DU BIÀRËGHAL DE BERWICK
vancer que jusqu'à Notre-Dame de Hall. X*e roi Très-
Chiélieii délibéra avec ses généraux sur ce qu'il y avoit à faire en cas que les ennemis s'approchassent pour secourir la place : l'avis du maréchal de Luxembourg fut de rester dans ses lignes, et ce fut celui qui fut suivi.
Il dit pour raison que lorsqu'on n a qu'une petite armée, et que par conséquent on ne peut être également en force dans tout le tour de la circonvallation, il vaut mieux , à l'approche de Tennemi , sortir de ses lignes pour aller combattre ^ mais que lorsqu'on a v suffisamment de troupes pour être campé sur deux lignes tout autour de la place qu'on assiège, il vaut mieux profiter de Tavantage qué donne un bon retranchement, d'autant que par là le siège n'est point interrompu ni ralenti»
Le siège ne dura que trois semaines de tranchée ouverte; l'on y perdit peu de monde, et il n'y eut que deux actions un peu remarquables, toutes deux à l'ouvrage à corne. L'envie de faire plaisir au comte de Boufflers, lieutenant général, détermina M. de Vanban, chef des ingénieurs, à consentir qu'on fit l'attaque de cet ouvrage lorsqu'il étoit de tranchée. Je m'y trouvai : nous entrâmes dans l'ouvrage assez fa*? cilement , quoique la brèche ne f&t pas encore fort bonne; mais au bout d'un gros quart-d'hèure, et' avant que notre logement pût être en état, les ennemis sortirent sur nous, et nous chassèrent : BoutHers y fut blei^é légèrement* Deux jours après, le canon ayant perfectionné la brèche, on s'y logea et on s'y maintint. Le prince de Rergues, gouverneur de la place, ayant demandé à capituler le 9 avril, obtint une capi-