Bouffi ers à Villars
8 mai 169i.
J'ai reçu hier. Monsieur mon très cher marquis, la lettre que
1. Voir ci-dessus page 124. Boafllers écrivait en même Utufê à Lmvois qu'il faisait des vœux ardents pour le rétablissemenl de Vlllars, a le croyant un des généraux les plus capables de servir atilMMNt le c Roy partout où il sera, i (Dép. G. Vol. 947, n* 148.)
vous m'avez fait rhonneur de m'écrire, par mon neveu dont je vous rends mille très humbles grâces, et de toutes les bontés et houiiètetés que vous avez eu pour lui. Je vous supplie d'être bien persuadé que jo ressens avec toute la vivacité imaginable les marques que vous me donnez en toute occasion de l'honneur de votre amitié dont je relève les moindres circonstances pour augmenter le plaisir d'être assuré d'un bien qui m'est aussi cher, et pour augmenter en même temps ma reconnoissance et ma ten- «Iresso pour vous s'il étoit possible d'y ajouter quelque chose.
Je ne doute pas que vous n'ayez reçu la lettre que je voug ai écrite hier par un de mes gardes, par laquelle je vous ai supplié d(^ I>ren(lre la peine de vous rendre ici aujourd'hui ou demain au plus tard. C'est dont je vous conjure encore et comme c'est pour j)ron(lro ensemble des mesures pour l'assemblée de l'armée de la MosolU» et que vous ne retournerez pas à Tournai, vous pourrez donner ordre à votre équipage d'allerdroitàValenciennes où il attendra vus ordres pour la route que vous jugerez à propos de lui faire prendre. Je vous attendrai ici avec beaucoup d'impatience de vous embrasser et de vous dire à vous même à quel point je suis, Monsieur mon cher marquis, votre très humble et très obéissant serviteur.
(Copie. Ar€h. Vogtté.)