‹ Mémoires du maréchal Marmont, duc de Raguse de 1792 à 1841, imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 3)Chapitre 201 sur 247 · LIVRE XIV · texte numérisé non relu

LIVRE XIV

tie. Quant à l'argent, comme les nouveaux impôts \ n'étaient productifs qu'en partie, et qu'on ne reti- | rail pas les troupes, je fis sur les principales villes j un emprunt de un million cinq cent mille francs, 1 à la garantie desquels j'affectai des rentes foncières dont la province de Carniole était propriétaire. L'Empereur blâma cette mesure. Je lui demandai quel pouvoir il me supposait, quels moyens il m'attribuait, pour faire face à des besoins aussi positifs avec des moyens aussi faibles, et dont l'insuflisance lui avait été démontrée. Je lui prouvai, non pas sans humeur, que, si je n'eusse pas pris cette mesure, tout serait tombé en dissolution. J'eus gain de cause. La plus grande partie des troupes françaises eut Tordre de passer en Italie; je les remplaçai, pour la garde des places de Raguse; Zara, Carlstadt, etc., par quatre bataillons croates mis en activité, et qui se relevaient à des époques fixes.

Je disposai tout pour organiser avec le temps en Dalmatie deux régiments à l'instar des Croates. C'était la seule manière de civiliser cette province et d'en tirer parti. Tout le littoral était destiné à recruter la légion dalmate, et la marine devait rester sous une administration civile. L'intérieur, ce qu'on nomme la Morlachie, formerait le territoire des deux régiments; la garde nationale et la gendarmerie seraient chargées de la police du lit-

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Le iutc do Laybach était entre les mains d'ho»mes distingués et capables. Je ne négligeai aucui <o\n pour ajouter à renseignement qu'on y recevail. Je lui donnai un jardin botanique pour serrJ ii rinslniclion des élèves.

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