‹ Mémoires du maréchal de Berwick. Ebauche de l'Eloge historique du maréchal de BerwickChapitre 8 sur 14 · J MÉMOIRES · texte numérisé non relu

J MÉMOIRES

il avoit a?ec lui messieurs d'Usson et chevalier de Tessë , marëcliaux de camp.

Les armées étant assemblées, le sieur Giackle, général des ennemis, marcha vis-à-vis d'Athione; et s'ëtant emparé facilement d'un £iukourg qui y ëtoît , résolut d'attaquer la place, la rivière de Shannon entre deux ; projet d'autant plus chimérique que cette rivière est fort large, qu'il n'y avoit qu'un gué trèsprofond, près du pont, à passer environ six hommes de front, et que l'armée du Roi étoit campée à deux milles d'Athlone du même côté de la rivière, par conséquent à portée d'y envoyer tel nombre de troupes qu'il seroit nécessaire. Comme les fortifications de la place du côté de l'armée du Roi n'ëtoient que de terre , Ton avoit proposé à Saint-Ruth de faire ouvrir les courtines,' afm d'être en état d'y entrer en bataille s'il 'en étoit question ; mais il n*en fit rien : de manière que Ginckle ayant dressé des batteries sur le bord de • la rivière, et ayant fait i)rèche à la muraille, il fit donner l'assaut. Maxwell, maréchal de camp de jour, qui. s'y trouvoit alors commandant à son tour, eut beau avertir Saint-Ruth des préparatifs qu'il voyoit faire, et demander un renfort de troupes, n'ayant que deux bataillons de nouvelles troupes (car on y relevoit la garde comme dans une tranchée), oh lui répondit que sMl avoit peur on y enverroit un autre dfficief général. Les ennemis donc se jetèrent dans l'eau, et attaquèrent la brèche, que nos troupes abandonné^ rent après une décharge. Maxwell y fit ferme quelques officiers^ mais la plupart ayant été tués à ses côtés, il fut pris, et alors les ennemis coulèrent le long du rempart. Saint-Ruth entendant l'attaque et

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