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« NaviilniDi-Ml. In 5 aoùl ISH.
« J'ai reçu la lettre que Votre Altesse m'a fait 1 honneur de m'écrire le G juillet relativement à l'adminislration. Les motifs qui ont détermine un enlèvement de fonds dans la caisse pour les subsistances, lors de mon séjour à Salamanque, ont été qu'il y avait impossibilité absolue de faire subsister les troupes qui étaient à Salamanque par voie de réquisition, et qu'il était également impossible de se procurer les grains nécessaires pour la fabrication du biscuit, à moins de les acheter. Cette situation de choses est tellement démontrée, et les circonstances tellementnrgentes, que la mesure, prise d'abord par mon prédécesseur, a dû ensuite être prise par moi. De même ici, pour la subsistance des chevaux, il a dû indispensablement être passé un marché pour trois mille fanègues pour faire vivre les chevaux à Navalmoral, jusqu'au moment où les réquisitions frappées sur les provinces de Talavera, Tolède et Avila, et qui sont fort éloignées, aient pu donner ces produits. A Salamanque, au moment de nous mettre en mouvement, il a fallu se pourvoir par achats de beaucoup d'objets j)our le service des hôpitaux, que jamais réquisitions
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n'auraient produits. Des travaux ayant été indispensables au fort de Salamanque, à la place de Ciudad- Rodrigo et au passage du Tage, il a fallu nécessairement mettre des fonds à la disposition du commandant du génie. Les travaux de l'artillerie ont exigé aussi quelques fonds, mais beaucoup plus encore l'achat des chevaux de rouliers que j'ai fait prendre à Salamanque avant de marcher, et celui de quelques chevaux qui me sont venus de Madrid. L'emploi de tous ces fonds est justifié dans les formes voulues et sera adressé aux ministres respectifs. J'ai joint à cette lettre l'état indiquant l'emploi de chacune des sommes, par chapitre et par nature de services. Les fonds donnés au génie, la plus grande partie de ceux donnés à l'artillerie, et ceux qui ont été employés en dépenses secrètes, se trouvent déjà régularisés par le crédit ouvert par Sa Majesté pour chacun de ces articles. Quant à ce qui regarde les hôpitaux, les subsistances et l'administration proprement dite, j'aurai soin, au fur et à mesure de la rentrée des contributions des provinces affectées à l'armée, de faire effectuer des remboursements successifs aux fonds de la solde, afin de couvrir le déficit qui existe aujourd'hui.
« L'armée de Portugal n'ayant eu jusqu'ici aucun territoire, et les provinces du Nord n'ayant jamais rien versé dans la caisse de cette armée, elle n'a pu avoir aucuns fonds pour l'administration, puisque
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tous les fonds de France «Haient afïectés à la solde. fiCS besoins d'argent s'élaiil fail sentii- d'une manière impérieuse, il n a donc pas été possible de s'en procurer autrement que d'en prendre sur ceux-ci, sauf remboursement. I/intendant S;tinl- Lambert, et depuis lors l'ordonnateur Marcliand, ont eu 1 bonneur de rendre compte à Votre Altesse de toutes les mesures qui ont été prises à cet égard, et de lui adresser une expédition de tous les procès-verbaux, ce qui m'a empêché de lui en rendre compte moi-même. J'ai l'honneur de vous adresser la copie de tout ce qui a rapport à cet objet.
(c L'Empereur désire savoir ce qui a été payé aux corps. Je ne puis lui donner les détails par corj)s de ce qui a été payé aux différents régiments, attendu que, les registres du payeur général, n'étant pas ici, ne peuvent être compulsés, et que la solde était due à tous les corps à dater d'époques différentes. Il m'a paru que ce qu'il y avait de mieux à faire n'était pas de payer le même nombre de mois de solde à tout le monde, mais qu'il était juste de l'aligner à la même époque. En conséquence, toute l'armée a été mise au 15 novembre. Votre Altesse trouvera ci-joint un état en détail de ce qui reste dû à l'armée jusqu'au 1" juillet.
« Enfin l'Empereur veut savoir quelles sont les contributions qui sont entrées dans la caisse de l'aimée. Ainsi que j'ai eu riionneur de vous le dire.