o et 6 juillet
émeutes à Vienne. Plusieurs personnes, convaincues cl’y avoir trempé, furent condamnées à mort: deux bourgeois et un juif allaient être exécutés; je fus assez heureux pour obtenir leur grâce.
Napoléon était assez constamment de bonne humeur ; cependant les rapports que lui faisait la police venaient de temps à autre troubler sa gaieté Ses ennemis avaient répandu le bruit ridicule d’une aliénation mentale: il en fut blessé. « C’est, dit-il » le faubourg Saint-Germain qui imagine ces bel-' » les choses; ils en feront tant que je finirai pan » envoyer ce monde-là dans la Champagne pou il- » leuse. »
Un jour je lui demandai de l’avancement poui deux officiers. « Je ne veux plus, me dit-il, en » donner tant ; ce diable de Berthier m’en a trop » fait faire. » Puis se tournant vers Lauriston:
« N’est-ce pas, Lauriston, que de notre temps on » n’allait pas si vite? Je suis resté bien des années » lieutenant, moi ! — Cela se peut, Sire, mais de- » puis vous avez bien rattrapé le temps perdu. >. Il rit beaucoup de ma repartie, et m’accorda ce (pie je sollicitais.