‹ Mémoires du Maréchal Marmont, duc de Raguse de 1792 à 1841, imprimés sur le manuscrit original de l'auteur (volume 5)Chapitre 66 sur 126 · I.IVIIK XX. — 181 i · texte numérisé non relu

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lail, |K»iiiL ;iriiv(''e. Si riiir;iiil('ii(^ cnL |MI coiicoiiiii au conihat, pas un individu des deux corps n'mirait pu échapi)Ci'.Oii voit conihicii il o.\ist;iil de confusion dans l'armée française. Il est impardonnahlc h l'état-major de ne m'avoir pas prévenu, en me donnant l'ordre de marcher sur Vitry, de la présence de ces convois, conduits par les généraux IVictliod et Com})ans. On devait me prescrire de les prendre sous ma protection et de pourvoir à leursûreté.

Arrivé au village d'Allemand, j'envoyai une reconnaissance sur Sézanne pour savoir si l'ennemï l'occupait. Des Cosaques seuls s'y trouvaient. \a^ lendemain matin, 26, je me dirigeai sur celte ville par le plateau, et là nous reprîmes la route de Paris.

Nous continuâmes notre mouvement jusqu'au delà du défilé de Tourneloup, près d'Esternay. les troupes y firent halte et se reposèrent.

Le maréchal duc de Trévise marchait en tête de colonne, et je faisais Tarrière-garde. Ce poste de- Tourneloup est inforçable. Jl faut nécessairement le tourner par le bois de la Traconne, ce qui exige du temps, c'est-à-dire plusieurs heures.

Un officier du train d'artillerie, fait prisonnier la veille, me rejoignit. 11 me dit avoir quitté Fère- Champenoise à minuit. En ce moment il y arrivait de nombreux convois d'artillerie.

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Celte circonstance m'écliiii'îi paifaitemcnl sur k's projets de renncnii. S'il n'avait voulu que nous <3carter, nous éloigner }30ur marcher ensuite avec plus de sécurité contre Napoléon, il aurait suspendu toute marche de ce côté après le succès obtenu pendant la journée. Puisqu'il arrivait de l'artillerie à minuit, c'était un mouvement décidé sur Paris.

D'après cela, vers une heure, les troupes se remirent de nouveau en mouvement dans la direction de la Ferté-Gaucher.

L'ennemi me suivait avec toutes ses forces; il pressait quelquefois mon arrière-garde, dont l'attitude lui imposait constamment.

A quatre heures du soir, le duc de Trévise me fit dire que son avant-garde découvrait, en avant de la Ferté-Gaucher, un corps d'armée en bataille barrant la route. Je m'y rendis aussitôt pour le reconnaître.

Dans notre mouvement de Fismes sur la Marne, nous avions été suivis par les corps de Kleist et d'York. De Château-Thierry, ces deux généraux s'étaient portés directement sur la Ferté, en passant par Vieux-Maisons, pour s'opposer à notre retraite. Notre position était critique; j'en augurai fort mal. Je regardai comme perdue au moins la totalité de notre matériel, et je dis en plaisantant au général Digeon, commandant mon artillerie, que,

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