‹ Mémoires du maréchal de Berwick. Ebauche de l'Eloge historique du maréchal de BerwickChapitre 7 sur 14 · J MÉMOIRES · texte numérisé non relu

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tahtion très-honorable. Le i^ov t'ifèé-Chtëtiefi s'en retooma ensuite à TersaiHes , et i^eiiToya tonteâ les

troupes dans leurs quartiers. '

L'armée commandée par le maréchal de Luxemhoùfg ^.itééeniMâ én mois de é€ j'y dervb eti . qualité de volontaire. Il n*y eut rien de considérable durant le cours de cette camjtogtie -, tout se passa à s observer, et à consommer les fourrages. \ ers le mois de septeiMbfefe pniicèd''Orange <|plim^ et en

laissa le^ commAndéineill M pritaté^4» Waldeek. Le

i8de septembre, M. de Luxembourg ayant appris que Varmëe ennemie décampoit de Leuze , s'y porta diligenkillent avec vihgtr^t^iiii e^adroii^'dttda maison du Hoi ee de la gendafitieite i il étêmûÊ^ltM. de Bosen de suivre avec trente autres escadrotis : il mena aussi trois régimens de dragons, commandés par le marquis dl^ègire, brigadier. En arrivant, il troa?aqoe Tannée ennemie a^oit déjà le riiissditi dë lacatoire, et qu'il nere^toitquê dit escadrons en deçà de Teau , et quelques bataillons dans les censés de Lacatoire. Les ennemis , qui croyoient que les troupes qui paroissoient n*étoient que le détachëflMMIt dn marquis de ^ Yillars^ marécftat de csmp , ûèem¥ëpiêttèT toute leur aile droite de cavalerie , qui faisoit leur arrière-garde , pour attaquer. Villars^ mais voyant quHIss'étoientmépri9,^ils se iiîrënt>eB l^taîèlevIa d9Ôite^ ruisseau de Leuse^, et! la ^cbe à^cehxt dë>1L tfOiiw ill H . Ils avoiéiit environ soixante-dix escadrons-, et le terrain se trouvant fort serré, ils furent obligés d^-se mettre sur tffHs ligneai. Lt^ niwéeliiil de hiÊfl^tÊÊii^Éà^ commença par jetoi^ dM^s dans-ÏM Mril^ contenir et amuser l'infanterie ennemie \ puis ayant formé une

DU MARÉGIUL DE BfiRWlCK. [1691J ^5

première ligne et mis la gendarmerie en sèconde , il

donna ordre de charger. La première lij^ne des ennemis fiX de» merveilles, et nos trou^ se mêlèrent ^ mai9 enite «près une vive résistanc^ Us ennemis pliè^ re»t. Notre première ligne 8*ëfant reformée, partie avec la gendarmerie et partie en seconde ligne , nous marchâmes à la seconde ligne dfis ennemis , qai dèa qa>n fut prè9 firent leur décharge et s'en&irent : ce que voyant leur troisième ligne , elle tourna le dos , et s en alla aussi. Nous ne poursuivîmes les ennemis que jtt$i(|iiau ruisseau, car toute leur armée, qui re* yenK^ty s^ fornioit à mesure de i*autre côté v presque toute leur infanterie avoit été témoin de Faction. Les ennemis y eurent quinze cents hommes de tués sur ia place. Notre perte ne monta qu a quatre cents hommes; mais nombre d'officiers principaux, Ogier» lientenant général , Neachal , maréchal de camp , et Thoiras, brigadier, furent tués. M. de Rosen savançoit au petit pas pour nous joindre -, mais comme il étoit encore loin lorsque Faction finit, M. de Luxembourg lui .envoya ordre de &ire halte; et, crainte que toute Tarmëe ennemie ne revînt sur nous , Ton se remit au plus tôt eu marche, et Tqu retourna le soir à Tour* my : de là nous allâfne$ ensuite finir la campagne à Courtray.

Quoique je ne veuille mettre dans mes Mémoires que ce que j'ai vu, néanmoins, aMendu que ce qui se passa cette année en Irlande regardoit le roi d'Angleterre, je crois devoir en faire mention.

A la prière du Roi, Sa Majesté Très-Chrétienne y avoit envoyé le sieur de Saint-Ruth , lieutenant général , pour commander Tarmée sons le vice-roi ; et

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