LIVRE XIX. - (]OUURSP()M)AM;i;. ht
ine rends à Worms, pour voir le (leiixièiiie corps, el suivrai ma route sur Landau. Je vous préviens, monsieur le maréchal, que je me borne aux emplois vacants, et que je ne donne aucun ordre dans l'étendue de votre commandement; tout doit émaner de vous. Je m'empresserai de vous faire part de ce que je remarquerai d'ici à Landau.
« Le prince vice-connétable, major général, a Alexandre. »
NAPOLÉON AU MARÉCHAL MARMONT
« Saiiit-Cloud, le 12 novembre iSio.
«Mon cousin, le duc de Valmy avait placé des hommes isolés dans plusieurs cadres du 115' regimbent, et des Hollandais dans quatre bataillons; je crois que j'en ai disposé pour d'autres corps. Il convient que vous me fassiez connaître l'état des cadres qui restent à Mayence; car il importe que tous les hommes isolés rejoignent leurs corps respectifs et qu'on puisse disposer des cadres. Envoyez-moi l'état de tous ceux qui seront disponibles.
c< Dans l'organisation naturelle, plusieurs dépôts de cavalerie et d'infanterie étaient placés à Mayence. J'ai ordonné de les en retirer pour faire place aux troupes actives. Faites-moi connaître où
os MEMOIRES DU DLC DE RAGUSE.
ces dôpols ont ôté envoyés. Il faut que le général commandant la division en instruise exactement le ministre de la guerre; sans quoi on serait exposé à faire faire de faux mouvements aux conscrits.
« NArOLÉON. »
NAPOLÉON AU MARÉCHAL MARMONT
« Sainl-Cloud, le 12 novembre 1815.
a 3Ion cousin, j'ai reçu votre lettre du 9 novembre. Je regarde comme très- utile que vous puissiez occuper Ehrenbreitstein; mais il faudrait avoir auparavant les sapeurs, les outils, l'artillerie et les vivres, pour une quinzaine de jours tout prêts, afin de pouvoir, quand on l'aurait occupé, s'y mettre, en vingt-quatre heures, en état de défense, et continuer, tous les jours, à se renforcer.
« Napoléon. »
napoléon au maréchal marmont.
« Saint-Cloud, le 12 novembre 1815.
« Mon cousin, vous me dites, dans votre lettre du 9 novembre, quil y a sept cents voitures dartillerie de campagne et aucun moyen de les atteler.
LIVIU'] \l\. — CORRESPONDANCE. CO
Je |>eiisc que c'est une opération très-convcn;il)le que de diriger une partie de ces voitures sur Metz. Au reste, le ministre de la guerre donne des ordres à l'artillerie sur cet objet. — Le cinquième corps est si peu de chose, que je pense convenable que vous le dirigiez tout entier sur Coblëntz, avec le corps du duc de Padoue; cela donnera l'infanterie et la cavalerie nécessaires pour la garde du Rhin. Donnez des ordres en conséquence. — La garde se trouve trop resserrée. Il me semble que j'ai ordonné à la vieille garde à cheval de se rendre à Kreuznach; elle pourrait s'étendre jusque du côté de Simmern et de Trêves. J'ai également envoyé les soixante-huit bouches à feu attelées de la garde à Kreuznach.
« Le cinquième corps se rendant à Coblentz, une division de la jeune garde pourra s'appuyer à Bingen ; la garde pourra même s'étendre du côté de Kayserslautern. Le principal est que la cavalerie et l'infanterie se refassent; pour cela, il faut prendre plus de terrain.
« On m'annonce que le général Bertrand a évacué Hochheim; cela est très-fâcheux. Il sera alors impossible à tout son corps de rester sur la rive droite; et, comme je n'avais laissé la vieille garde à la proximité de Mayence que pour soutenir le général Bertrand dans la position de Hochheim, je pense
70 MKiMOlUES DU DUC DE RAGUSK.
(ju'elle pcLil iiiaiiiLcimiiL se reiulio à Kayserslaulerii. Le duc de Trévise y portera son quartier général.
« La jeune garde sera entre Bingen et Mayence et Kayserslautern; la cavelerie sera à Kreuznach et s'étendra dans les vallées de Kayserslautern et de Deux-Ponts; la vieille garde à pied sera, comme je J'ai dit, à Kayserslautern et aux environs.
« Faites connaître ces dispositions au duc de Trévise en vous servant, pour cvit-er toute collision d'étiquette, de l'intermédiaire du général Belliard, aide-major général, auquel vous communiquerez cette lettre.
« On me fera connaître quand la garde pourra être rendue dans ses nouveaux cantonnements , ^tin que je puisse ordonner les dispositions ultérieures. Vous pourrez alors rappeler une ou deux divisions du général Bertrand à Mayence, puisqu'une ou deux, divisions suffisent pour la défense
de Castel.
« Napoléon. »
le major général au maréchal marmont.
« Strasbourg, le 12 novembre 1813.
c< Monsieur lemarécbalducdeBagu se, jesuis arrivé ici ce matin après m'être arrêté à Landau. J'ai ordonné au directeur de l'artillerie de cette place de