RELATIFS AU LIVRE DIX-NEUVIÈME
LE MAJOR GÉNÉRAL AU MRÉCHAL MARMONT
« Mayence, le 2 novembre 1813.
« Monsieur le maréchal, je désire que vous m'envoyiez, sans retard, un état nominatif de tous les officiers généraux, supérieurs et autres, de l'étatmajor, qui ont fait partie du sixième corps d'armée depuis le 21 septembre, époque à laquelle vous m'avez fait le dernier envoi de l'état de situation. Il faut avoir soin d'indiquer, sur celui que je vous demande, les causes d'absence ou de mutations. Je joins à cette lettre l'état du 21 septembre; il pourra servir à la fois de base et de modèle.
« Le prince vice-connétable, major général,
c( Alexandre. »
LIVliE XIX. — CORRESPOÎSnAlSCE. (,5
LE MAJOR GKiNÉRAL AU MARÉCHAL MARMONT.
« Mayence, le 2 noveinliie 1813.
« J'ai donné l'ordre au troisième corps d'armée de traverser aujourd'hui la ville, d'aller coucher au delà, et de se rendre demain à BeclUheim, qui est le lieu assigne pour son cantonnement.
« Faites pareillement traverser la ville au sixième corps d'armée; faites-le coucher au delà, et faiteslui continuer sa marche demain pour se rendre à Oppenheim, qui est le lieu assigné pour son cantonnement.
« Le cinquième corps d'armée est cantonné entre Jiayence etBingen, à Ober et Nieder-Ingelheim.
« Quant au septième corps d'armée, commandé par M. le général Durutte, donnez-lui l'ordre, monsieur le maréchal, de se réunir à Castel, où il restera jusqu'à nouvel ordre.
« Laissez ici, en passant, quelques officiers de confiance pour réunir tous vos isolés.
« Faites-moi parvenir le plus tôt possible, monsieur le maréchal, l'état de situation très-détaillé et par bataillon de votre corps d'armée, afin que je puisse le mettre sous les yeux de l'Empereur.
« Le prince vice-connétable, major général,
a Alexandre. »
U MKMOIIIES DU DUC DK UAGUSE.
LE MAJOR GK.NKIIAL AU MAllÉCllAL MAUMUNT.
a Mayence, le 3 novembre 1813.
. « L'Empereur ordonne, monsieur le duc, que vous preniez le commandement de la rive gauche du Rhin, depuis Coblentz jusqu'à Landau.
« L'intention de Sa Majesté est que le général de division et les généraux de brigade commandant dans les départements de la vingt-sixième division militaire soient continués dans leurs fonctions: mais ils devront correspondre chacun avec vous, qui êtes chargé de la surveillance supérieure de cette partie de la frontière. J'écris à cet égard au général commandant la vingt-sixième division.
« Je vous préviens que, d'après les intentions de Sa Majesté, je donne l'ordre à M. le duc de Bellune de se rendre à Strasbourg et d'y prendre le commandement de la frontière, depuis Huningue jusqu'à Landau.
« M. le duc de Tarente a déjà eu l'ordre d'aller prendre le commandement de la frontière depuis l'embouchure de la Moselle jusqu'à Zwoll.
c( Ainsi, vous, M. le duc de Bellune et M. le duc de Tarente, vous vous trouverez avoir le commandement supérieur depuis la Hollande jusqu'à la Suisse.
« Prenez la surveillance supérieure de lout ce qui
LIVRR XIX. - CORRESPONDANCE. O:,
concerne le service et la sûreté de celte partie de la frontière, et correspondez journellement av(;c moi, afin que Sa Majesté soit parfaitement instruite de l'état des choses. Je donne avis de ces dispositions au ministre de la guerre.
« Vous correspondrez avec M. le duc de Beliuiic et M. le duc de Tarente quand cela sera nécessaire.
« Le prince vice-connétable, major général,
' « Alexandre. t>
LE MA.IOU GÉNÉRAL AU MARÉCHAL MARMOM
« Mayence, le 5 novembre LSlô.
ce J'ai mis sous les yeux de l'Empereur, monsieur le duc, la lettre par laquelle vous rendiez compte qu'on na pu s'emparer que d'une très-petite quantité des bateaux du Necker, et que, l'ennemi ayant ainsi sur ce point des moyens de passer le fleuve et de jeter des partis sur la rive gauche, il paraissait urgent de placer une batterie de trois ou quatre pièces de canon sur la digue en face du Necker, pour empêcher les bateaux de descendre dans le
Rhin.
« Sa Majesté approuve cette proposition. Elle me charge de vous faire connaître que cela ne lui parait pas même suffisant, et qu'il faudrait y con-
<;r. MK.MOIUKS DU IK'C UV. liAGlSi:.
stiiiii-e une l)oiiiie recloulc où l'on |jÙl placer du canon de gros calibre. J'écris à cet égard aux généraux Rogniat et Sorbier. Donnez de votre côté, monsieur le maréchal, les ordres qui vous concernent pour remplir à cet égard les intentions de l'Empereur, et rendez-m'en compte.
c( Le prince vice-connétable, major général,
« Alexandre. »
le major général au maréchal marmont.
« Oppenheim, le 10 novembre 181 3, cintf lieures du malin.
« J'ai reçu votre lettre d'hier à neuf heures du soir. — Il est fâcheux que le général Bertrand n'ait pas eu le temps de finir ses ouvrages. Je pense que Votre Excellence rend compte et correspond journellement et directement avec l'Empereur. Le général La grange me dit qu'il n'a pas une pièce de canon. L'Empereur a ordonné des dispositions pour l'artillerie des corps d'armée. Il est nécessaire que vous fassiez venir le général Sorbier pour savoir où en est l'exécution des ordres de Sa Majesté.
c< Ce matin je passe la revue, c'est-à-dire je nomme aux emplois vacants du troisième corps^ qui maintenant fait partie du sixième; de là je