Villars au roi
Extrait. A Munich, le 17 mars 1688.
J'ai si bien fait que l'on a envoyé un courrier au comte de
Kaunits pour le prier de ne point partir de Vienne dans l'assurance que son voyage seroit inutile. Cependant l'Empereur a toujours mandé au grand-duc de Florence comme ne doutant pas que l'Électeur n'acceptât toutes les propositions qu'il fait pour le mariage de sa sœur, qu'il prie ce prince de vouloir bien ne pas troubler cette alliance, et accepter à la place de la princesse de Bavière une princesse de Neubourg. L'Électeur a dépesché dans le même temps aux envoyés de Florence qui doivent estre déjà partis de Venise pour les prier de continuer leur voyage et les asseurer qu'il est toujours dans les mêmes desseins de conclara avec le Grand Duc. Le comte de Kaunitz mande à l'Électeur qu'il vient aussy pour luy faire des propositions qui lui marqueront bien l'amour paternel de l'Empereur, et qu'il espère que, moyennant Tasseurance de faire couronner sa sœur sur-le-champ reyne d'Hongrie, il voudra bien qu'elle puisse aussy estre oooronnée Reyne des Romains.
L'Électeur a mandé au comte de Kaunits qu'il estoit fort étonné d'une telle proposition..., à laquelle il ne donneroit jamais son
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ooiuentemenl, et que, comme il l'aimoit toajosrs assez pour do pu l'obliger à des peines infructueuses, il le prioit de ne prendre celle de venir k Munich présentement. Cependant je croîs qu'il ne laissera pas de passer oatre, d'autant plus que l'Empereur n'a plus de ministre icy, le comte de Toun ne voulaat plua y revenir de qaelqua manière que ce soit.