‹ Mémoires du maréchal RandonChapitre 7 sur 29 · GAUDE IMPÉRIALE · texte numérisé non relu

GAUDE IMPÉRIALE

(1 Réduction des régiments de grenadiers et de voltigeurs à 3 bataillons de 7 compagnies ;

« Réduction du régiment de gendarmerie à 2 bataillons de G compagnies;

B Suppression du 6° escadron, dans les régiments de cavalerie de réserve et de ligne;

« Suppression de la division d'artillerie à pied ;

lU CINQUIÈME PARTIE.

R Suppression de 2 batteries dans le régiment monté;

« SuppresaioQ de la division du génie ;

H Suppreasioa de 1 compagnie dans l'escadron du train des équipages militaires.

a Suppression de 2 compagaies dans chacun des 100 régiments d'infanterie de ligne;

« Suppression du 6' escadron dans les régiments de cuirassiers, dragons et lanciers;

« Suppression de 4 batteries dans chacun des 5 régiments d'artillerie à pied;

K Suppression de 1 batterie par régiment d'artillerie monté;

« Suppression de i batterie par régiment d'artillerie à cheval ;

« Suppression de 2 compagnies d'ouvriers d'artillerie ;

« Suppression de 1 compagnie par escadron du train d'artillerie;

n Suppressioftde I compagnie d'ouvriers du génie;

a Suppression de 2 sections d'ouvriers militaires d'administration et de 2 sections d'infirmiers militaires.

n Suppression des manutentions et hôpitaux militaires dont le service peut être confié à des établissements civils.

« Il m'a semblé, en outre, que le nombre de nos régiments de cavalerie de réserve n'était plus, par rapport à nos régiments de ligne et de cavalerie légère, dans la proportion adoptée lors des grandes guerres du premier Empire, et qu'il devenait oppor-

SECOND MINISTÉRJi; ANNÉES ISG't-ISes. 115

tuD, dans les circonstaaces uù nous nous trouvODs, de ramener de 14 à 12 le chiffre des régimenU cuirassés.

1 Je proposerais donc à Votre Majesté d'admettra dans la garde les régiments de carabiniers qui, réunis en un seul corps, perpétueront le souvenir qu'ils ont laissé dans nos annales militaires.

(( Les cuirassiers de la garde seront également formés en un seul régiment, de telle sorte que Votre Majesté atteindrait le but économique qu'Ëlle ae propose, en conservant aux carabiniers et aux cuirassiers leurs traditions et leur esprit de corps.

« Votre Majesté a pensé que, pour diminuer les charges que la loi de recrutement impose aux populations de nos départements et pour aider dans une certaine mesure au fonctionnement de la loi de 1855 qui a créé la dotation de l'armée, il y aurait utilité à augmenter l'effectif des troupes indigènes ( infanterie).

« Je lui proposerais, en conséquence, la création d'un 4' bataillon dans chacun des 3 régiments de tirailleurs algériens.

« Cet ensemble de mesures n'altère pas sensiblement l'organisation de l'armée, et il est en harmonie avec ce qui a lieu dans les gouvernements voisins, qui nous donnent, les uns, après les autres, l'exemple d'une réduction d'effectif.

(I Cependant, lorsque j'examine les titres à l'avancement qui se rencontrent dans les rangs inférieurs de l'armée, lorsque je vois des officiers et des sousofficiers encore en possession du grade qu'ils ont acquis [>endant la campagne de Crimée, bien qu'ils aient rendu de nouveaux services en Algérie, en Italie et au Mexique, je ne puis m'empôcher de regretter

profondément une mesure commandée par des raisons d'économie, mais dont le résultat va être de ralentir, pendant un certain temps, le cours ordinaire de l'avancemanl.

" Quelque pénible et quelque rigoureuse que soit cette nécessllé, mes prédécesaeure ont dû s'y soumettre toutes lés fois que, pour des causes politiques ou financières, il a fallu ramener l'armée à un effectif que les circonstances avaient fait sortir des conditions normales; Votre Majesté en trouvera des exemples dans ce qui a eu lieu en 1834, et particulièrement en 1841.

« C'est en m'insDirant des règles tracées par le maréchal Soult, alors ministre de la guerre, que j'aurai l'honneur de proposer successivement à Votre Majesté les mesures destinées à adoucir, par de légitimes compensations, la rigueur des réductions reconnues indispensables.

« Déjà Votre Majesté a ouvert celte voie, en ordonnant que des emplois dans les finances fussent réservés aux officiers qui auraient, par la durée de leurs services, acquis de? droits à la retraite. Les sousolficiers trouveront un bienveillant appui uu Ministère de l'intérieur pour être admis dans certains services relevant de ce oenartement, et celui des travaux publics continuera a leur prêter un concours analogue.

« Ces dispositions sont de nature à rendre plus promptes et en même temps moins rigoureuses les mesures que je viens q avoir l'honneur de proposer à l'Empereur.

w Si Votre Majesté y donne son approbation, je La prie de vouloir bien revêtir de sa signature le décret ci-joint. »

Le même jour, le maréchal annonçait à l'armée une amélioration de la solde des officiers, àl'aide d'un crédit antérieurement obtenu par lui au Corps léf^islatif :

Sire,

« D'après les ordres de Votre Majesté, j'ai fait porter, au mêmeprojet de budget de 1866, un supplément ds crédit de 3 558850 francs, destiné à améliorer la solde des capitaines, lieutenants et sous-lieutenants de toutes armes (la garde impériale exceptée), ainsi que celle des officiers d'administration et des employés militaires.

« Ce crédit, voté par le Corps Législatif pendant sa dernière session et réparti en deux annuités de 1 779 425 francs, est un nouveau témoignage de l'incessante sollicitude de Votre Majesté et du pays pour tout ce qui touche aux intérêts de l'armée; mais il me restait à en régler l'emploi.

« J'ai déjà rendu compte à Votre Majesté que mon intention n'était pas d'attribuer un supplément uniforme à tous les grades, et que je me proposais d'opérer la répartition du crédit de manière à faire disparaître les anomalies et les inégalités que présente la solde du même grade dans les duTérentes armes.

a C'est dans cet ordre d'idées que j'ai fait préparer un tarif normal de la solde des grades inférieurs. Calculé sur le montant total du crédit, ce tarif apporte une amélioration sensible à la solde des officiers d'infanterie et de cavalerie, qui n'avaient point participé aux avantages faits, à diverses époques, aux armes spéciales, à la faveur des réorganisations, et cepeifdantil tient compte, dans une juste mesure, de la diversité des charges résultant de la nature du service de chaque arme.

lis CINQUIÈME PARTIE.

« J'ai pensé qu'au moment où je m'occupais de remanier les tarifs de solde il était opportun de faire cesser une exception dont les agents administratifs étaient l'objet aux armées : je veux parler du supplément de guerre qui leur est attribué, lorsque les officiers combattants conservent leur solde ordinaire,

« Autrefois, ces agents étaient pris exclusivement dans l'ordre civil; ne participant pas aux honneurs et aux récompenses distribués aux gens de guerre, il était tout naturel de leur accorder des avantages de solde. Mais, aujourd'hui qu'ils ont obtenu les prérogatives réservées aux officiers, il n'est plus possible de justifier un accroissement de solde, alors que cette faveur a été retirée aux officiers de santé. Le nouveau tarif ferait donc rentrer les agents administratifs dans le droit commun.

oc Si le travail que j'ai l'honneur de soumettre à Votre Majesté obtient son approbation, je la prie de vouloir bien accorder sa sanction au présent décret. »

Depuis la convention du 15 3eptembre1864' avec l'Italie, legouvernementfraaçaissongeaità garantir la sécurité du Saint-Père en lui donnant les moyens de se défendre au moins contre une surprise révolutionnaire. Cette œuvre laborieuse dura deux années. Le 15 août 1865, M. Drouyn de Lhuys rédigea pour l'Empereur la note suivante :

n Sire, , « Le gouvernement de Votre Majesté, en signant la convention du <5 septembre dernier, n'a pas eu pour but d'inaugurervis^-via du Saint-Siège une politique

Page 1