‹ Mémoires du Maréchal Marmont, duc de Raguse de 1792 à 1841, imprimés sur le manuscrit original de l'auteurChapitre 131 sur 156 · IX · texte numérisé non relu

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plus fréquemment, et une dernière partie ne se compose que de marais. Il calcula que l'emploi de six machines à vapeur, de la force réunie de cent vingt chevaux, le débarrasserait de trois mille mètres cubes d'eau par minute et que le travail ne devrait pas durer plus de soixante-dix à quatrevingts jours. Ce calcul s'est trouvé complètement erroné. Il n'a obtenu que des effets médiocres avec des moyens très-dispendieux. Le simple bon sens semble indiquer la marche à suivre, qui est celle-ci : diviser le terrain en deux parties par une digue, savoir, celle qui est au-dessus du niveau de la mer basse, et celle qui est au-dessous; conduire les eaux de la première à la mer par un canal, au moyen de portes-écluses qui permettent aux eaux de s'écouler à la mer basse, et qui se ferment à la mer haute pour empêcher l'invasion de la mer quand elle monte; ensuite, n'appliquer les machines d'épuisement qu'à la deuxième partie, dont les eaux ne peuvent avoir par elles-mêmes aucun écoulement. Des travaux semblables se voient partout en . Hollande, et leur système, inspiré par le plus simple bon sens, donne constamment les résultats les plus satisfaisants.

Nous avons remonté la rive gauche du Gorzone, puis passé cette rivière pour nous rendre sur l'Adige qui vient aussi la traverser. De là nous sommes

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