CHAPITRE XXXI
L’armée russe se retirait sur sa capitale : elle fit encore quelque résistance à Mojaïsk 1 et gagna Moscou. Nous occupâmes cette ville sans coup férir. Murat y entra à la suite des Cosaques, s’entretint avec leurs chefs et donna môme sa montre à l’un d’eux. Ils lui témoignaient l’admiration que leur causait son courage, l’abattement qu’entraînent les longues disgrâces, lorsque des coups de fusil se firent entendre : c’était un ramassis de bourgeoisie qui avait pris les armes. Ils firent eux-mêmes cesser ce feu inutile et continuèrent leur retraite.
Napoléon fit son entrée le lendemain. Il s'établit