LIVRE XI. — CORRESPONDANCE. Ifil
NAPOLÉON A MARMONT
« Paris, le 10 février 18fl».
a Monsieur le général Marmont, la conduite que tiennent les Ragusais est inconcevable. Mon consul David a dû vous faire connaître que le prétendu sénat de Raguse avait écrit et envoyé des présents au pacha de Bosnie. On m'écrit la même chose de Constantinople. Faites arrêter trois des principaux membres, et faites saisir les registres de ce sénat. Faites-leur bien connaître que le premier qui tiendra une correspondance avec l'étranger sera considéré comme traître et passé par les armes. »
NAPOLKON A MAHMONT
n |>an». le 18 iï-vrior 1808
c< Monsieur le général Marmont, je reçois votre lettre du 1" février. J'approuve ce que vous avez fait relativement au sénat de Raguse; mais, ce qui est le mieux, c'est que vous envoyiez en surveillance dix des principaux membres à Venise et à Milan, afin de préserver ces malheureux d'excès qui poun*aieiit les conduire à l^échafaud. »
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ce Général, il a été rendu conipli' à >;» Majestr III 11
que, d'après les ordres que vous aviez donnés, le payeur de la guerre du royaume d'Italie, qui se trouve à l'armée que vous commandez, avait été contraint de prélever, sur les fonds qui lui avaient été faits pour les dépenses de la solde et des masses des troupes italiennes, une somme de quatre cent soixante-treize mille deux cent quatre-vingt-deux francs pour les dépenses de l'artillerie, du génie, des approvisionnements, et dépenses diverses. « Sa Majesté m*a ordonné de faire connaître i
Votre Excellence qu'elle désapprouvait les mesures que vous avez prises dans cette circonstance. Elle m'a chargé de vous prévenir que les fonds pour les travaux de Tarlillene, du génie, et pour les approvisionnements de siège ayant été déterminés par les décrets de S. A. I. le prince vice-roi d'Italie, on ne pouvait, en aucune manière, les outre-passer, avant d'avoir pris de nouveaux ordres.
« L'Empereur, qui porte un œil attentif sur toutes les dépenses de ses armées, a remarqué que celles de Tarméc de Dalmatie étaient considérables, et (|ue cette armée coûtait plus qu'une autre qui aurait le double de sa force.
« Sa Majesté voul que l'administration de l'armée que vous commandez, général, soit plus régulière, et qu'en aucune manier*^ il ne soit fait de violation (le caisse.
« Vax transmettant à Voire Excellence les ordres