‹ Mémoires du Général RappChapitre 3 sur 143 · ARMÉE DE RHIN-ET-MOSELLE · texte numérisé non relu

ARMÉE DE RHIN-ET-MOSELLE

Au quartier général de Blostheim, le 30 fructidor, an 3 de la république française, une et indivisible1.

<( Je soussigné, général de division commandant » l’aile droite de ladite armée, certifie que le ci- » toyen Jean Rapp, lieutenant au dixième régiment » de chasseurs à cheval, a servi sous mes ordres » avec ledit régiment pendant les deux dernières

L 16 septembre 1793.

» campagnes ; que, dans toutes les occasions, il a » donné des preuves d’une intelligence rare, d’un » sang-froid étonnant, et d’une bravoure digne » d’admiration ; qu’il a été blessé très grièvement » à trois reprises différentes, et que notamment le » 9 prairial de l’an 2, à la tète d’une compagnie » de chasseurs, il s’est précipité sur une colonne » de hussards ennemis, plus que quintuple, avec » un dévouement si intrépide, qu’il culbuta cette » masse redoutable, protégea la retraite d’une » partie de nos troupes, et remporta l’honneur de » la journée. On ne peut trop regretter que, vieil time de son zèle, il ait été blessé très dangercu- » sement, et de manière à ne pouvoir se servir de » son bras. Il est trop digne de la reconnaissance » nationale pour ne pas mériter d’ôtre honorable- » ment employé dans une place, si un service plus » actif n’est plus en son pouvoir. J’atteste que le » citoyen Rapp emporte avec lui l’amitié et l’es- » time de tous ceux qui le connaissent.

» Desaix. »

Devenu aide de camp du modeste vainqueur d’Offenbourg, je fis auprès de lui les campagnes d’Allemagne et d’Égypte. J’obtins successivement le grade de chef d’escadron à Sédiman *, où j’eus

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