa vivacité du feu qui partait dû couvent ; c'était là que Fenne^ mi dcTâit être le plus en forces , et cette position touchait aux seules entrées de GogoUudo de mon côté. L'attaque vigoureuse de trois batail-

loDS pouvait me rendre maître de toute Tiafauterie qui s'y trouvait renfermée , et pour ajouter à rembarras de sa défense, je fis profiter d'un moment où le temps nous permit d'apercevoir quelques croisées d'où partaient des coups de fusils, pour y jeter avec succès quelques obus.

Cependant lorsque d'un côté , le i**' bataillon de Royal-Étranger , aux ordres du commandant Moutard, et que de l'autre le 55*, ayant à sa tète le capitaine Vivien , s'avançaient au pas de charge vers les deux principales portes du couvent, le colonel Maurin appuyant beaucoup trop à gauche avec son 2** bataillon , ne remplissait pas mes vues, puisqu'alors il n'attaquait rien ; je lui envoyai plusieurs fois des officiers pour le rappeller à sa véritable direction, mais lorsqu'il y revint, il était trop tard, le 55"" et M. Moutard avaient pénétré dans la ville et fait des prisonniers ; mais l'ennemi plus nombreux les avait forcés et se repliait devant eux vers la partie basse.

Je m'y précipitai avec les chevau-légers par le chemin qui longe la ville, en même temps que, par l'intérieur de celle-ci, le i'' bataillon de Royal-Etranger avec le 55"* de ligne suivaient Fennemi; et toutefois, après avoir fait dire au colonel Balestrier de s'avancer pour occuper

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CogoUudo, y garder les blessés et les prisonniers, ainsi que pour nous y faire préparer des subsistances. Le 96*, aux ordres de M. Charrier, et le 1*" bataillon d'Irlande, commandé par M. Delès , eurent ordre de marcher par la route que la cavalerie avait prise.

D'autres bataillons ennemis postés derrière le ruisseau et sur les mamelons qui le plongent, bataillons qui pouvaient être les troupes de M. de Zayas , ayant protégé le ralliemeiit de ceux culbutés dans la ville, opposèrent une vive résistance au débouché vers Atalaya et Robredarcas; le brouillard toujours épais les masquait à nos yeux , et nous ^ placés en bataille sous le feu, nous ne savions ni sur quels points diriger le nôtre, ni par quels chemins arriver à l'ennemi.

Les coups de canon qui avaient secondé Fattaque du couvent ayant un peu éclairci le brouillard , nous commençâmes à voir devant nous ; j'ordonnai aussitôt à M. Moutard de se jeter à gauche pour tourner l'ennemi , et je fis marcher le 96* pour appuyer M. Moutard. Le bataillon du 55* eut ordre d'agir à droite dans le même dessein , et M. Delès marcha pour le soutenir ; mais l'Empecinado voyant cette manœuvre , se replia beaucoup plus en arrière et commença son nK>uvement de retraite, à cou^

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vert d'une nuée de tirailleurs et â travers les vignes. Je fis suivre sa eavalerie par le chemin qu'elle avait pris, mais il était si gras, si boueux, que les We^tphaliens, eurent, malgré la vîguent de leurs chefvaax , beaucoup de peine â s'en tirer et à se frayer quelques sentiers »ur les bords planté» de vignes.

• Nous poursuivîmes pendant plus d'une lieue l'ennemi <ians cette seule direction ^ que le brouillard venait nous dérober de teuïps a autre, sans cesse tourmentés par la crainte de quelque douloureuse méprise , et de tirer les uns sur les autres. Eivfin , la pluir ayant cessé vers trois heures après midi , le brouillard s'éleva , mais l'enneoii avait disparu , et nous nous trouvâmes, cavalerie et infanterie, tous â peu près à la même hauteur ; mais notre artillerie et no$ caissons étaient restés entre GogoUudo et nous, embourbés de manière à ne pouvoir se dégager. Ayant ordonné aux troupes de prendre position dans les vignes , pour eouvrir ntxlre artillerie , l'eiïvoyai le 96' à son* secours , et je dois dire que sans le dévouement et les efibits de ce brave bataill<Hi , jamais les chevaux n'eussent pu la tirei^ des chemins où ils l'avaient conduite. Quand nous vîmes qu'elle pourrait arriver sans difficultés à Cog^Uudo , nous vînmes bivouaqùét , partie sur cette ville , partie sur %ei pla*

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ces. Toutes lès maisons étaient abandonnées , et le colonel Balestrier n'avait pu y réui^ir aucune espèce de subsistances.

Je demandai au colonel Maurin pourquoi il p avait pas suivi ponctuellement Tordre que je lui avais moi-même donné, et que je lui avais fait renouveler, d'appuyer son premier bataillon ; il me répondit qu'il s'était trouvé vis-à-vis d'une colonne ennemie qui se retirait par le côté vers lequel il se dirigeait. La chose était sans doute vraie, mais il aurait dû m'en faire provenir sur le champ; j'étais en mesure de rendre le succès de la journée plus complet.

J'eus dans cette affaire beaucoup de brayes hors de combat, mais ma colonne s!en vengea bien par les pertes qu'elle fit éprouver à l'ennemi, tant en hommes tués qui couvraient les rues, que par une centaine de prisonniers. L'Empecinado était dans le couvent lorsque je donnai Tordre de brusquer l'attaque de cet édifice.

Le i3 (décembre) vers dix heures du matin, n'ayant aucun renseignement , et personne qui pûtm'endonner,jemarchaisurJadraquepourtâ^ cherd'enavoîr;etTonm'y apprit queTEmpecinadodevaîtêtreàAtîenza.Ayantfaitaussîtôt déposer mes blessés dans le couvent que le Royal-Etranger y avait retranché, j'y laissai le bataillon du 96% avec recommandation particulière à son

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commandaDt de s'y renfermer ainsi que sa troupe et les prisQnniers : ensuite je quittai cette ville.

Nous trouvâmes près de Negredo des vedettes ennemies qui se replièrent à àotre approche, et dont le nombre s'accrut jusqu'au point où le chemin tourne brusquement à gauche vers Âtienza. Là , favorisés par la forêt qui courônùe les collines, de nombreux tirailleurs s'engagèrent avec mes flanqueurs que , pour ne point suspendre ma marche , je fis soutenir par les compagnies de voltigeurs. Comme l'ennemi paraissait vouloir les arrêter plus' avant dans la montagne, et que la nuit comnietiçait à tomber, je leur fis dire de rester en vue de ma colonne. La plaine s'élargissant et le chemin s'éloignant des collines où ils combattaient, je m'arrêtai pour les rallier sur moi. Dans ce moment ta cavalerie de l'Empecinâdo s'avança pour les àuivre dans leur mouvement, mais le feu de mes obusiers et une charge des Westphaliens la firent replier à l'entrée des gorges, sous la protection de son infanterie, qui commençait à s'y ranger en bataille.

Je jugeai alors convenable de former ma colonne face en arrière, non dans Tintention d'engager un combat de nuit dans les bois , ou dans un terrain montueux trop familier à TEmpecî-

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ti«do, mais pour recevoir ce génériJ, s il lui jpre» ni^it fantaisie de déboacher siir le terrain dèc6iiTert aà ma ligne s'établissait. Ce mouTC-^ Af^iil de ma part était d'autant plus opportun ^ne citactfn d?.ns nta colonne croyait apercevoir beauconp dé Monde dans la ville d'Aticsiza^

Pendaiit que les coups de canon et de fusil répondaient â l'ennemi, je faisais pousser une reconnaissance sui* Atrenza ; et son rapport m'ap^ prît qu'il n'y avait que lés habîtans. Lé féu ayant cessé, f entrai vers huit heures dans cette vilïe, où je pris position sous la protection de mes bivouacs (*).

Cependant quelques traîueurs s'étànt fait ramasser par les coureurs de FEmpecinado / l'un d'eux qui était Espagnol, apprit â ce général

(*) J'ai* trop souvent remarqué, à la guerre, que bivouaquer en totalité pendant l'hîvér, c'était faire détruire de fond en comble les villages voisins , soit pal* renlèveméiit de la charpente dans les pays 6ù le bois est rare 9 soit par renlèvement des portes, fenêtres et

planches pour des abris pendant Thiver. Aussi , quand je Tai pu, {e me suis, dans cette saison, établi dans les villages mêmes," sous la protection de gardes et piquets suffisan's pour mê garantir d^une surprise. Dans toute autre saison, et dans les temps secs, j'af préféré le bivouac.

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que j avais laissé un bataillon à Jadraque po^r la garde des prisonniers et des blessés. Don Juaa Martin s'imaginant que, ne le venant plus, au jour, ni dans sa position de la yeille^ tii dans aucune autre du voisinage, je séjourn^ais à Atienza , ou me porterais surSiguenza pour ïy chercher, jugea qu'il aurait le temps d'attaquer et d'enlever Jadraque et se mit, dès neuf heures du soir, en marche sur cette ville; mais mon dessein étant de le suivre le lendemap, je fis battre les trois coups dès trois heures du matin. Les troupes furent promptement rassemblées et je serais parti toutdesuite, s'il n'eût manqué dans lloyal-Irlandais quelques hommes qu'on m'assura n'avoir pas déserté. M. le chef de bataillon, Chamborant, retourna dans la ville pour en faire la recherche , et l'aurore commençait à paraître lorsqu'il me les ramena*

J'ordonnai à l'avant-garde de reprendre la route de Jadraque , et, comme la veille la terre était humide , et qu'il avait gelé pendant la nuit, d'observer au-delà du point où l'on avait combattu , vers quelle direction les fers des chevaux étaient tournés, et de m'en rendre compte ; on me prévint bientôt qu'ils l'étaient du côté d'où nous étions venus et j'en fis suivre la trace tant qu'on put la reconnaître.

flffectivement , tant que nous fûmes dansua

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terrain, ordinairement mou en hiver, les fers de cheTal nous guidèrent parfaitement , mais à la hauteur de Megredo, la trace en disparut, parce que les environs sont sablonneux. Alors nous fîmes halte pour la première foisj vers neuf heures : le temps était magnifique. • . £aviroa quatre-vingts icbevaux ayant paru-sur notre gauche.* dans la direction de Huermeles , mais à pliis d une demi-lieue, noua allions n^ar-r cher à eux, croyant par lô rejoindre don Juan Martin, lorsque j'aperçus de nombreuses p€^ titcs bouffées de fumée sur le côté du vieux château de Jadraque. Je le fis remarque^ aux colonels et aux ojQSciers supérieurs qui déjeunaient avec moi , et tous , nous tombâmes d'accord qu'elles étaient produites par des coups de fusil. Le c<donel Maurln proposa de s'y porter de suite avec la cavalerie ; mais, outre que la car Valérie avait son colonel ,, et M. Maurin son rér giment, je jugeai que ce mouvement ne serait bon qu'un peu plus tard , c'est-à-dire , lorsque uous ne serions qu'à une lieue de l'endroit, parce qu'alors mon infanterie, continuant à marcher pendant que les Westphaliens avanceraient , serait en mesure de les soutenir , si les efforts de FEmpecinado se portaient tout à fait contre eux dans un pays difficile pjour leur arme. Ayant fait cette lieue , je donnai au colonel

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de Stêin Tordre de se porter au trot &ar Jadrar que, et de montrer les casques w^slphalîeas à la garnisoti "dti cûuvenl:. Je pressai la marche dfi l'infànteriê pour les suivre.

''L'Empècinadb, dont Tattaqae avait commeâce avec le jour ^ai^ai^ {ait :Ies plusgrands cffoDts pour se rendre maâtr^ del^ ville^41 y^ avaitipénétré de toutes part^ -et en avait étéchas^ plu^ siëuî's fois, après avoir réussi cependant à're^ priéndre ses prisonniers que le^ coixnnandanl avait néglige dd renferoier dans le couvent et qu'imprudcmmentil avait laissés dansto maison d'arrêt" sur la place. Peu s'en fallut «cfu^- oot ôffidibr ne fût pris lui-même avec ses chevaux 4 dont Tennemî s'empara.

Tout ce qui se trouvait d^ns la viHe fit des prcf^ digès de valeur. Les colonies ennetniefs avaient été repoussées toutes avec perte, et- les rues étaient jonchées de leurs morts. Lorsque TEm^ pècinado , qui se disposait à un assaut généra), découvrit dans le lointain le retour de m^ division , il fît sur le champ concentrer ses troupe et rallier ses tirailleurs , au grand étonneme&t de la garnison , qui n'en put deviner la c^use qu'en voyant reluire les casques westphalîens ; la joie la plus vive se manifesta parmi les braves défenseurs de Jadraque : ce n'étaient point les efforts audacieux de don Juan Martin qu'ils

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avaient redouté , mais seulement de se trouver bloqués , sans vivres et sans munitions , dans le couvent, pendant qu'ignorant leur détresse, l'aurais cherché Tenii^iii jSur un «utre point.

Déjà l'ennemi, qui ne comptait pas M. Zayas pour auxUiaire, parce qu'il a'itait pa« vesiu é £tQgoHudo, s'était enfoncé dans la gorge qui conduit à Villa-Nueva de Argecilla , lorsque les Westphaliens se formèrent en bataille près des aires de la ville {*). Mon infanterie, qui courait plutôt qu'elle ne marchait , arriva presqu'aussitôt qu'eux. J'en tirai sur le champ un détachement de bonne volQnté, j'y joignis le ^â"", ^et nops marchandes ayec les cfaevau-iégers ^ur la direc* tion que i'Ëmpeciuado avait prise; mais ce fut inutilement, nous ne r ènconitr âmes personne , et ne pâmes nous procurer aucuns reoseignemens. Il nous fallut donc retourner à Jadraque, oà opus rentrâmes à la nuit : quelques jo.urs après seuiemen); , j'appris que, les soldats de la j^nte ne voulant plus combattre , don Juan Martin avait remonté vers elle par la vallée qui conduit à Âlmadrones et Mirabueno.

(t^) O^ iTfinyfi à J^draqije , /co;pmç daps quelques autres villes d'Espagne ,,(]^s aires siti^ëes aux portes de ]a ville , sur le côté de la roule. Ces aires , qui sont publiques , servent aux babitans et aux paysans des envirûus , poiir battre les grains, moyennant un droit.

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