LIVRE Xlîl. ~ CORBESPONDANCE
j'ai refusé de permettre à des émigrés des régiments banats de jouir des terres qu'ils ont abandonnées. J'ai considéré celles-ci comme acquises au gouvernement et destinées à former de nouveaux établissements. Cet objet me parait d'une si haute importance, et ce que j'ai ordonné me parait si conforme aux règles de la justice et aux droits positifs de l'Empereur, qu'avant de changer les dispositions que j'ai prises je prie Votre Excellence de mettre mes observations sous les yeux de Sa Majesté et de me faire connaître sa volonté.
« Quant à la Croatie civile, il n'y a eu aucune espèce de mesure prise pour contrarier les habitants, qui sont sur la rive gauche, dans la jouissance de leurs biens. Ils disposent des cultures à leur gré et emportent les productions sans que l'autorité y mette aucun obstacle.
€i La réclamation ci-dessus me semble être le résultat du mauvais esprit qui a longtemps animé les autorités autrichiennes de la rive gauche. Il y a eu de fréquentes discussions et de mauvais procédés de leur part. Les Autrichiens ont arrêté nos barques, et les mesures prises ont forcé les autorités de la rive droite à user de représailles. A mon arrivée à Carlstadt, il y a un mois, j'envoyai un officier au général Hiller pour lui représenter combien un tel état de choses était affligeant, et combien il était désirable qu'il cessât; que, de mon coté, j'aimais
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mieux être accusé de pousser trop loin Tesprit de modéra lion que de contribuer à présenter un contraste aussi frappant avec l'intime harmonie qui existait entre nos souverains, et que j'avais donné l'ordre do reL^cher les bâtiments arrêtés, et prescrit aux autorités françaises de ne laisser échapper aucune occasion de prouver aux autorités autrichiennes l'intention de vivre en bons voisins^
« Ce procédé semble avoir été apprécié par le général liiller; car la paix la plus parfaite règue maintenant sur la frontière. Cet état de choses est depuis longtemps connu à Vienne. .Votre Excellent» on aura l'assurance par l'extrait ci-joint de la lettre que j'ai reçue de M. Otto.
u J'ose donc espérer que la conduite que j'ai terme dans ces différentes circonstances recevra l'ap- [irobation de Sa Majesté. »
l.K MARÉCHAL MARMOT AU MINISTRE DU TRteOR nUUC.
" l^ivbdcli, ic 17 mm 1810.
« Monsieur le comte, Votre Excellence a déjà été entretenue plusieurs fois par M. l'intendant général de la réclamation de l'armée d'IUyrie sur le taux auquel elle a reçu les bancozettel et à compte de ce qui lui était dû par la grande armée sur les mois de novembre et de décembre IN09. M. Tintcndant général m'a fait part que vous lui aviez répondu que