Kaiser-Ebersdorf
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évêque de Raab, et Tévêque de Kiev, envoyé de Pologne, prçssoient^tous les jours le marquis de Villars pour établir une intelligence parfaite entre le roi et le roi de Pologne leur maître. Le roi répondit favorablement à leurs instances ; mais la mauvaise conduite que la ville de Dantzick avoit tenue par rapport à Tambassadeur de France et à quelques-uns de nos vaisseaux porta Sa Majesté à exiger des satisfactions convenables avant que d'entrer dans aucun traité, ni d'envoyer aucun ministre de sa part. Les difficultés sur cela traînèrent quelques mois.
Cependant le courrier que le marquis de Villars avoit envoyé au roi, pour l'informer de l'affaire du prince de Licbtenstein, revint à Vienne. Sa Majesté regarda comme une insulte la conduite de ce prince et prescrivit au marquis de Villars celle qu'il devoit tenir. Il eut donc ordre de tie demander aucune audience à l'empereur pour se plaindre, mais de parler une seule fois au comte de Kinsky et de lui dire qu'il avoit ordre de ne pas solliciter de réparation , le roi étant persuadé qu'elle auroit été faite dans le moment, et qu'il n'étoit pas de sa dignité d'attendre qu'elle se fit sur ses représentations, puisque l'insulte avoit été faite en présence de l'empereur, et dans le même temps que son premier ministre faisoit des ouvertures considérables pour réunir les deux maisons : qu'au reste ses pouvoirs étoient suspendus jusques après une satisfaction entière et qu'il avoit ordre de ne plus mettre le pied dans le palais de l'empereur, ni chez aucun ministre.
La satisfaction que l'on demandoit étoit que l'empereur ordonnât au prince de Lichtenstein d'aller chez
le marquis de Villars l'assurer du sensible déplaisir qu'il avoit de ce qui s'étoit passé, et d'avoir manqué au respect dû à son caractère.
Le marquis de Yillars eut ordre aussi de s'expliquer au comte de Kinsky sur les ouvertures qu'il lui avoit faites, et de lui dire les justes raisons que le roi avoit de ne pas croire l'empereur aussi bien intentionné que l'assuroit son premier ministre ; que l'on étoit informé de toutes les démarches que la cour de Vienne avoit faites inmiédiatement après la paix de Ryswick pour renouveler une ligue contre la France et pour donner de la défiance aux États protestants ; qu'à la vérité ces démarches pourroient être désavouées, mais qu'il n'en étoit pas de même de ce qui se passoit sous les yeux de l'empereur, par exemple de la harangue du chancelier d'Autriche, qui demandoit de nouveaux secours aux États, et qui par là les préparoit à une nouvelle guerre contre la France. Le marquis de Villars devoit finir par l'affaire du prince de Lichtenstein et faire voir au comte de Kinsky qu'il paroissoit au roi qu'on se préparoit moins à une union sincère qu'à une nouvelle rupture.
Le comte de Kinsky étoit mort lorsque ces ordres arrivèrent de la cour. Ce ministre avoit bien assuré que les derniers incidents n'interromproient pas la négociation : il n'avoit rien oublié pour persuader au marquis de Villars qu'il étoit véritablement affligé de ce qui étoit arrivé, et que ces aventures, tout embarrassantes qu'elles étoient, ne pouvoient interrompre ce qu'ils auroient à traiter.
Il est certain que les cours de Vienne et de France, élevées dans cette ancienne jalousie qui excitoit entre
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elles des guerres presque continuelles depuis Gharles- Quint et François P% n'avoient pas eu pour premier objet de se réunir sincèrement dans la circonstance de la mort prochaine du roi d'Espagne : chacun de son c6té avoit cherché à se faire des alliances après la paix de Ryswick, et TÂngleterre et la Hollande étoient les premières auxquelles on s'étoit adressé. Ces puissances avoient un si grand intérêt à ne souffrir jamais la réunion des deux maisons, qu'elles les flattoient également d'entrer dans leur parti. La cour de Vienne, qui venoit de soutenir une longue guerre de concert et liguée avec elles, n'avoit pas obtenu dans la paix les conditions qu'elle désiroit. Elle continua la guerre encore un an. Le sujet qu'elle en avoit étoit que ces deux puissances avoient conclu une paix particulière ; ce qui avoit déterminé le comte de Kinsky au dessein de réunir les maisons de France et d'Autriche, projet déjà formé par le comte de Stratmann et qui auroit été aussi glorieux qu'utile à ces deux grandes maisons s'il avoit pu réussir. Mais elles avoient de si fortes raisons de cacher ce dessein, et le sieur Hop, ministre d'Angleterre et de Hollande, étoit si attentif à le pénétrer, que l'on ne pouvoit tenir trop secrètes les plus légères démarches. C'est aussi ce qui fît traîner si longtemps l'accommodement de l'affaire qui éloignoit le marquis de Villars du palais de l'empereur. . Le roi, pour faire voir à l'Angleterre et à la Hollande qu'il ne ménageoit pas l'empereur, demanda les plus fortes satisfactions. Il faut expliquer ce qui rendoit celle du prince de Lichtenstein si difficile.
Il étoit gouverneur de l'archiduc, ce que l'on appelle, à la cour de Vienne comme à celle de Madrid, hayo :
or les hayos ne quittent jamais le prince qu'ils élèvent; ils ne rendent aucune visite et ne sortent du palais qu'avec leur prince. On demandoit que le prince de Lichtenstein vint dans la maison du marquis de Yillars, et ce prince publioit hautement qu'il perdroit la tète plutôt que de souffrir qu'il fût dit qu'un prince de Lichtenstein eût été le premier hayo qui eût violé les étiquettes, c'est-à-dire les lois du palais : et à la vérité l'empereur fît offrir au marquis de Villars que le comte de Kaunitz, vice-chancelier de l'empire et ministre des affaires étrangères, vint chez lui, de la part de l'empereur, témoigner le déplaisir qu'avoit Sa Majesté impériale de ce qui s'étoit passé. Cette satisfaction paroissoit plus grande au marquis de Villars que la première; mais ses ordres étoient précis et il ne dépendoit pas de lui de les changer. Le sieur Hop voulut s'entremettre dans l'acconmiodement, mais avec de si foibles conditions, qu'il étoit aisé de juger que ce ministre ne désiroit pas que sa négociation eût un heureux succès.
Le nonce et tous les autres ambassadeurs voulurent s'employer de même et firent des offres. Leur entremise étoit inutile : le marquis de Villars étoit fixé à un point, et il falloit qu'il passât sans aucune modification .
Durant tous ces mouvements, la cour de Vienne étoit fort embarrassée, et sa crainte étoit surtout de laisser penser aux puissances maritimes^ que, pour ne pas s'éloigner de la France, elle accordoit tout ce qu'elle
1. Voyez à l'appendice le résumé des efforts tentés par la cour de Vienne pour obtenir Tintervention officieuse des puissances maritimes dans un sens favorable à sa résistance.
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demandoit. Ces diverses raisons firent différer la satisfaction demandée.
Cependant^ comme nous l'avons dit, le prince électoral de Bavière mourut à Bruxelles le 6 de février. La nouvelle de sa mort changeoit toutes les mesures déjà prises par les puissances qui vouloient empêcher la guerre, ou pour mieux dire que toute la monarchie d^Espagne ne tombât sur une ou sur deux têtes ; car TAngleterre et la Hollande craignoient encore plus un partage entre le roi et l'empereur, que de voir la monarchie d'Espagne passer sur la tête de l'empereur ; ce qui ne pouvoit jamais être, ces deux puissances se joignant au roi pour l'empêcher.
Le comte de Soissons^ arriva à Vienne dans ce temps-là, sans être attendu de personne, pas même du prince de Savoie son frère, chez lequel étoit le marquis de Yillars quand on lui apprit que le comte de Soissons arrivoit à pied.
A peu près dans le même temps, le marquis de Yillars reçut du roi des ordres de partir de Vienne, si, avant quinze jours, le prince de Lichtenstein ne faisoit pas la satisfaction entière et telle que le roi Tavoit demandée. Il expliqua très simplement ses ordres au comte d'Harrach, le comte de Kaunitz étant parti trois jours auparavant pour un voyage de quelques semaines.
Sur cette déclaration du marquis de Villars, on tint le jour d'après une conférence en présence de l'empe-
1 . Fils, comme le prince Eugène, d'Olympe Mancini et d'Eug. Maurice de Savoie, comte de Soissons : ses sœurs furent exilées de France à cause de leur conduite ; lui, errant en Europe, finit par entrer dans Tannée impériale et mourut au siège de Landau
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reur, où furent appelés non-seulement les plus privés ministres, mais encore la plupart des grands offiders. Les opinions furent partagées ; les plus sensés n'hésitèrent pas à ordonner la satisfaction telle que le roi la désiroit; mais le plus grand nombre» regardant f étiquette comme une loi inviolable, auroit préféré de manquer plutôt à la religion ^ .
Cependant tous les ministres étrangers étoient jour et nuit chez le marquis de Villars, et jamais Ton n*a employé tant d'artifice, tant de manège, tant de raison spécieuse, pour ébranler un homme. Pour tout dire, on fit tant qu'on laissa couler jusqu'au derniei: moment. Le marquis de Yillars, prêt à exécuter ses ordres, envoya chercher des chevaux de poste et fit attelar sa berline.
Sur les trois heures après midi, l'ambassadeur de Savoie vint encore, disant qu'il n'espéroit plus ; et le marquis de Yillars, ne voyant rien finir, fit sortir de la ville de Vienne sa berline et les *gen8 qui dévoient le suivre dans son voyage. Dans ces dernières extrémités, l'ambassadeur de Savoie revint lui demander d'attendre encore un moment; et quoiqu'il n'eût aucune espérance, il le pria de lui accorder cette grâce seulement jusqu'à son retour du palais. Enfin Tambaftsadeur arriva, en lui donnant sa parole d'honneur que tout ce qu'il avoit demandé seroit exécuté dans le moment. Sur cette parole, on fit revenir la berline et tous les domestiques. Un assez grand peuple étoit
1. Ija minorité sago se composait de Kaunitz et de Hanach, la iniijoriiô compronait Mansfeid, Salm, Oietrichstein, Œttingen et WaUtoin : lo prince Schwarzenberg et le chancelier s'abstinrent. {Arch, (U*s Afliures Hrangères, dep. du 6 mai 1699.)
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assemblé devant la porte, et le prince de Lichtenstein attendoit, pendant que l'ambassadeur de Savoie faisoit encore quelques tentatives pour que ce prince n'entrât pas dans la chambre où étoit le portrait du roi ; ma» ces petites difficultés ne servirent qu'à rendre la conclusion plus éclatante. Les gentilshommes, les principaux domestiques du marquis de Villars et quelques étrangers, étoient dans sa chambre. Les pages et les laquais allumèrent leurs flambeaux dès que le prince de Lichtenstein sortit, après avoir fait sur sa conduite des excuses au marquis de Villars. Ainsi la satisfaction, telle que le roi l'avoit demandée, fut remplie et publique dans le même moment.
Gomme cette affaire avoit paru à Vienne très importante depuis les conmiencements, et que le roi avoit exigé des choses qui violent les lois de l'étiquette, la conclusion fit honneur au marquis de Villars ^.
Dès que ce différend fut terminé, le comte de Kaunitz reprit avec le marquis de Villars les ouvertures du comte de Kinsky. Celui-ci, dans les derniers jours de sa maladie, avoit parlé au comte de Kaunitz, et lui avoit paru affligé de ce que l'imprudence du prince de Lichtenstein suspendoit des matières aussi importantes que celles dont il s'agissoit.
Le marquis de Villars reçut des lettres du roi, qui lui marquoit une entière satisfaction de sa conduite
i. Pour sortir d'embarras la cour de Vienne eut recours à un expédiant dont Villars n'eut connaissance que plus tard et qui, sans atténuer la valeur de la satisfaction, sauvait l'étiquette. Ce fut l'occasion de nouvelles correspondances dont Villars ne parle pas ici, mais qui se trouvent aux archives de Paris et de Vienne. Voyez à l'appendice les extraits que j*en donne.
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dans les af&ires épineuses qu'il venoit de terminer. Il eut ordre en même temps de dire au comte de Kaunitz que Sa Majesté désiroit véritablement prendre des mesures solides avec l'empereur pour éviter la guerre en cas de mort du roi d'Espagne , et qu'elle verroit avec plaisir tous les projets que les ministres de Tempereur feroient sur cela, en commandant au marquis de Villars de les envoyer par un courrier avec la plus grande diligence.
Gomme le marquis de Villars n'avoit pu aller depuis trois mois à la cour de l'empereur, il n'avoit pu aussi faire les compliments du roi à Sa Majesté impériale, au roi et à la reine des Romains sur leur mariage; mais sitôt que la fin du différend lui en redonna la liberté, il alla à Laxenbourg. Il y fut très bien reça de l'empereur, et prit toutes ses audiences dès le premier jour. L'empereur, qui désiroit sincèrement une réunion avec le roi, parla à Villars dans ces sentiments et avec des manières assez éloignées du sérieux des audiences.
Le roi écrivit alors au marquis de Villars qu'il avoit fait arrêter le comte de Boselly, sur des avis qu'il avoit voulu attenter à la vie du prince d'Orange, roi d'Angleterre. Ce Boselly, qui étoit véritablement un des plus méchants hommes du monde, et qui fut exécuté depuis pour une infinité de crimes, pouvoit raisonnablement être soupçonné des plus grands, et se sauva de la Bastille.
Cependant le prince de Lichtenstein voulut aflfoiblir la satisfaction qu'il avoit faite : on prétendoit méÊUt que l'ambassadeur de Savoie, en écrivant à son maître, n'avoit pas rendu un compte bien fidèle de ce qui
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s'étoit passé. Le marquis de Villars, en étant informé, alla trouver cet ambassadeur, lui demandant une déclaration signée de lui, et conforme à la vérité qui avoit été mandée au roi ^ .
Jusque-là les comtes d'Harrach et de Kaunitz avoient marqué un désir assez sincère de traiter avec I0 marquis de Villars sur la succession d'Espagne; mais il est vraisemblable qu^amusés par le sieur Hop, qui leur donnoit des espérances flatteuses de la part de ^es deux maîtres, ils auroient souhaité que le roi se fût expliqué davantage.
Le comte de Kaunitz rompit enfin le silence et dit au marquis de Villars : « Il y a treize jours que vous m'avez parlé sans que je vous aie répondu de la part de l'empereur. Je dois vous supplier. Monsieur, que Sa Majesté ne prenne pas en mauvaise part ce retardement : Elle jugera bien elle-même que la matière est assez importante pour mériter d'être mûrement examinée. Ce que je puis vous dire en attendant, c'est que j'ai pu juger par le visage de l'empereur, encore plus que par ses discours, que les favorables dispositions du roi lui ont été très agréables : sur le premier compte que je lui en ai rendu il m'a dît : Songez à cela, et dites-moi votre conseil le plus tôt que votis pourrez. Quand je lui en
1 . L'ambassadeur de Savoie, tout en s'entremettant très activement pour le fèglemeult de l'affaire, avait joué 4in double rôle et avait eu le tort de s'en^vanter auprès de sa cour, qui, à son tour, ne sut pas garder la confidence. Il ne donna pas la déclaration écrite que Villars lui demandait, mais fit une déclaration verbale qui suffit et permit de considérer l'incident comme clos. Voyez l'appendice.
parlai la seconde fois, il me dit : Je me suis ouvert au comte d'Harrach; ainsi délibérez ensemble. C'est ce que nous faisons, et l'empereur nous a déclaré que nous aurions tous deux seuls sa confiance dans cette importante négociation, car d'ordinaire^ sur tout ce qui regarde la monarchie d'Espagne, le grand chambellan et Mansfeld sont appelés. > Le comte de Kaunitz ajouta : < Voilà ce que je puis vous dire comme ministre ; mais; oomme comte de Kaunitz, je vous conjure que les lenteurs ne vous fassent pas de peine, car je n'ai pas la présomption de croire que j'en puisse faire revenir l'empereur qui règne avec les mêmes maximes depuis quarante ans. > Après quoi il demanda non seulement un profcmd secret, mais encore une extrême attention sur les moindres démarches, parce qu'elles seroient épiées par les propres ministres de l'empereur.
Le roi écrivit alors au marquis de Villars qu'il étoit enfin convenu avec le roi d'Angleterre d'un traité de partage sur la succession d'Espagne ; que la Hollande y devoit entrer et que le sieur Hop, ministre de ces deux puissances, devoit le déclarer à l'empereur. Le roi lui en manda les conditions et liH ordOnnoit en même temps de laisser agir le sieur Hop seul. Ce ministre trouva l'empereur très opposé au partage qu'il lui proposoit.
La cour de Madrid étoit dans la plus vive agitation ; et son ambassadeur à Vienne, qui ne laissoit rien ignorer à Villars, lui dit souvent que tous les Espagnols* ne demandoient pas mieux que de se donner à un ^ff& petits-fils du roi ; qu'ils auroient peut-être été plus disposés en faveur de l'archiduc ; mais que, comme ils
savoient bien, que Tempereur n'avoit pas la foree de les soutenir, le bruit d'uif partage qui démembroit leur monarchie les mettoit tous au désespoir.
Le marquis de Villars aToit ordre en général d'écdHter tout sans répondre et de dire seulement ce qui pouYoit exciter les autres à parler. Le roi lui ordonna, sur les discours de l'ambassadeur d'Espagne, de lui demander quels seroient les Espagnols qui, pour éviter un partage de leur monarchie, auroient la résolution de prendre un parti assez ferme pour s'en garantir. Effectivement, dire que la nation se donneroit plutôt à un petit-fils du roi qu'à tout autre prince, c'étoît prononcer des termes vagues, qui ne donnoient aucune connoissance sur laquelle on pût faire fond : par conséquent, pour se laisser aller à quelque pensée sur cela, il importoit d'être plus informé àm noms et des forces des bien intentionnés pour la nation . C'est aussi ce que Villars représenta à l'ambassadeur, qui peu de jours après parla du partage assez publiquement et d'une maniàre conforme à ce qu'il avoit dit. Il soutint que le roi d'Espagne n'y consentiroit jamais, et que son maître écriroit dans toutes les cours de l'Europe sur l'indignité avec laquelle il étoit * traité par l'Angleterre et par la Hollande.
Ce même ambassadeur prit audience de l'empereur, pour lui feire des plaintes très vives sur cette négociation de Loo ^ (c'est le lieu où le roi d'Angleterre et là Hollande faisoieht le traité de partagé) . La réponse de l'empereur ftit qu'il n'entroit pour rien dans tout ce qui se traitoit à Loo ; qu'il pouvoit protester cette