K(7ffirj QH marquis rfe f/mvois
Î7 août 1689.
Je dois vous rendre compte, Monseigneur, d'une plainte qw. m'a fait M. de Bezons; vous savegi que, le hasard ayant donné au premier escadron de son riigîment et aux trois de VilIepion fu tète de tout daii^ la dernière alTaire où ils firent si bien leur devoir, la maison du Roi étant arrivée voulut so mettre en batailla devant eux, je leur ordonnai da garder leur poste et M. de Lignerj' trouva qu'ils avoient raison de le prendre. Quand il Rit question de se retirer. M' de Moiitrevel, maréchal de camp de juur, ordonna à M' de Bozuns de laisser l'arriére-gardc aux Gardes du Corps, M' de -Bezons dit qu'il n'y avoit qu'un ordm de M' le Maréchal d'Humiéres qui pût l'obliger à ci^der un pusl^ que ces troupes là avoient bien gagnées. H' de Montrevel l'alla dire à M' le Maréchal, li'i]iip| lit marcbi'r M' de Besons. Je sçais, Monseigneur,que MM. li'^ Gardas du Gorpsdoivenl avoir les premiers postes partout, tij.ii>, quand l'ulTairo est commencée et que des troupes y ont bimi liiil leur devoir, il me semble qu'il est juste de leur laisser le pt^-^ic qu'elles ont acquis. Je sais bien qu'au combat de Coquesb^['^ ils ne disputèrent pas l'arrière -garde à mon régiment. Ayez lu liunté de donner vos ordres sur cela, car nom» ne voulons que bii>n faire et chercher ce qui sera le plus agréubli^ au Roi.
(Cupln. Arch. VoitU.)
\. Vitlari au marquii (te Louivis.
i" septembre 1G89, L'ennemi ayant il^rniniié lo matja et commcucè A pitswr In Sambre. Villars aviit dem»iijrt A t'attsquer «»ec la caTtlcrle, le marttchBl il'Hnmièret a refuni'; VilUrs le rtgrelle ol, apn* avcùr JétTtI lo» ■
ii6 APPENDICE.
tages que l'attaque poavoit procurer sur une troupe en retnile paMail des ponts, il ajoute :
Malgré notre peu de diligence J'ai joint dans la plaine, qui eil au-delà de Gerpines, neuf escadrons à étendards, lesquels ne m'ont paru soutenus d'aucune infanterie... j'ai cru qu'il n'y a¥oit qu a marcher à eux pour les mettre en désordre, j'ai demandé des troupes, et en petit nombre, je n'en ai pu obtenir... quoique nouH no soyioDB partis qu'à 7 heures, nous trouvions ces neuf oscadrous à battre et, si nous étions partis à 3, nous aurions, selon touto apparence, trouvé sept ou huit mille hommes fort en désordre, Kurtuiit lavant-garde des ennemis ayant déjà passé la Sambre; à TatTairo do Valcourt, je n'eus encore que deux gardes ordinaires à ma disposition, avec lesquelles on prit presque tout ce qui s'ost fait de prisonniers et, dès que M' le maréchal d'Humières lut arrivé, il me fit marcher à la tète de la brigade de Bezons. J avuuo, Monseigneur, que je vois avec une sensible et vive douleur ({u'il ne m'est pas permis de faire de la cavalerie tout ce que je puurrois, cependant je me soumets, comme je le dois... Enfin, Monseigneur, la cavalerie sert bien et j'y vois toute l'ardeur que
vous y pouvez souhaiter.
(Copie. Arch. Vogué.)