LIVRE XIV. — 1810. 4S
tout rexprimail avec un enthousiasme difficile ù peindre; il emmenait sa femme et sa fille, c'était le ^rand événement de sa vie et un triomphe auquel s'associait sa famille entière. L'infortuné! Et que sommes-nous en présence de l'avenir 1 Combien nos vœux sont souvent indiscrets! Ce léger triomphe devait être la cause de la perte des siens et du malheur de sa vie.
n se trouva à la fête si tristement célèbre du prince de Schwarzenberg, ambassadeur d'Autriche, donnée à l'occasion du mariage de Marie- Louise; et sa femme et sa fille y périrent; lui-même, blessé grièvement, eut les pieds entièrement brûlés; et, après avoir passé plusieurs mois en danger de mort, il est resté estropié le reste de ses jours.
Dans le nombre des députés se trouvait un
nommé Zanovich, que nous avions tiré des cachots
ie Venise, et trouvé sous les plombs à notre entrée
ians cette ville. Lui et toute sa famille ont eu la
rfus singulière destinée. Exemple marquant de l'in-
luence de l'organisation sur les facultés! J'ai ra-
onté ailleurs les circonstances extraordinaires qui
I concernent.
Pendant tout ce voyage, je n'avais pas perdu un
loment de vue toutes les affaires d'administration.
haque jour, une estafette m'apportait le travail
lurant sur lequel je prononçais. De retour à Lay-
ich, je rentrai dans ma vie habituelle, à la fois
même temps de trois jours et quelques heures^ Toutes les branches de radmlnistration wuh chaient aussi bien que possible; Tordre judiciaire seul était en retard. L'organisation projetée était i Paris depuis longtemps et nepouvait pas en sortir. Je réclamais chaque jour davantage. On stnl phi que jamais l'importance et le besoin de TactiÔD de la justice, au moment où on en est privé. J'élaii réduit à intervenir quelquefois dans des afbim particulières, à cause de l'urgence (chose si 11cheuse!), et de donner des arrêts de surséance. Je
' H. Arago a parlé longuement du lac de Zîrkmtaf dan TÂi du bureau des longitudes, page 910, année lS5i. L^eiplicalîn^l donne du phénomène est analogue k celle du due de Ragnae. qu'il ajoute, concernant les produits du lac, sont très-eurienx : i diatcmeut après la retraite des eaux, toute l'étendue de couvraient est mise en culture, et, au bout d*uDe couple de wm, \Êt paysans fauchent du foin ou moissonnent du millet et du seigie ft ik quelque temps au()araTant ils pochaient des tanches et des brocheU. - •
« On a remarque, panui cesdi^-ersesourerturesdu ao1,i singulières : les unes fournissent seulement de rean; d'i passage à de Tcau et à des poissons plus ou moins groa; il en ottai troisième espèce par lesquelles il sort d'abord quelquea caaaididBhr souterrain.
« Ces canards, au moment où le flux liquide les fiùt pour ainu At jaillir à la surface de la terre, nagent bien. Ik août complélaïut aNB» gles, et pn^sque entièrement nus. La faculté de nÀt leur rânl en paadi temps ; mais ce n'est guère qu'au bout de deux ou trois aamaiiMsqpelw* plumes toutes noires, excepté sur k tète, ont asaei pouaaé pear y% puissent s'envoler. Valrasor visita le lac de Zirkniti an 1687 ; il y frit lui-mi>me un grand nombre de ces canards, et TÎt les paytans péchardv anguilles (mustcln fluvialilis) qui pesaient deus on trais Kfm» d0 tanches de six à sept livres ; enfin des brocfaett de Tingt, da tmli é m{*iiic (le quanuite livres. »
{Nou ée ridilmr.)